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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Avez-vous peur du loup? 10/07/2007 [Lu 481 fois]
Chronique d'un retour annoncé pour l'ancêtre de nos chiens. Comment l'accueillir?

Avez-vous encore peur du loup ?
Celui qu’on croyait disparu commence à montrer le bout de son nez un peu partout, pas à pas il revient chez lui, sur ses anciens territoires où l’homme l’avait exterminé. Le grand retour déchaîne les passions, ce qui reste difficile à comprendre, c’est pourquoi a des animaux qui présente si peu de risques pour l’homme a-t-il si mauvaise réputation ?

Chronique d’un retour annoncé :
« Loup où es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ? »... !
Selon les prédictions, le 21 ème siècle sera celui du retour du loup.
En 1987 un loup est tué à Fontan dans l’arrière pays niçois.
J’ai la possibilité d’examiner le cadavre, il s’agit sans aucun doute d’un loup d’Europe de l’Est probablement de Pologne et non pas un loup venu d’Italie comme le claironne les chasseurs et les bergers.
Le 5 novembre 1992 des gardes peuvent observer dans le parc national du Mercantour deux sujets mâles. En 1995 on estimera leur nombre à huit et actuellement on en dénombre une douzaine sur un territoire d’environ 450 km2 dans le parc national du Mercantour.
Il faut savoir qu’il en existe environ 10.000 en Europe de l’Est. En Espagne 2.000 individus surtout dans la cordillère Cantalienne, 500 en Grèce, 100 au Portugal, quelques uns en Finlande et en Suède.
En Allemagne des loups venus de Pologne ont franchis l’Oder on a retrouvé leur présences dans le Brandebourg.
En Italie ils sont environ 250 grâce à un aménagement exemplaire. Il faut savoir qu’en 1976 un programme a été mis en place pour le protéger, programme portant le nom de celui qui est entré dans la légende « Saint François d’Anise ». Les loups les moutons et les bergers font bon ménage et personne ne se plaint. Les rares moutons tués par le loup sont indemnisés comme en France et la région est devenue un lieu touristique très fréquenté avec : musée du loup, parc de visions avec des bêtes en semi-liberté, etc.
Le loup est animal protégé par la loi dans toute l’Europe par la convention de Berne signée le 19 septembre 1979 pour la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel.
La France, elle ne le ratifiera qu’en 1990 et il sera définitivement protégé par l’arrêté du 22 juillet 1993.
Comme l’a si bien dit Candace Savage « si nous espérons vivre un jour en paix avec les loups, nous devons d’abord comprendre pourquoi nous n’y sommes pas arrivés plus tôt ou n’avons pas tenté de le faire ».
Comment est-il arrivé en France ? les sujets qui sont censé occuper notre territoire national ne peuvent être que des Canis lupus italicus ayant progressés à partir du parc national des Abruzzes. Entre 1973 et 1976 protections des derniers loups italiens, on le retrouve progressivement en Calabre, en Basilicate, en Campanie, en Molise, dans le Latium, les Marches, la Toscane, la Ligurie, dans le Piémont, enfin dans le parc du Mercantour en France. Maintenant on parle de son passage en Suisse où depuis 1947 ; date où on avait abattu le dernier spécimen à Eischoll, on ne l’avait pas revu. Un loup a dernièrement été tué à Reckingen dans le Valais, il s’agit d’un jeune d’un an, un louvart qui aurait normalement accompagnée sa mère et qu’on à mitraillé à la grenaille presque à bout portant. On dit que plusieurs loups auraient été observés dans le Val di Suza au Sud du Saint-bernard. Il faut dire que le biotope serait favorable, avec pour les régions : Valais, Tessin et Grisons, une superficie de 15.140 km2 dont 29% de forêts et seulement 59 habitants au km2, ce qui est moins que les Abruzzes en Italie (117 habitants au km2).
Aux Etats-Unis on s’est aperçu un peu tard que le loup avait un rôle écologique essentiel pour maintenir le gibier en bonne santé, il a fallu le relâcher (capturés au Canada) dans le Wyoming, l’Idaho, le Montana. Le plus vieux parc national du monde, celui de Yellowstone après bien des réticences a fait de même. Tous les loups gris du Canada qui y ont été lâchés sont munis d’un collier électronique qui permet de contrôler en permanence leurs déplacements. Un tueur de loup qui portait sur son T-shirt l’inscription « Equipe de réduction des loups » a été condamné à 6 mois de prison. En cas d’attaque des troupeaux, les bergers sont indemnisés mais ce n’est rien en comparaison de l’attrait touristique qui permet de faire des millions de dollars de chiffre d’affaire pour le parc national. La mentalité a évoluée et on est loin des 55.000 loups gris tués par an lors de la conquête du Far West entre 1870 et 1877 !

La peur du loup :
Elle est maintenant infondée, surtout depuis que la science du comportement qu’est l’Ethologie a permis de mieux connaître ses mœurs. Comme le dit le Zoologiste Eric Zimen « Nous devons apprendre à voir les loups comme un élément de la création qu’il faut protéger. Les hommes ne sont plus depuis longtemps une proie, mais ils sont devenus les chasseurs. »
Depuis au moins 50 ans il n’existe aucune attaque sérieuse de loups qui ait pu être prouvée, même dans les pays où il est en grand nombre comme l'Alaska (7.000 sujets) ou le Canada (55.000 environ).
Ce qui a fait sa mauvaise réputation au cours de l’histoire c’est essentiellement le fait que lorsqu’il était enragé, s’il pénétrait dans un village, tous ceux qui étaient mordus, bêtes et gens, mouraient dans d’affreuses souffrances. D’autre part, c’est vrai qu’à certaines époques il a été nécrophages et dévorait les cadavres, en particulier dans les périodes d’épidémies ou de guerre où les corps étaient ensevelis en grand nombre et à la hâte ou laissés sans sépulture.
J’ai personnellement fait l’expérience en Espagne, où je me suis rendu plusieurs fois pour étudier le loup sauvage, de pénétrer dans une tanière où une mère louve avait mis-bas. Lorsque j’ai commencé à ramper dans le trou elle s’est enfuie par un second passage et s’est contenté de m’observer à une centaine de mètres sans le moindre signe d’agressivité.

