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Les articles : Races canines
Qu’est ce qui fait le succès des Retrievers ? 08/06/2007 [Lu 2106 fois]


La famille des Retrievers est très anglaise, vous pouvez trouver parmi eux « the right dog for you ». Au début c’était le chien des sportsmen que l’on façonnait pour une fonction bien précise à la chasse, de nos jours c’est le chien de tout le monde, y compris des présidents de la république qui voient en lui une image positive à donner au public. Les races que comprend cette famille, sont : Le Labrador, le Golden, le Flat-Coated, le Curly-Coated, le Chesapeake-bay, le Nova Scotia duck tolling.


 



Qu’est ce qui fait le succès des Retrievers ?

Des gentlemans que l’on aime trop….

Joseph Ortega


La famille des Retrievers est très anglaise, vous pouvez trouver parmi eux « the right dog for you ». Au début c’était le chien des sportsmen que l’on façonnait pour une fonction bien précise à la chasse, de nos jours c’est le chien de tout le monde, y compris des présidents de la république qui voient en lui une image positive à donner au public. Les races que comprend cette famille, sont : Le Labrador, le Golden, le Flat-Coated, le Curly-Coated, le Chesapeake-bay, le Nova Scotia duck tolling.


Des origines de travailleur

Le Labrador

Le Labrador est la race la plus répandue dans le monde avec le Berger Allemand. Son nom lui vient de son origine géographique, cette péninsule de l’extrémité Nord-est du Canada, appelée Labrador. Une zone qui allait très vite être exploitée par les humains pour la pêche, des hommes accompagnés de chiens qui allaient se multiplier obligeant les autorités à prendre des mesures. 1780, limitation à 1 chien par famille- 1815, tout chien non muselé est abattu.

On y trouvait un chien puissant qui prit le nom de Terre-Neuve et un second de taille plus modeste appelé St. John’s water dog. Ce chien d’eau de St. John allait arriver en Angleterre à bord des morutiers, les premiers sujets débarquent en 1820 à Poole dans le Dorset.

Il va immédiatement trouver un emploi auprès des chasseurs de la haute société comme le comte de Malesbury. Pour eux il n’est pas question de rompre l’action nez au vent de leurs élégants Pointers et Setters, lorsque le gibier est abattu c’est un valais qui est chargé de le retrouver, le Labrador arrivera bien à propos pour le remplacer. Les premiers sujets sont noirs, assez hauts sur patte et shaggy ( hirsute), la race va très vite prendre l’aspect actuel qui se perpétuera sans apport d’autre sang jusqu’à nos jours, ce qui ne sera pas le cas des autres Retrievers. Un rapporteur solide et obéissant qui sait rester sage au pied du maître et retrouver par la vue ou par le nez les gibiers abattus, que ce soit dans les broussailles ou sur un marais gelé.

En 1882 W. Cormack écrira : »les chiens ici (île Terre-Neuve) sont admirablement dressés à rapporter le gibier à plume, et sont très utilisés. Le chien à poil lisse ou court est préféré, parce que la variété à poil long s’encombre de glaçons quand elle sort de l’eau glacée ».

En 1887 le troisième comte de Malesburry décrira le bon chien Labrador avec « un poil serré qui repousse l’eau comme de l’huile, une queue de loutre ».

En 1894 Rawdon Lee dira dans son ouvrage Modern Dogs « Notre Retriever est apparu quand le chasseur britannique a découvert que ce n’était pas bon pour son Pointer ou son Setter de rapporter le gibier et que son Spaniel était incapable de le faire aussi bien et aussi vite qu’un chien de grande taille. C’est ainsi que le Retriever, le chien rapporteur, devint une nécessité… Je suis convaincu qu’un rapporteur bien entraîné et ayant la dent douce est le meilleur chien à tout faire que quelqu’un puisse avoir… Laissez vivre ce chien dans la maison comme un chien de compagnie fidèle et vous serez emerveillé des bons services qu’il rendra sur le terrain (de chasse). »

La race sera reconnue par le Kennel Club en 1903 sous le nom de Labrador (la quarantaine sera instaurée en 1901, mais le Labrador avait déjà été exporté dans divers pays, y compris la France).

Au début on ne le voit que sur les terrains de chasse ou en concours de Field-Trial, c’est la comtesse Howe qui allait le faire connaître en tant que Dual-purpose (ambivalent) aussi bien en concours de travail qu’en Beauté. C’est elle qui fondera le Club de race en 1916. En 1899 on voit apparaître le Labrador sable, il aura même un Club spécial en 1932.

Le marron qui est toujours le plus rare serait né en 1892 à l’élevage Buccleuch.

En France, il est introduit par des chasseurs fortunés en 1896 le premier sujet LOF sera Black Boy. Le Club de race sera créé en 1911, il se nomme toujours le Retriever Club de France.


