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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Le loup de Tasmanie 09/07/2012 [Lu 1504 fois]
LE LOUP MARSUPIAL

Un loup qui n’en est pas un
Copyright Joseph ORTEGA



Si on observe sa silhouette on peut penser qu’il s’agit d’un canidé, en fait c’est le produit d’un fantastique phénomène de convergence que Dame Nature peut faire de temps en temps. Vivant dans ce continent isolé qu’est l’Australie, il a été le super prédateur nécessaire à l’équilibre écologique. 
C’est un mammifère marsupial qui a joué le rôle du loup (dont il a l’apparence) dans les autres régions du monde, avec toutes les aptitudes que cela exige.

Les premiers explorateurs de la Tasmanie et l’Australie furent Abel Janszoon Tasman  (1642), Nicolas Thomas Marion-Dufresne (1772), mais le premier à décrire cet animal si différent de ceux d’Europe fut en 1792, Jacques Labillardière arrivé de France avec l’expédition d’Antoine Bruny d’Entrecasteaux. Lors du classement des animaux en Tasmanie  en 1808, George Harris chargé de ce travail, va le classer comme « Opossum à tête de chien » (il est probable qu’on le confond avec  le diable de Tasmanie (Sarcofilus harrisii). En 1796 Geoffroy Saint-Hilaire avait créé le genre Dasyurus, il va y mettre le thylacine en 1810 qu’il nomme Dasyurus cynocephalus.

Enfin, Linné lui donnera son nom définitif de Thylacinus cynocephalus. Il semble qu’il a vécu en Tasmanie, en Australie et en Nouvelle-Guinée depuis des milliers d’années comme l’attestent les peintures rupestres des aborigènes ou les ossements retrouvés.

Hélas, s’il était compétitif parmi les marsupiaux, il ne pouvait lutter contre les placentaires comme le chien (Dingo) introduit par l’homme (aborigènes) à son arrivée. De plus les humains (colons et colonies pénitentières) ont mis tous les moyens pour l’exterminer (comme ils ont fait pour les aborigènes de la Tasmanie qui disparurent dans la seconde moitié du XIXème siècle) avec leur inconscience habituelle, ce qui fait qu’aujourd’hui il est considéré comme éteint.



  Exterminé…



Le loup (Canis lupus) et le loup de Tasmanie (Thylacinus cynocephalus), un formidable phénomène de convergence
Tous les mécanismes tendent vers la survie de l’individu et de l’espèce, il n’y a pas de place pour les fonctions inutiles.

Le vrai loup, qui présente une grande variabilité géographique et individuelle, serait apparu en Eurasie et en Amérique du Nord en même temps que le loup marsupial en Amérique du Sud et en Australie. D’origine génétique différente, la nature se devait pourtant de créer un prédateur pour l’équilibre écologique, et c’est l’absence de compétition avec un carnivore mammifère placentaire qui permit au Thylacine d’évoluer jusqu’à ressembler aux prédateurs occupant le reste de la terre comme le loup.

Si on se réfère au portrait-robot du Tomarctus, qui vivait il y a des millions d’années et serait l’ancêtre putatif des canidés, notre Thylacine y ressemblerait beaucoup.  Est-ce un tour de l’évolution qui, sous l’influence du milieu, par un phénomène de convergence, va favoriser la ressemblance ? 0n appelle « radiation » ce type d’évolution dont les marsupiaux donnent l’exemple grâce à leur isolement géographique, sans concurrence des placentaires.

On peut citer d’autres phénomènes de convergence du continent australien : le Dasyure qui ressemble au chat ou le Notorycte à la taupe. Dans le cas du loup de Tasmanie, la ressemblance avec des vrais loups (nous avons des photographies et des spécimens naturalisés) est assez troublante si l’on excepte l’arrière-train et la queue, c’est cette similitude qui lui a valu son nom vernaculaire.


 
Tomarctus


N’oublions pas que si on se réfère à l’évolution des organes, nous savons que l’utérus a été formé, chez les mammifères, à partir du système d’écoulement des œufs, et les glandes mammaires à partir des glandes sudoripares. Chez les marsupiaux, les jeunes quittent les voies génitales à un stade prématuré et vont terminer leur développement dans le marsupium (poche ventrale), pendu à un téton maternel.

