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Les articles : Races canines
BERGER BELGE GROENENDAEL 21/12/2012 [Lu 2743 fois]
Le Groenendael Berger Belge 
 Copyright J. ORTEGA


Une seule race et quatre variétés. Le Grœnendael se distingue par sa magnifique robe noir de zain.

Historique :

Le Club du chien de Berger Belge fut fondé à Bruxelles le 29 Septembre 1891, malgré l’opposition de la Société Royale Saint-Hubert (Société Canine officielle), qui refusait leurs inscriptions au livre des origines sous le prétexte que la race manquait d’homogénéité. Les responsables prirent alors l’initiative de créer leur propre livre des origines et de s’inscrire dans une Société dissidente, le Kennel Club Belge.

Les chiens de berger belge étaient surtout de taille moyenne, autour de 55 cm au garrot, faits pour conduire les troupeaux dans les vastes plaines du pays. Pour départager tous ces chiens et créer des types ce sont surtout les particularités de pelage qui furent utilisées (coloris et texture).

Le professeur Reul va lancer un appel aux neuf provinces belges le 15 novembre 1891 afin de réunir le maximum de sujets. Cette réunion canine eut lieu à Cureghem dans l’école vétérinaire près de Bruxelles.

Les spécialistes eurent à classer en variétés les 117 chiens présentés et les premiers classements se basent déjà sur le pelage :
-          poil sec et rêche, ébouriffé et dur
-          poil court
-          poil long ou demi-long
Pour tous un épais sous-poil et des couleurs variées : noir marqués de blanc à la poitrine et sur les pattes, gris fauve, bringés.

L’année suivante, en mai 1892 c’est sous l’égide de la Société Royale Saint-Hubert qu’une exposition est organisée et 92 sujets seront présentés, les sujets à poil long formant les groupes les plus homogènes. C’est d’ailleurs une chienne à poil long noir du nom de Petite qui remporte. Plus tard elle sera accouplée à un mâle nommé Picard d’Uccle appartenant au même propriétaire que la femelle M. Bernaerts, également à poil long noir. Les chiots nés de cette union furent à la base de la variété, on peut citer : Duc, Pitt, Baronne, Mirza, Bergère et Margot de Grœnendael.

Le nom de Grœnendael signifie en Flamand (vallon vert) du nom du restaurant "château de Groenendael" de M. Rose premier éleveur, dans la forêt de Soignies près de Bruxelles.

En 1899 le standard précisera :
-         
Tous les poils long devraient être noir ;
-         
Tous les poils courts, fauves ;
-         
Tous les poils durs, gris.

Cela était bien catégorique, éliminant les poils longs et fauves, aussi les éleveurs de cette dernière variété se réunirent-ils dans un nouveau Club affilié cette fois à la Société Royale Saint Hubert, le Berger Belge Club, c’était en 1907.

En 1910 le Club le plus puissant était pourtant de manière incontestable le Royal Groenendael Club.

Les deux Clubs fusionnèrent en 1921 les variétés admises étaient :

-         
poils durs : gris, fauve
-         
poils long : noir (Groenendael), fauve charbonné (Tervueren), autre que fauve (beige, gris bringé).
-         
Poils courts : fauve, gris, noir (Malinois).

A cette époque le berger belge à poil long noir est considéré comme le plus doué pour travailler. Au premier concours international pour chiens de police organisé à l’hippodrome de Vincennes par le Club français du chien de défense, de garde et de police les 6 et 7 janvier 1908, 22 concurrents vont s’affronter : 12 Bergers Allemands, 3 Bergers Picards, 1 Berger de Beauce, 1 Berger Hollandais, 2 Airedales, 3 Bergers Belges. C’est Folette Grœnendael appartenant à M. G. Siméons de Saint Gilles (commune près de Bruxelles) qui remportera.

Jules du Moulin reste cependant le Grœnendael le plus titré en remportant le titre de Champion du monde à quatre reprises (1908, 1909, 1910, 1911). Rappelons pour mémoire que le chien à cet époque devait escalader une palissade 2m50 à 3 mètres, droite, et faire un saut en longueur de 5 m.