Le Golden :

Il faut tout de suite préciser que ce n’est pas un Labrador à poil long, c’est le croisement au départ chez Lord Tweedmouth, Dudley Marjoribanks dans son domaine de Guisachan house au nord de l’Ecosse, d’un Wavy coated jaune nommé Nous (jugeotte) né en 1864 chez lord Chichester avec, Belle, une Tweed Water Spaniel à poil frisé marron née en 1863. Ce qui allait donner un mâle, Crocus, que Lord Tweedmouth offrit à son fils Edward et 3 femelles, Ada, qui allait fonder chez le comte de Chichester son élevage, il conserva les deux autres femelles, Cowlip et Primrose. Plus tard il utilisa deux Retrievers noirs Sambo et Tracer et un Setter Irlandais sable, Sampson, ainsi qu’un Saint Hubert Sable.

La légende voulait que la race serait née de mystérieux chiens de cirques dorés venus de russie et achetés en 1858 par Lord Tweedmouth. C’est grâce à son petit neveu, également comte de Chichester, que tout fut dévoilé en 1952 dans un article paru dans « Country Life ». En 1913 le Kennel Club reconnaît le Retriever jaune qui va prendre le nom de Golden Retriever.

C’est en 1934 que la première portée est enregistrée en France elle est produite par le Comte de Bonvouloir sous l’affixe « De St.Jean des Bois », c’est lui qui avait fondé le Retriever Club de France en 1911.


Le Flat Coated

Un rapporteur à poil plat qui serait selon Rawdon Lee (1894) : « Le produit des croisements de l’ancien Water Spaniel anglais ou Irlandais avec le Setter, le Colley et le Terre-Neuve de petite taille, généralement connu sous le nom de St. John ou du Labrador »

Au début il y avait le Curly-Coated à poil bouclé et le Wavy-Coated à poil ondulé avec une robe noir, brun ou noir et feu. C’est le Flat-Coated qui fut surtout selectionné en particulier par Mr Shirley (1844-1904), le fondateur du Kennel Club Anglais.

Cette selection fut poursuivie par M. R.Cooke (1860-1951) dans son chenil de Riverside. En 1980 un Flat-Coated sera consacré Best in Show à la Crufts, il se nommait Shargleam Black Cap. Il allait donner un élan de popularité pour la race.


Le Curly-Coated Retriever

Frisé comme un mouton


Un Retriever bouclé à la fourrure d’astrakan très élégant. Le plus grand des Retrievers.

Des boucles dures, courtes et serrées, sauf sur le museau, qui lui viendraient de croisements avec le Caniche et le Barbet.

La race est assez récente puisque en 1986 le LOF ne comptait qu’un seul représentant.


Le Chesapeake Bay Retriever

Un chien de légende qui serait né de 2 chiens de St.John rescapés d’un naufrage en 1807 en face du Maryland. Ils étaient de couleur noir et marron et ils s’unirent à des chiennes autochtones jaune ou paille pour donner ce Retriever qui porte le nom de la Baie de Chesapeake.

Le Nova Scotia Duck

C’est un Retriever de Nouvelle-Ecosse, exactement la péninsule de Nova Scotia sur la côte du Canada, dont il porte le nom. On allait employer diverses races pour le créer avec toujours comme base le chien d’eau de St. John ou Labrador. Il a été reconnu par le Kennel Club canadien en 1954. On l’utilise comme Retriever mais également comme rabatteur de canards.


Les raisons du succès :

Le Labrador vient nettement en tête avec une progression constante que les chiffres démontrent mieux qu’un long discours. On peut noter dans le nombre de chiots enregistrés au livre des origines (LOF) de la Société centrale Canine :

1970 : 351

1980 : 1716

1990 : 6011

2004 : 7778

Si à l’origine la race était principalement utilisée pour la chasse, le premier Field-Trial (concours) fut organisé en 1911 au Château de Valencay par le Retriever Club de France, de nos jours la majorité du cheptel est devenue chien de compagnie.

Ce n’est pas tellement son esthétique qui plait mais plutôt ses qualités d’adaptation, en particulier sa docilité (billability).

C’est un chien calme, d’humeur égale, avec beaucoup de bonne volonté pour plaire à ses maîtres. Une convivialité qui l’a hélas progressivement transformé en chien citadin, capable, jusqu’à une certaine limite, de supporter les contraintes de la ville et les erreurs d’éducation des maîtres.

Il a une image très positive contrairement à son rival en nombre de naissances le Berger Allemand, car il est le chien des Présidents de la république et des rois d’Angleterre. On le trouve comme chien guide-d’aveugle, chien pour handicapés, chien pour sourd, chien thérapeute pour la souplesse de son caractère et ses possibilités de supporter les contraintes. Il est sauveteur de vies humaines comme chien de catastrophe ou de pistage. On peut utiliser sa puissance olfactive également pour la recherche de drogue, de truffes. C’est un chien de famille qui permet de s’adonner à des sports canins comme l’Agility ou l’Obéissance. L’aisance avec laquelle il s’éduque offre à des amateurs la possibilité de le mettre en concours de Field-Trial alors que la plupart des chiens d’arrêt ne sont présentés que par des professionnels.

