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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Le milieu d'éveil chez l'éleveur 20/05/2012 [Lu 1327 fois]




Le milieu d’éveil chez l’éleveur
Copyright Joseph ORTEGA

« Les actes dont les conséquences sont telles qu’un être vivant ne cherche pas à les éviter, mais au contraire à les provoquer et à les maintenir, sont choisis et fixés ».

Au cours de la phase de socialisation primaire, le chiot doit apprendre :
- à reconnaitre les espèces amies
- à s’adapter à son milieu de vie
- à acquérir les autocontrôles
- à communiquer
- à respecter la hiérarchie de la meute
- à se détacher de sa mère
Chacun de ces apprentissages est fondamental à la construction d’un comportement adulte équilibré !


Comment préparer l’équilibre émotionnel ?

Le départ dans la vie d’un chiot va être déterminant sur son comportement futur, l’éleveur a donc un rôle très important pour donner un seuil de résistance au stress élevé, une excellente socialisation  et un parfait équilibre émotionnel.
Produire de beaux chiens très proches du standard idéal est très bien, mais ne servirait à rien, si le comportement du chien n’apporte que des ennuis aux futurs maîtres…
Un chiot c’est environ 20% de génétique et 80 % de milieu. Le milieu c’est ce que l’éleveur offre aux chiots afin d’en faire des anges ou des démons.
Le chiot doit être préparé au milieu de vie qu’il aura chez ses maîtres, hors l’éleveur ne sait pas toujours quel il sera, aussi doit-il familiariser tous ses chiots à des conditions de milieu variées, de manière à ce que plus tard, ceux-ci généralisent à la situation qu’ils vivent : ville, maison, campagne, animaux domestiques, sirènes, feux d’artifice, etc.

Tout commence pendant la gestation, le fœtus est influencé par les stimulations tactiles (caresses) et par les réactions de la mère à l’environnement. Par le moyen de l’échographie, on peut vérifier expérimentalement les effets d’un stress sur son comportement : tremblements, succion d’un membre, orientation du corps. Une mère subissant un traumatisme psychique ou physique risque de « marquer » ses chiots.
A la naissance, le cerveau du chiot est encore en pleine formation, la maturation des synapses se terminant vers 7 semaines. Durant cette période sensible le système nerveux central se développe et les expériences reçues vont être déterminantes pour son comportement ultérieur.

Comment aider le futur chien ?

De 0 à 10 jours
Surtout des stimulations tactiles (manipulations en douceur), faire les tests des réflexes, peu de lumière, goûter l’humain par léchage et olfaction, respecter le sommeil (sécrétion de l’hormone de croissance).

De 10 jours à 3 semaines
Ajouter les stimulations auditives et visuelles

A partir de 3 semaines
Mettre dans un milieu d’éveil avec des stimulations acoustiques, visuelles, tactiles, olfactives. Un milieu riche avec des stimuli variés que l’on change régulièrement (tous les deux jours) sinon ils ne feront plus leur office de stimulateurs.
On peut se constituer à moindre frais un stock d’objets appropriés qui serviront pour chaque portée de chiots. Pour cela on fait le tour des amis et connaissances qui ont des jouets dont les enfants ne se servent plus. Ceux-ci ne doivent pas comporter des parties dangereuses que les chiots pourraient ingérer : des bouteilles de plastique vides, des balles et des cubes de bonne taille, des voitures ou trains sur roues avec si possible un mécanisme qui les fait avancer en faisant du bruit, des seaux et boites, des maisonnettes pour enfant en plastique coloré, etc.
Visuellement, il est conseillé d’imiter les mobiles pour enfant, vous pouvez suspendre dans l’aire de jeu toutes sortes de choses avec des couleurs, qui font du bruit et qui bougent. Un mannequin de bois que l’on place dans l’aire de jeu, revêtu de vêtements que l’on change régulièrement.

Pour la partie tactile, il faut prévoir des passages obligatoires, par exemple entre l’aire de jeu et l’aire de repos, d’où pendent des tuyaux de plastique ou de mousse, des bandes de tissu, des banderoles, des boites de conserve vides, des bouteilles en plastique… ainsi à chaque fois que les chiots passeront par ce sas leur corps touchera ce qui pend. A mettre également des tunnels de différentes dimensions dont on peut modifier la longueur et le sens, des textures de sol différentes comme les caillebotis ou une grille métallique.

Le son sera diffusé par haut-parleur soit la radio, soit des enregistrements divers ou de films de cow-boys ou ça pétarade…

Pour les odeurs, on peut fabriquer des boites à odeurs, solides et percées de trous, dans lesquelles on mettra à tour de rôle : os, fromage, herbes de Provence, tissu imprégné de parfum, etc.

On peut modifier également le lieu d’ébat, extérieur (enclos que l’on déplace dans le jardin) et intérieur (maison).

La socialisation doit se généraliser à tous les types humains, un élevage où il n’y a que des femmes, où il n’y a que des hommes, où il n’y a pas d’enfants, où c’est toujours les mêmes personnes qui sont en contact avec eux. Le chiot doit voir des personnes étrangères et d’aspect différent (déguisements, casque moto, lunettes, béquilles, dans un fauteuil roulant) et être manipulé (jouer, prendre dans les bras, donner des friandises). Les éleveurs qui par soucis de peur des contaminations refusent le contact avec les personnes étrangères préparent les futurs problèmes de sociabilité de leurs chiots, d’autant plus que le risque zéro n’existe pas et que pour que les germes extérieurs ne touchent pas leurs portées il faudrait qu’eux-mêmes passent par un sas de décontamination (avec douche ou vaporisation, changement de vêtement, etc.), car ils auront toujours sur leurs habits, leurs chaussures ou leurs cheveux, des éléments de l’extérieur!

