Accueil   Présentation   L'auteur   Photos/Vidéos   Livre d'or   FAQ   Nous contacter  
 

   Votre panier
  Actuellement 0 Produit(s)
  Les articles
  Articles Divers
  Ethologue - Ethologie - Loup
  l'école du chiot
  Flair pistage et détection
  dessin et texte humoristique
  La méthode naturelle
  Le chien visiteur
  Les idées recues sur le chien
  Les troubles du comportement
  Mauvais traitement envers un animal
  l'obérythmée
  Races canines
  Témoignage
   Rechercher un article
 
  Actualités
  Les stages
  Notre élevage
  Boutique en ligne
  CD
  Livres
  Polos
  Stages
  Articles
  Compte client
    Page Facebook






Les articles : l'école du chiot
L’Elevage du chiot : pour qu’il soit un adulte sociable et équilibré 26/01/2015 [Lu 743 fois]



L’Elevage du chiot : pour qu’il soit un adulte sociable et équilibré 


Joseph ORTEGA


 


Durant sa prime jeunesse, le chiot est malléable. Entendez par là qu’il est « programmé » pour s’intégrer à un groupe social de congénères et/ou d’êtres humains. Cet apprentissage automatique du milieu disparaît s’il n’est pas exploité comme il le faut, au bon moment.


En somme, le chiot doit être domestiqué en quelque sorte, pour ne pas devenir un chien qui a des problèmes d’ordre relationnel importants durant toute sa vie.


 


Dans le jargon scientifique, on appelle « empreinte » un phénomène instinctif qui apparaît dans une période sensible, extrêmement importante chez le chiot, pour lui éviter d’avoir des problèmes sociaux plus tard.


Cette période « critique » apparaît quand la maturité biologique l’amène à se réaliser : avant c’est trop tôt, après c’est trop tard.


Limitée dans le temps et programmée par l’organisme, cette capacité d’intégration à un groupe social (autres chiens ou êtres humains) disparaît si on ne l’exploite pas comme il faut.


Dans la nature, l’apprentissage, par modification du comportement, est orienté uniquement dans le sens de la conservation de l’espèce. Alors que, dans notre civilisation, le chiot doit être placé dans le moule de l’animal sociable et adapté au milieu humain, qu’on le veuille ou non.


Le phénomène de l’empreinte (on dit encore de l’imprégnation) a été étudié chez diverses espèces animales, et chez le chiot par Scott-Fuller-Fox.


La plupart des auteurs s’accordent pour limiter cette période entre la 3e et la 12e semaines chez le chiot. Personnellement, et au vu des expériences faites sur les canidés sauvages, en particulier sur le loup, je suis enclin à la faire démarrer à partir du 10e jour, au moment où le chiot ouvre les yeux et commence à réagir aux stimulations extérieures autrement que par des réflexes (réflexes de fouissement, de succion, de déglutition, etc.).


A 15 jours, le chiot est déjà capable d’identifier les personnes. Il entend, car il a le réflexe de sursauter, en cas de bruit soudain. Il sait s’orienter visuellement car il tourne la tête vers la source de lumière. Sa démarche est encore vacillante à l’arrière, mais on commence à observer un réflexe de soutien positif sur les membres postérieurs (auparavant seuls les antérieurs étaient utilisés).


Son emploi du temps peut se répartir de la manière suivante :


-          50% de sommeil avec tremblements des pattes et du corps, soubresauts, respiration accélérée par moments, mouvements résiduels des paupières, des babines, des oreilles ;


-          15% de sommeil calme en relaxation totale ;


-          35% de période d’éveil où il utilise un comportement exploratoire en étoile qui va de la mère aux extrémités du nid.


Il est déjà capable de grogner et même d’aboyer.


Les éleveurs consciencieux peuvent, dès ce moment-là, noter quotidiennement et individuellement le développement psychomoteur de chaque chiot. Le tonus signe déjà les qualités d’éveil et le comportement futur des individus. C’est l’époque où le chiot doit avoir ses premiers contacts corporels avec l’homme qui le manipule doucement.


Inversement, le chiot isolé des hommes deviendra plus tard un chien sauvage et craintif, imprévisible, indépendant, quelquefois dangereux, inapte au travail pour les races d’utilité.


Isolés des autres chiens : mère, frères et sœurs, congénères, il sera incapable plus tard, de se reproduire correctement (parade sexuelle et monte, comportement d’accoucheuse et élevage des petits), d’avoir des rapports sociaux et hiérarchiques. Il aura des problèmes psychologiques d’ordre relationnel importants toute sa vie.


On note toutefois que le phénomène de l’empreinte a lieu même si le chiot est traité avec indifférence et peu choyé, que ce soit par les autres chiens ou par des êtres humains, pourvu qu’il y ait contact ; seul le degré de l’imprégnation différera.


 


Un besoin de contacts :


A partir de 3 semaines, l’univers du chiot s’agrandit. Il est capable de relations sociales et de communiquer et il adopte un comportement de curiosité qui l’ouvre réellement sur le monde.


Comme il ne connaît pas la peur, il est attiré par tout ce qui est nouveau, y compris par les autres espèces comme le chat de la maison (plus tard, il ne poursuivra pas les représentants de la gent féline car ils sont enregistrés dans sa mémoire comme appartenant à une espèce reconnue).