Comme il est sain et prolifique (8 chiot en moyenne) sa reproduction est facile et les chiots se vendent sans problème.

Le label sera même exporté par les industries de l’alimentation industrielle canine qui en feront leur mascotte.


Le revers de la médaille :

Cette popularité ne se fait pas sans dérapages au détriment de la race, comme pour d’autres races qui ont subi ce phénomène de mode.

Une scission s’est faites entre les lignées de travail et de beauté à tel point que certains évoquent des variétés différentes.

D’un côté le « Lab » de travail de petite taille et d’un tempérament bouillant, utilisant son énergie de manière polyvalente pour quêter devant soi, lever le gibier, se bloquer à l’ordre, rechercher par la vue ou le nez, rapporter.

D’un autre côté le chien d’exposition imposant qui tend vers l’hypertype avec un caractère très soumis et peu de goût pour battre les broussailles pendant des heures et plonger dans l’eau glacée.

Enfin, il y a une grande majorité de Labrador qui ont un certificat de naissance et ne seront jamais présentés en confirmation, ou ceux qui n’ont pas été déclarés et sont produits de manière presque industrielle par des éleveurs sans scrupules qui veulent profiter du filon.


C’est alors que les problèmes apparaissent :

Son pelage si réputé pour rester sec même après un bain va manquer de sous-poil, il y aura absence ou surproduction de sébum cette substance qui a un rôle protecteur contre l’excès d’humidification et l’apparition de bactéries et champignons ce qui donnera des maladies cutanées.

Le standard n’étant pas respecté on trouve de très grands chiens ou de véritables molosses avec des ossatures trop fortes, ce qui allié à la tendance naturelle à l’embonpoint va engendrer des problèmes ostéo-articulaires.

Ces chiens qui n’ont pour la plupart qu’une vague apparence de Labrador vont avoir des comportements déviants liés à l’anxiété : Anorexie ou boulimie (refus de s’alimenter ou manger en permanence). Coprophagie (manger ses crottes) Pica (manger n’importe quoi) Fugueur Destructions. Aboiement-etc. A l’heure actuelle on constate même dans les Clubs d’éducation canine que beaucoup de sujets sont devenus agressifs envers les chiens ou les humains, ce qui est surprenant chez cette race qui a toujours été un symbole de l’équilibre caractériel.


Le Golden

Il suit son cousin dans le nombre de naissances, ce qui signifie que les mêmes dérivés peuvent avoir lieu.

Inscriptions au LOF

1990 : 720

1995 : 2288

2000 : 5413

2004 : 7347

On retrouve dans les raisons de sa gloire actuelle les mêmes attirances du public, en général il est plus clame que le Labrador, plus à l’écoute du maître, ce qui ne va pas sans une plus grande sensibilité.

Avec les problèmes rencontrés chez le Labrador, c’est lui qu’on utilise davantage comme chien-guide d’aveugle (Sauf dans les écoles de chiens-guides où ils ont leur propre lignée de Labrador comme celle d’Alschwill en Suisse) ou comme chien pour handicapé.

Malheureusement il existe également des lignées de travail souvent éloignées du standard et des lignées de beauté appliquant quelquefois celle-ci à l’extrême.


Le reste de la famille Retriever

Le nombre de naissance plus modeste les préserve pour l’instant et on peut trouver des sujets conformes au standard qui ont conservés leurs aptitudes.

Nombre d’inscriptions au LOF en 2004

Flat Coated Retriever : 189
Chesapeake Bay : 10
Nova Scotia Duck Tolling: 2

Qu’est-ce qui fait la valeur d’une race?

Ce qui fait cette valeur, est-ce l’engouement du public et l’effet de mode ou bien de manière plus sérieuse :

- l’état de santé et l’absence de prédisposition aux maladies héréditaires

- Le caractère équilibré

- Les qualités en ce qui concerne la conformation au standard

- Les aptitudes naturelles à l’utilisation

Il est toujours désolant de voir une race magnifique être touchée par la décadence de son standard et perdre les particularités qui ont fait au départ qu’elle ait été reconnue comme exemplaire.

Les premiers a en être alarmés sans pouvoir y remédier sont les représentants du Club de race qui ne peuvent gérer qu’une infime partie de ce cheptel, mais qui le font très sérieusement en conseillant les éleveurs, en pratiquant le dépistage des maladies héréditaires, en soumettant les reproducteurs à des tests de caractère.

On ne peut que conseiller aux amateurs de ces races :

De bien choisir l’éleveur en se renseignant auprès du Club de race

De socialiser et d’éduquer leur chiot en fréquentant le plus vite possible une Ecole du Chiot. Les Retrievers adorant la Méthode Naturelle basée sur le renforcement positif avec la friandise.

De libérer l’énergie de leur chien en lui faisant pratiquer un sport (le rapport d’objet est une passion chez eux).





 
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