 Des sorties en ville pour habituer à la voiture, avec promenade rapide dans les bras (on ne le pose pas au sol) sont indiquées vers 7 semaines.
De 3 semaines à 3 mois, la socialisation doit être dirigée vers son espèce, des chiens adultes bien dans leurs têtes autres que la mère, auxquels le chiot doit se soumettre (autocontrôle). Il s’agit de l’identification au partenaire social et sexuel et de la communication avec les congénères (rituels). Dans les élevages où il n’y a qu’une seule race, il faut faire connaître d’autres races, car chez le chien domestique il y a un tel polymorphisme (de 1 à 100), qu’il pourrait y avoir imprégnation sélective (plus tard, les caractéristiques d’un whippet par exemple, sont très différentes de celles d’un briard, et il aurait du mal à se « reconnaître » en lui). Il est évident que la présence de la mère est obligatoire pour l’acquisition des rituels d’apaisement et de soumission, les autocontrôles ainsi que pour la hiérarchisation des chiots parmi les adultes.

Il est important également de faire connaître les espèces amies (afin qu’il ne les chasse pas plus tard) et la présence de chats accoutumés au chiens est indiquée, de même pour les chiens de la campagne il faudra mettre en contact avec poules, moutons, chevaux…

Attention de ne pas trop stimuler, le manque de stimulations est préjudiciable, si l’on en abuse également, le chiot doit pouvoir se reposer pour assimiler les informations et se détendre, sinon le risque c’est de faire des chiens hyperactifs ! Donc on laisse les stimulations passives (jouets, obstacles variés, mobiles, etc.) mais on évite les manipulations et les sons en permanence qui n’interviendront qu’environ une heure par jour.
C’est le chiot qui nous indique si on va trop loin, par son comportement : fatigue, irritation, inattention, endormissement…

On parlera donc d’homéostasie sensorielle et sociale, une exposition aux stimuli ambiants avec lesquelles le chiot vivra à l’âge adulte. Un apprentissage spontané dont il faut savoir profiter au bon moment (3 semaines à 3 mois), sinon il sera perdu.

Beaucoup d’éleveurs invoquent leur manque de disponibilité pour manipuler les chiots et leur fournir chaque jour des stimulations nouvelles, alors qu’il suffit de savoir constituer un milieu d’éveil enrichi et de les manipuler pas plus d’une heure par jour !

On pourrait même aller plus loin et donner une éducation de base grâce à ma Méthode Naturelle, basée uniquement sur le renforcement positif : le rappel, assis, couché, debout, marche au pied, rapport d’objet. Cela en consacrant quelques minutes par jour à chaque chiot, par exemple à l’occasion de la remise des gamelles lors du sevrage, au lieu de dire « aller les petits » ou « c’est l’heure de la gamelle », il suffit de donner un signal qu’ils vont mémoriser pour plus tard, par exemple « au pied ». Ainsi, le futur acquéreur aurait un chiot de 8 semaines connaissant les prémisses de l’apprentissage.
Dans notre élevage, nous mettons les chiots dans un parc constitué de grilles et nous prenons un chiot après l’autre pour travailler la Méthode Naturelle, ce qui va prendre environ 5 mn par chiot. Rapport d’objet, rappel, marche au pied, positions, passage sur des petits obstacles.
Pendant ce temps les frères et sœurs se déchaînent avec aboiements, sauts, grattage pour tenter de participer en voyant que nous nous occupons de l’un d’entre eux, ainsi ils sont préparés psychologiquement et physiquement à la motivation pour l’apprentissage lorsque viendra leur tour. Le fait de prendre un individu seul est un renforcement social par rapport au groupe, aussi faudra-t-il changer l’ordre chaque jour pour éviter d’interférer dans la hiérarchie du groupe.

Les avantages d’un milieu enrichi :

-         Richesse des connexions synaptiques (cerveau)
-        
Résistance aux maladies
-        
Équilibre émotionnel
-        
Facilité d’adaptation et d’investigation
-        
Facilité d’apprentissage
-        
Sociabilité à l’espèce, aux humains, aux autres espèces
-        
Résistance au stress

Les inconvénients d’un milieu pauvre :

-         Inhibition motrice
-        
 Absence d’intérêt
-        
Troubles du comportement (syndrome de privation sensorielle, syndrome d’hypersensibilité et hyperactivité, phobies diverses…)
-        
Capacité d’apprentissage réduite
-        
Évitement, échappement
-        
Agression par peur
-        
Réactions incontrôlables, agitation, panique
-        
Vocalisations importantes
-        
Anxiété à toute variation de milieu
-        
Malpropreté
-        
Destruction
-        
Sensibilité aux maladies

Conclusion
Un milieu riche en stimulation fait les bons chiens, y compris et surtout pour la vie urbaine (environnement dans lequel ils vont vivre adultes). D’autre part, il ne suffit pas que l’éleveur ait fait son devoir qui est de fournir de bons et beaux chiots, il faut que le maître prenne le relais en sortant son chiot et en le confrontant à des stimulations nouvelles sous peine d’effacer ces acquis. Il peut également inscrire son élève à une bonne école des chiots, concept et méthodologie que j’ai inventée il y a une trentaine d’années, mais qui ont encore du mal à être admis en France !


 
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