C’est l’isolement à des milliers de kilomètres de leurs homonymes qui permit au loup de Tasmanie d’évoluer ; en concurrence directe avec eux, il aurait disparu depuis longtemps.
Chez les marsupiaux le cerveau est, par rapport au corps, relativement plus petit que chez les placentaires. Il comporte moins de commissures, et en particulier, n’a pas de corps calleux entre les deux hémisphères, caractéristique essentielle des placentaires. Ce qui impliquerait une intelligence moindre, sans doute suffisante pour le milieu dans lequel ils étaient isolés, mais qui s’avéra défavorisante au moment de la compétition avec le dingo (sans compter les avantages sociaux et physiques).


Le Thylacine

 

Il est également appelé loup de Tasmanie, chat-tigre, opossum rayé, tigre de Tasmanie, loup-kangourou, loup-zébré ou loup rayé (pour ses rayures sombres), hyène de Tasmanie, selon les auteurs. Son nom scientifique est Thylacinus cynocephalus, signifiant en allemand Beutelwolf « chien marsupial à tête de chien ».



Coat of arms of Tasmania Tasmania Flags & Emblems 

Armoirie de la Tasmanie avec 2 Thylacines Un lion rouge se trouve dans la position de la crête. La devise de l'écusson de l'état est écrit en latin; "Ubertas et Fidelitas" qui signifie "la fécondité et la fidélité".




.  C’est un mammifère :
Il faut rappeler qu’il existe 3 sortes de mammifères

-     
Les Protothériens ou Monotrèmes ; ovipares mais qui allaitent les petits comme l’Ornithorynque ou l’Echidné qui vivent également en Australie

-     
Les Métathériens ou Marsupiaux ; sans placentalethylacine, animal de Tasmanie, «fait» leloup (mêmes aspect et mœurs), alorsqu’à l’intérieur, c’est du kangourou. Ledauphin «fait» le «poisson», alors qu’àl’intérieur c’est du mammifère. L’ordreécologique ne suit pas nécessairementl’ordre dans la disposition des organes.lethylacine, animal de Tasmanie, «fait» leloup (mêmes aspect et mœurs), alorsqu’à l’intérieur, c’est du kangourou. Ledauphin «fait» le «poisson», alors qu’àl’intérieur c’est du mammifère. L’ordreécologique ne suit pas nécessairementl’ordre dans la disposition des organes.

-     
Les Euthériens ou placentaires ; ce sont les mammifères supérieurs
Si les marsupiaux étaient autrefois présents sur toute la terre, de nos jours on ne les retrouve plus qu’en Amérique du Nord (Sarigue), en Amérique du Sud (Opossum), et surtout en Australie. On pense que les mammifères marsupiaux ont envahi l’Australie il y a 150 millions d’années avant que Amérique du Sud, Antarctique et Australie ne se séparent.

La grande différence, c’est que chez les Euthériens les petits sont abrités dans le corps jusqu’à la naissance, avec l’apport d’éléments nutritifs, grâce au placenta et à la circulation sanguine ; alors que chez les Métathériens, les jeunes viennent au monde au stade embryonnaire et doivent parvenir jusqu’à la poche marsupiale où ils se fixent à une tétine, continuant leur développement, comme nous le verronsdans la reproduction de notre



Thylacine squelette
 

Portrait du loup de Tasmanie

Classe : mammifères
Ordre : marsupiaux
Famille : dasyuridés
Sous-famille : Thylacinés (Une seule espèce)
Genre et espèce : Thylacinus cynocephalus
Longueur du corps : 1 à 1,3 m
Longueur de la queue : 50 à 65 cm
Hauteur au garrot : 40 à 50 cm
Poids : 35 à 40 kg

La forme générale, nous l’avons vu, est proche de celle des canidés

La tête est assez carrée avec une crête occipitale et des apophyses sus orbitaires concaves, le crâne large, les oreilles moyennes arrondies et dressées.

La dépression cranio-faciale (stop) est peu marquée comme chez le loup, les lèvres sont sombres, minces et sèches.

Les yeux très noirs, sont légèrement obliques par rapport à la direction du nez, les pupilles sont rondes.

La gueule est exceptionnellement fendue, s’ouvrant à 120°, avec une largeur des arcs zygomatiques qui donnent une idée de la puissance de la mâchoire qui posséde 46 dents.