En 1908 le grand cynologue Joseph Couplet écrivait : “ le chien de berger ayant conquis le plus de sympathie parmi les amateurs est sans contredit le chien de berger à poil long noir de la variété dite de Grœnendael. Est-ce à dire qu’il possède des qualités morales développées à un degré plus élevé que les trois autres variétés ?
“ Il est certain que non. Ce sont purement ses qualités physiques et en particulier la texture de son poil qui est du noir le plus brillant, qui ont fait l’idole de la majeure partie des amateurs. Plaisant par ses qualités physiques, existant en plus grande quantité que ses variétés sœurs... ”

C’est un Grœnendael qui testera le premier costume d’attaque inventé par son maître, auparavant les attaques se faisaient sans mordre (le chien était équipé d’une muselière).
En 1885 un certain Moucheron faisait déjà une démonstration de mordant avec ses Grœnendaels, mais c’est surtout en 1907 que tout va changer. Les costumes pour faire mordre sont très lourds à porter (plus de 30 kg contre 8 kg actuellement, avec la technologie moderne), ils sont fabriqués en poils de chèvre retournés et en toile grossière
d’avion.
 
L’inventeur du costume François Semal sera invité par le Brésil en 1913 pour monter une école de dressage à São Paulo. En 1929 et 1931 c’est le Groenendael Nerolo qui remporte le grand prix de Belgique.

En France on pratiquera très vite le même programme qu’en Belgique, d’abord dans le Nord puis à Paris, jusqu’en 1939, les finales ont lieu au jardin des Plantes à Paris. Après la guerre elles reprennent sur le Vélodrome désaffecté de Vaugirard, puis, jusqu’en 1956, elles se déroulent en plein milieu du concours agricole porte de Versailles.

Enfin au Cynodrome de Courbevoie de 1957 à 1965. Par la suite les sociétés régionales allaient l’organiser à tour de rôle.

Dans ces concours de Ring bon nombre de Grœnendaels allaient s’illustrer dans les premières places, le dernier à monter sur le podium en 1968 est Morgan du Parc de l’Hoy à M. Saiko, l’homme d’attaque étant M. Canetto, puis vint le Malinois qui occupera dorénavant le podium jusqu’à aujourd’hui...

En Pistage le Grœnendael est souvent présent en Finale du Championnat de France et on peut citer un grand champion en 1961 et 1962, Flic des Aravis à Jacques Bouteloup.


Sa silhouette

Sans rentrer dans les détails du standard qui est longuement commenté dans d’autres publications, on peut dire que c’est un chien de format carré, bien proportionné, avec une taille moyenne et une ossature moyenne, les membres sont droits et peu coudés et la musculature sèche, donnant une allure vive et dégagée où l’on sent l’énergie contenue.
La tête est caractéristique : elle est sèche, allongée, bien ciselée, les oreilles sont petites, droites, placées haut, les yeux obliques en forme d’amande. Chez le Groenendael la fourrure est abondante avec un poil long et bien serré et un sous-poil laineux, il porte crinière, jabot, franges aux membres et culottes aux fesses.


Sa personnalité :

C’est un actif très éveillé, sans cesse à l’affût, toujours en mouvement, prêt à démarrer au moindre signal. Sa faible angulation du jarret, son poids modeste, sa musculature sèche, l’influx nerveux qui sous-tend, cela lui donne des allures sautillantes et une énergie à fleur de peau avec des démarrages foudroyants qui peuvent surprendre. C’est un chien assez sensible au maître et aux événements et il est important que son éducation l’amène à côtoyer toutes sortes de milieux et de personnes.

On peut lui demander beaucoup, à condition d’y mettre la forme et il supportera très mal la pression, contrairement à son cousin de Malines.