Il déambule de plus en plus loin sur les frontières du nid qu’il a tendance à dépasser pour explorer de nouveaux territoires.


L’éleveur et sa famille : homme, femme, enfants doivent lui consacrer chaque jour, au moins de trente minutes à une heure de caresses et de paroles. On a remarqué que les chiots qui étaient élevés par des femmes faisaient une imprégnation sélective et qu’ils demeuraient timides et réservés devant les hommes. (Et inversement). Aussi les « expériences » faites avec les êtres humains doivent-elles porter également sur des étrangers à la famille. Il faut profiter de ce besoin de contacts pour lui en offrir une grande variété.


 


Une vraie « aire » de jeux :


Pour parfaire l’éducation qui donne des chiens équilibrés et sociables, parfaitement à l’aise dans la vie, on doit même enrichir leur univers par des éléments qui le sollicitent à chaque moment où il cherche à jouer et à explorer.


En effet, il ne faut pas oublier que ses cellules nerveuses sont en plein développement et que son cerveau a besoin de stimulations renouvelées pour se former d’une manière bénéfique à son séjour près de l’homme plus tard.


On lui offrira donc une vraie « aire » de jeux avec une foule d’objets à reconnaître et à tester par la gueule, les pattes, le corps, le nez, les oreilles. Cela peut aller de la boîte métallique contenant des gravillons, des balles, des chiffons suspendus à portée de mâchoires, des sacs d’herbes odorantes, à la radio ou au magnétophone qui diffusent des musiques et des sons divers (sonneries, coups de feu, klaxons, bruits de foule, chants d’oiseaux, etc.).


 


Les bases de l’obéissance :


Dès 7 semaines, le chiot se comporte « comme un grand » buvant en lapant, faisant ses besoins hors du nid, agitant la queue en reconnaissant l’éleveur qui s’approche. C’est également la période où les relations sociales et où la hiérarchie prennent toute leur dimension : cela a lieu par le biais de contacts avec les frères et sœurs (la morsure est interrompue dès que le mordu se met à couiner), ainsi que par l’épouillage symbolique dans les moments de détente, ce qui resserre les liens dans la meute. Le jeu ritualise les situations et des complexes d’activités sont intégrés avec un investissement émotionnel.


La peur apparaît : aussi les expériences doivent-elles être mises au point mort de la part de l’éleveur. Vers 8 semaines, au moment du sevrage, la hiérarchie est déjà bien installée dans le groupe et le chiot est capable d’apprentissage à condition que l’homme agisse avec douceur en renforçant les bons comportements.


C’est à cet âge qu’on doit lui offrir le moyen de connaître les bases de l’obéissance ainsi que celles du pistage ou du rapport d’objet. Il doit tout connaître, mais sans jamais y être contraint. Cependant, ainsi, les schémas de ces comportements s’inscrivent dans sa mémoire et plus tard, il sera très facile de les mobiliser et de les perfectionner pour avoir un chien obéissant et toujours « partant ».


 


A quel âge l’acheter ?


En ce qui concerne l’âge auquel il faut le prendre à l’élevage, il est évident que cela aura également une incidence sur la formation de sa personnalité de chien adulte. L’éleveur joue donc un rôle important : les chiots souvent déjà préparés, orientés vers leur emploi futur, grâce aux types de stimulations fournies : manipulations, sons, source de chaleur, éclairages, etc.). En général, un chien qui doit être très vif, très actif, comme le sont les chiens d’utilisation, est enlevé à l’élevage à 7 ou 8 semaines (selon la loi: 8 semaines!) : à condition bien sûr, que le maître sache vraiment l’adapter à son milieu et continuer l’œuvre d’ouverture et l’adaptation au monde entreprise chez l’éleveur.

 

Pour en savoir plus, voir:

1) STAGE ECOLE DU CHIOT-METHODE NATURELLE DU CHIOT AU CHIEN ADULTE

2) LIVRES "GUIDE DE L'EDUCATION CANINE PAR LA METHODE NATURELLE" ou "ELEVAGE ET COMPORTEMENT" (préface du Professeur Denis)




 
Accueil  |  Contacts  |  Liens  |  Conditions générales de vente
Tous les Logos et Marques sont déposés, les commentaires sont sous la responsabilité de ceux qui les ont publié
Ce site est destiné à l'amélioration de la relation Homme / Chien et cela dans le respect de l'animal.

Les illustrations, les logos, les documents et le titre du site: "L'Ecole du chiot et la Méthode Naturelle" sont soumis aux dispositions du code de la propriété intellectuelle (copyright). Toute personne s'inspirant, ou utilisant ces derniers, s'expose à des poursuites judiciaires et au versement de dommages et intérêts ainsi que de frais de dépens. les personnes ou Associations qui désirent reproduire un des texte contenu dans le site, doivent en faire la demande écrite à l'auteur et s'engager à mentionner le nom de l'auteur ainsi que le titre complet du site. Ceux qui possèdent un site qui reproduit un des textes peuvent demander à établir un lien avec ce site, celui-ci sera accordé après contrôle du Webmaster et de l'auteur.