La partie postérieure du corps se caractérise par un tronc épais, les cuisses larges, et le torse plus court que chez les canidés, ce qui donne une démarche sautillante. C’est un pentadactyle (pattes à 5 doigts) qui ne court pas très vite, mais qui doit avoir une grande résistance pour poursuivre les proies.
On peut supposer que si l’ancêtre est le Prothylacinus, le 5ème doigt (hallux) aurait disparu, selon la même évolution que chez les canidés. La queue est longue, épaisse à la racine et surtout rigide comme chez les kangourous, avec une compression latérale. Sa raideur l’empêche de battre comme chez les canidés, qui s’en servent pour exprimer des sentiments, et si on prend le thylacine par la queue il ne peut se retourner.

Enfin, le pelage est court, dense, d’un marron jaunâtre avec des raies brun foncé, d’un nombre variant entre 16 et 18.

Pour finir se portrait succinct du Thylacine, il faut dire un mot de son expression vocale plutôt discrète comme chez les kangourous. Si on se fie aux descriptions, ses cris étaient très particuliers ; des hurlements rauques et déchirants, mi- feulés, mi- grognés.


La reproduction

Les marsupiaux ont deux vagins qui se réunissent à leur extrémité supérieure, là où les deux utérus communiquent. Ils ont comme les placentaires, un chorion, une allantoïde et un sac vitellin. Pendant le séjour dans l’utérus des petits, le sac vitellin joue le rôle de placenta.

Les larves vont quitter l’utérus lorsque les réserves du vitellus de l’œuf originel sont épuisées, ce qui implique qu’ils pourront se diriger depuis les voies génitales jusqu’à la région mammaire. Minuscules, environ 2 cm pour un poids de 1 g, ils ont pourtant pourvus de fines griffes embryonnaires qui leur permettent de s’agripper aux poils du ventre. Ils suivent à l’odorat le « chemin de salive » fait par la mère. Si à ce stade du développement l’embryon tombe, la mère ne peut rien pour lui, c’est la mort assurée.

Chez le Thylacine, la poche marsupiale ou Marsupium est ouverte vers l’arrière et possède à l’intérieur quatre mamelons. Les larves arrivent donc en rampant grâce à la coordination neuromusculaire suffisante, se glissent dans le réceptacle et adaptent étroitement leur cavité buccale à une tétine qui pénètre dans le palais profondément. Le stimulus de la succion fait gonfler le téton et le petit reste suspendu. La poche de la mère joue le rôle de couveuse en maintenant la température du corps.

Chez le Thylacine, la croissance devait être assez courte et les petits au nombre de 2 à 4, étaient rapidement mis à l’abri dans une tanière aménagée, ce qui permettait aux parents de pourvoir à leurs besoins. Une naissance a été signalée en captivité au zoo de Melbourne en 1899.



La chasse

Le Thylacine était le plus grand mammifère carnivore de ce continent. Son équipement biologique devait en faire un chasseur remarquable sur la faune variée de l’Australie. Il avait le choix pour le gibier, si l’on compte les 55 espèces et 90 variétés de kangourous qui vont de la taille d’un rat à 100 kg et de 2 m de hauteur, ou l’Emeu le plus grand oiseau du monde après l’Autruche.

On peut penser qu’il s’attaquait plutôt aux rats-kangourous, aux wallabies des rochers (mesurant 80 cm), ainsi qu’à tous les malades, les vieux, les dégénérés,  car les grands kangourous ne devaient pas être faciles à attraper, se propulsant par bonds d’une dizaine de mètres et devenant de redoutables combattants grâce à leurs puissantes pattes postérieures  armées de griffes solides.

Parmi ses proies, on peut compter la souris marsupiale, le phalanger, le rat castor, le bandicoot, l’échidné malgré ses piquants (on sait que certains loups au Canada se sont spécialisés dans la chasse au hérisson), etc. A son menu, il y eut également quelques têtes du bétail introduit par les colons anglais en 1788 et qui se multiplièrent à tel point que, que deux siècles plus tard, le cheptel comptait 30 millions de bêtes.