Le choix du chiot :

Le beau chien est recherché mais le bon chien reste à privilégier.
Qui pouvait être mieux indiqué pour donner des conseils dans le choix des chiots que le plus grand spécialiste du Grœnendael, Joseph Couplet, dont nous avons déjà parlé plus haut.

Nous allons voir que les conseils donnés restent toujours d’actualité : “ Supposons donc que nous ayons en face de nous une litée de six puppies dont nous aurions à choisir le meilleur au sevrage, soit à l’âge de six semaines. Il serait du reste préférable que ce choix pût se faire à l’âge de deux mois.
Première opération, faire éloigner la mère. Ensuite qu’il s’agisse de bergers Groenendael ou de Malinois, nous commençons à éliminer ceux ayant le blanc aux pattes ou trop de blanc à la poitrine, de même que ceux accusant un crâne pas trop bombé ou ceux dont les pattes de devant portent déjà des marques apparentes de rachitisme, ce qui se constate aisément à l’examen des poignets qui ont tendance à se porter en dehors comme chez les jeunes Bassets.
Nous faisons alors enlever du panier ou de la niche toute la petite famille et ayant fait rassembler les chiots, nous nous éloignons de deux mètres environ de cet intéressant groupe.
Nous tenant accroupi en face de ces petits gaillards, nous les examinons à notre aise tout en agitant nos doigts devant eux et nous portons spécialement notre attention sur celui ou ceux qui pointeraient déjà leurs oreilles ou auraient tendance à le faire, sur celui qui se dirigera le premier vers nous et particulièrement sur celui ou ceux qui grogneraient ou sembleraient disposés à le faire, ou bien aboieraient, nous imitons le grognement du chien furieux. Nous arrêtons, dans cette sélection, notre choix sur celui qui nous semblera devoir prendre par la suite la plus grande taille, c’est-à-dire celui d’entre eux qui aura les membres les plus développés.
C’est là à notre avis, la meilleur manière de choisir un chiot dans une nichée de chiens de berger belges de Grœnendael ou de Malinois. ”


A près d’un siècle d’intervalle, on peut rajouter que le futur acquéreur d’un Grœnendael doit se renseigner auprès du Club de race au sujet des portées particulièrement recommandées, la Société Central Canine peut également fournir une liste d’éleveur de cette variété de la race Berger Belge.

Hiérarchie :

On n’a en général guère de problèmes de dominance, si on a veillé dès le plus jeune âge à lui faire comprendre que le chef c’est le maître.
Après quelques jours d’adaptation, on mettra les mains dans sa gamelle lorsqu’il mange, en cas de réaction agressive, la punition doit être immédiate, ferme, sans excitation, ni cris, plus psychologique que douloureuse.
On pourra éventuellement lui apprendre à attendre quelques secondes l’ordre du maître pour manger sa gamelle.

Les autres interdits qui fixent cette autorité, seront ; l’empêcher de s’attaquer aux chaussures ou aux rideaux, ne pas le laisser dormir dans la chambre ou sur le fauteuil du maître, refuser de lui donner quelque chose lorsque vous êtes à table, etc.

Sociabilité :

Il faut s’arranger pour l’emmener en promenade en ville un peut partout afin qu’il s’accoutume aux stimulations fortes et aux contacts avec divers types de personnes ainsi qu’aux autres chiens.
Le Grœnendael n’est pas très dominant vis-à-vis des congénères et il aurait plutôt tendance à vouloir désarmer l’adversaire en rentrant dans une phase d’invitation au jeu.

Attention à son exubérance avec les enfants en bas âge, il risque de rentrer dans des périodes d’excitation basées sur l’amusement et se mettre brusquement à courir et à tourner en rond, bousculant tout sur son passage.

Comment l’éduquer ?

Avec lui beaucoup de souplesse et de douceur, si on est brutal, on cassera son caractère de manière irrémédiable quelquefois. Les ordres et les interdits doivent être clairs et immuables, toujours les mêmes, au même moment, pour les mêmes choses, sinon sa vive intelligence aura tôt fait de vous manipuler. La motivation qui fonctionne bien avec lui c’est l’objet de jeu, qu’il doit
apprendre à mériter en échange d’un apprentissage correct.