Enfin, en 1859, 24 lapins de garenne furent lâchés par Thomas Austin, au bout de 6 ans ils étaient 22 millions. Malheureusement, notre loup de Tasmanie ne profita pas longtemps de cette manne, étant donné la chasse effrénée qu’on lui faisait à cette époque.

Nous savons d’après les observations qui ont été faites, que leurs techniques de chasse étaient similaires à celles des loups.

Il chassait seul ou en couple, jamais en groupe n’étant pas de mœurs grégaires, en poursuivant ses proies à une allure économique sur des kilomètres jusqu’à ce qu’elles soient épuisées. Le territoire de chasse faisait environ 50 km2 en moyenne.

Ses grosses canines et ses mâchoires qui ont la propriété de s’ouvrir très largement devaient lui permettre de de tuer par strangulation, comme le véritable loup. Il est souvent décrit mangeant les cadavres des animaux.

Le climat très chaud dans les zones désertiques, avec une température de 45°C le jour, en faisait un chasseur nocturne qui dort la journée dans un trou et sort la nuit.
Comme les autres mammifères, il pouvait maintenir l’homéothermie, ou température intérieure du corps, par le moyen de la transpiration et surtout par accélération de la respiration, sa fourrure dense bien pourvue en sous-poil lui était utile, d’autre part la pâleur  de la coloration du pelage favorisait la régulation thermique (la lumière solaire étant directement réfléchie). Quant aux bandes sombres qui rayent la robe à partir du dos jusqu’à la queue, elles avaient une valeur cryptique permettant d’être peu visible sur le fond du paysage en cas d’affût à la chasse.

Sa vue devait être très sensible. Les yeux très noirs sont une particularité des mammifères à activité nocturne, ils ont un écran réfléchissant ou Tapetum lucidum qui aide la rétine à utiliser au maximum une lumière très faible pour voir. Eclairés par les phares d’une voiture la nuit, ils offrent une couleur verte. Son museau équipé de vibrisses (moustaches) ou poils sensoriels permettait de déceler dans les buissons ou les zones sylvestres qu’il affectionnait, les turbulences causées par le mouvement des proies dans le noir.

Enfin, n’oublions pas le flair qui devait être supérieur à celui des canidés si on se fie à la taille supérieure des bulbes olfactifs chez les marsupiaux, d’ailleurs les récits qui sont faits parlent de pistage des proies sur des kilomètres.

Quant à l’allure rapide, par bonds « comme les kangourous », qu’on lui attribue, d’après l’étude des sujets naturalisés et des squelettes qui sont en notre possession, on peut penser que cela devait être à la fois vrai et faux. En fait, les pattes postérieures devaient propulser le corps grâce aux puissants muscles du dos et aux cuisses très fortes, le lançant en avant, les pattes antérieures s’étendant et touchant terre l’une après l’autre, puis donnant une poussée verticale. C’est un demi-bond, un peu comme chez le lapin, la queue très longue, lourde et rigide, servant de balancier.


Les causes de sa disparition

« Quand un homme veut assassiner un tigre, il parle de sport, mais lorsque c’est le tigre qui veut le tuer, il parle de férocité »
G.B. Shaw

Nous allons voir que les causes sont multiples, mais comme d’habitude lorsqu’il s’agit d’exterminer une espèce, l’homme en est la principale.

D’abord il y eut la compétition alimentaire. Dans le continent entouré d’eau où il était le seul prédateur, l’homme introduisit le chien. C’était entre 50 000 et 6000 ans, arrivée des mélanésiens ou des malais en pirogue ou en passant par un isthme reliant l’Australie à l’Indonésie qui aurait disparu (à l’arrivée des anglais ils sont 500 000, divisés en 350 tribus, et parlant 250 dialectes). Ce chien issu du Cuon d’Asie Tropicale, c’était le Dingo (Canis familiaris dingo), beaucoup mieux équipé pour la survie que le Thylacine, par ses mœurs grégaires (chasse et élevage des jeunes en meute), par son mode de reproduction (mammifère placentaire), et par son adaptabilité exceptionnelle propre aux canidés.

Ensuite, l’aspect lupoïde du Thylacine rappela aux premiers colons européens le loup, qui avait à l’époque si mauvaise réputation et que l’on massacrait allégrement. En ce qui concerne notre loup de Tasmanie, un seul cas d’agression a été répertorié et encore, c’était un individu vieux, borgne et malade qui a mordu le bras d’une femme.

Lorsque l’élevage des animaux domestiques s’étendit, on l’accusa de détruire le cheptel, comme on a fait pour le loup d’Europe, ce qui était complétement faux (tout comme on accuse le kangourou de manger l’herbe du bétail, ce qui permet de l’abattre pour en faire de la pâtée pour chien. Dès 1966, une usine du Queensland fabriquait des conserves avec à chaque fois comme matière première, 2000 kangourous).


 Exterminé...


Pour accélérer la tuerie, comme en Europe on institua des primes.

En 1840 le « chasseur »avait le droit à 6 shillings la tête pour un lot de 1 à 10 Thylacines, payé par la Van Diemen’s Land Company (un animal non agressif, qui se laissait abattre. Quel beau sport !).

En 1888, le gouvernement offre une récompense d’une livre par animal adulte et 10 shillings pour in jeune. Jusqu’en 1914 où le massacre va atteindre le chiffre de 2268 individus abattus (chiffre sans doute au-dessous de la réalité).

Mise à part l’éradication des hommes à l’aide de fusils, pièges, poisons,  le loup de Tasmanie allait subir une autre catastrophe sous la forme d’épizooties transmises par les animaux importés, des maladies inconnues jusqu’en 1910 sur ce continent. Lorsqu’en pense à la population extrêmement réduite du Thylacine à ce moment-là, on comprend les conséquences que cela a pu avoir pour l’espèce.

Il faut savoir que jusqu’en 1930 plusieurs zoos d’Europe et des Etats-Unis possédaient des spécimens, et que le dernier sujet captif qui avait été capturé dans Florentine Valley en 1933, est mort au zoo de Hobart (Tasmanie)  le 7septembre 1936 suite à des conditions de détention extrêmes. Ce qui est amusant, c’est que les humains, après avoir exterminé l’espèce, vont décider que la date de la mort du dernier Thylacine (7 septembre) devait être dorénavant « Journée Nationale des Espèces Menacées ».

On a abattu encore un jeune mâle au cap Sandy sur la côte occidentale de l’île en 1961. Enfin, l’homme pris conscience, un peu tard, de ses responsabilités vis-à-vis de la nature, et en 1966 une réserve de 64 000 hectares était créé sur la côte ouest pour tenter de sauver les rescapés avec interdiction formelle d’introduire chiens ou chats (actuellement, c’est en Australie que l’on trouve les parcs nationaux les plus importants, après ceux d’Amérique du Nord).


En 1978, les autorités australiennes déclarent l’espèce éteinte.

Alors le loup de Tasmanie a-t-il disparu (l’organisme pour la faune disparue a enregistré près de 4000 témoignages de personnes déclarant l’avoir aperçu, les plus récents signalant sa présence près de victoria), rayé de la carte par l’homme comme tant d’autres espèces, ou bien existe-t-il des survivants dans le dernier refuge possible, les forêts sauvages de Tasmanie ?

Entre 1963 et 1980 des recherches d'un spécimen encore vivant sont entreprises par le Dr Eric Guiler, elles seront négatives.

En 1983, Ted Turner offre une prime de 100 000 dollars à celui qui amènerait une preuve de son existence.
En 2005, le magazine « the Bulletin » offre une prime de 1 250 000 dollars à celui qui pourrait en capturer un vivant.
Fin 2005, Malcolm Stewart offre une prime de 1, 75 millions de dollars (une pub gratuite pour son entreprise de voyage !).


Une tentative de clonage a été tentée par le professeur Mike Archer, de Sydney, en 1999, à partir d’un embryon de Thylacine conservé dans l’éthanol depuis 1866. En 2002, un spécimen d’ADN est réalisé (l’objectif était de faire porter le futur embryon par le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii, le plus grand marsupial vivant après la disparition de Thylacine. Il ne vit qu’en Tasmanie où il est protégé depuis 1941), le projet sera abandonné en 2005 car trop dégradé.


 

Il faut espérer qu’un jour ou l’autre on verra à nouveau courir ce loup qui n’en est pas un, espèce unique au monde et par cela même patrimoine de l’humanité.

Film sur le thylacine en 1936:

http://www.arkive.org/thylacine/thylacinus-cynocephalus/video-00.html 





 
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