Il se prête bine à tous les exercices et mémorise de manière étonnante aussi bien les bonnes choses que les mauvaises.
On peut se contenter de lui donner une éducation pour la maison et les sorties, en bon chien de compagnie, sociable et obéissant. On a également la possibilité de participer à des concours canins, véritables sports réservés aux quatre pattes, car il est doué pour toutes les activités.

Les sports où il excelle :

Si au début de la cynophilie sportive il a été le meilleur dans toutes les catégories, à l’heure actuelle les sujets sont beaucoup moins durs, certains mêmes un peu sensibles et les domaines où on le retrouve le plus souvent de nos jours sont le pistage, l’Agility et l’Obéissance.

Le Pistage :
Beaucoup plus calme que les sujets à poils courts, il a une véritable passion pour démêler les traces odorantes pourvu que l’apprentissage de déroule avec de la patience. Sa lecture olfactive des molécules odorantes est très pointilleuse, avec le nez près du sol, dans les pas de la personne qui a tracé la piste, et on va observer souvent, des sujets exubérants dans la vie de tous les jours retrouver un calme olympien lorsqu’ils sont au travail de flair.
On le trouve en pistage opérationnel à la recherche de personnes disparues, en concours de pistage Français en libre ou au harnais, en pistage dans le programme complet du R.C.I.
En pistage français, on peut citer la participation en Finale :  Betsy du Pré St. Florent à M. J. C. Bergevin fille de Pitou de la Javottiere, 13 fois finaliste des championnats de France de Pistage.


L’Agility :
Rapide et précis avec une économie de mouvements naturelle, il passe les obstacles avec aisance tout en étant à l’écoute de son maître. Ce diable noir est souvent dans les premières places en concours et on se souvient tout particulièrement de celui de Claude Manche, Cob, un Champion qui est resté dans toutes les mémoires.

L’Obéissance :
On le voit souvent concourir en Suisse en Belgique et en Hollande, très près du maître et élégant avec ses allures dégagées. En général il est rapide et joyeux, tout en ne manquant pas de précision. Ses exercices préférés sont le saut de la haie avec le rapport de l'objet métallique et le En Avant directionnel qui pourtant n'est pas tellement apprécié par les autres races.

Le mordant sportif :
Il a un mordant nerveux, souvent trop nerveux, qui enlève de la précision et de la maîtrise dans la prise de la toile. Il faut beaucoup de patience aux hommes d’attaque pour l’exercer à la technique de saisie du costume ou de la manche ainsi que pour l’accoutumer aux menaces et au contact avec le bâton, sur le dos. En ce qui concerne l’aboiement, il est très vite obtenu étant donné le seuil d’excitation très bas de la race. On le retrouvera donc dans les épreuves de Ring mais surtout en RCI où quelques sujets apparaissent de temps en temps au Championnat comme le fameux Vicky du domaine des Roches à M. Lowert.

Le maître qui lui faut :

C’est un chien très près du maître qui peut s’attacher de manière exclusive à une seule personne de la famille, aussi vaut-il mieux lui apprendre à être nourri et soigné par tous ses membres, afin qu’il ne
fasse pas de distinction. Il lui faut un maître patient et calme pour ne pas accentuer son exaltation. Il faut également qu’il soit sportif afin de pouvoir lui offrir de l’exercice physique, ce qui permettra d’évacuer le trop plein d’énergie.

L’entretien du pelage

Un pelage bien entretenu, c’est un chien en bonne santé, une fourrure plus belle à caresser.
Une fois par semaine, un brossage énergique va éliminer les poils morts. En cas de mue (printemps et automne) on passe d’abord l’étrille pour nettoyer le sous-poil avant de le brosser comme d’ordinaire.
Le bain n’est pas tellement recommandé surtout si le chien vit à l’extérieur, il vaut mieux multiplier les brossages à chaque retour de promenade s’il revient crotté.


 
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