Comment intégrer le loup ?
Il faut d’abord définir quels sont ses principaux ennemis, on doit nommer les chasseurs qui voient d’un très mauvais œil l’arrivée de ce super prédateur en concurrence directe avec eux. Cette accusation ne tient pas la route comme on a pu le prouver dans diverses régions du monde où il a été étudié, en fait son action de régulateur écologique est très bénéfique. Il entretien les populations de gibiers en bonne santé en éliminant de manière à empêcher la dégradation de la flore, des forêts et des cultures.
Les autres ennemis sont les bergers qui vont profiter de sa présence pour lui mettre sur le dos toutes les attaques dont sont victimes leurs troupeaux. L’expérience prouve, que ce soit en Espagne ou en Italie que les vrais tueries ne sont pas le fait de loups mais de chiens errants, et qu’il est possible de protéger un troupeau contre le loup. Il faut que les bergers s’habituent à vivre à nouveau avec le loup et qu’ils forment des chiens de protection pour qu’ils soient opérationnels. Ceci sans tomber dans la sauvagerie gratuite comme en Macédoine où on capture des loups, qu’on entrave avant de faire attaquer les Charplaninatz, pour les « éduquer » à tuer. Pour dédramatiser la situation auprès des bergers, il faudrait enrayer la propagation des chiens errants (environ 50.000 en France), capturer et identifier par un collier électronique quelques-uns des loups suspectés pour suivre leurs déplacements, faire l’analyse scientifique des carnages (le loup égorge et prélève une bête ; les chiens éventrent et déchirent plusieurs bêtes, comme pris de folie, lorsqu’ils s’en prennent aux troupeaux), analyser les crottes ou poils trouvés sur place pour distinguer le loup du chien.

Portrait du loup :
Le loup est l’ancêtre du chien, il y a là-dessus un consensus scientifique. Domestiqué il y a des milliers d’années, il porte en lui toutes les possibilités génétiques qui ont permis de créer nos innombrables races de chiens, tant au point de vue de la taille que de la couleur du pelage. Son adaptabilité est grande et on peut le trouver dans tous les milieux (du froid arctique à –50°C) et à toutes les altitudes (du niveau de la mer jusqu’à 3.000 mètres).
Le loup atteint sa taille adulte vers l’âge d’un an et la maturité sexuelle vers 3 ans (le chien vers 1 an), la femelle ne présente qu’un seul œstrus par an (les chiennes 2 fois par an). La période de reproduction est limitée dans le temps et se situe de Janvier à Mars. Seuls le mâle et la femelle dominants s’accouplent, les autres femelles ne peuvent avoir un œstrus complet (castration psychologique). La louve dominante devient très agressive si une autre femelle essaie de se reproduire.
Les petits sont élevés par le groupe, ils apprennent le langage de la mère dès 3 semaines, en cas de danger le grognement de celle-ci les incite à se retirer au fond de la tanière. L’éducation est basée sur l’esprit de meute, la hiérarchie, la coopération, la camaraderie et la loyauté indispensables à la survie du groupe.

Le loup :
Territoire :
100 à 1.000 km2 par meute (12 individus en moyenne) selon la densité des proies.
Hurlements :
-          Il s’entend à plus de 10 kilomètres
-          Rare : toutes les 10 heures en moyenne – dure de ½ à 11 secondes
-          En général avant ou après la chasse
-          Chaque individu a une voix personnelle

Développement :
-          Une portée : en moyenne 5 louveteaux, entre 300 et 500 g
-          6 semaines : sevrage, sortent de la tanière
-          2 mois : déplacements
-          3 mois : pelage adulte
-          7 mois : début de la chasse en meute
-          3 ans maturité des mâles – 2 ans pour les femelles
-          prédateurs des louveteaux : Aigle et grand Duc
-          Mortalité 50 à 80%

Adulte :
-          Taille 60 à 95 cm au garrot selon la sous-espèce
-          Longueur 100 à 150 cm de long
-          Queue 30 à 50 cm
-          Pelage :
Blanc : loup polaire
Gris : Toundra
Noir : Amérique du Nord
Pâle : Inde
Brun : Amérique du Nord
Rouge : Mexique, Inde, Espagne, USA
-          Poids 18 à 70 kg (record loup des Carpates 1942 =96 kg) le plus léger : Inde, Arabe
-          Vitesse 64km/h en vitesse de pointe
-          Peut jeûner plusieurs jours ou ingurgiter 10 kg de viande dans la journée.
Selon la saison peut se nourrir : plantes, baies, champignons, herbes, excréments, etc.
-          Dorment 60 % du temps : ne pas brûler d’énergie dans une activité inutile
-          Mimiques faciales 60 chez le loup – 18 chez chiens nordiques
-          Mâchoires loup 15 kg/cm2 – chien 600g/cm2

Nombre de loups :
Canada : 55.000
Alaska : 7.000
Ex. URSS : 100.000
USA : 10.000
Italie : 1 loup pour 100 km2 (150 à 200 chiens errants)
Abruzzes : 200 à 300 loups
Espagne : 2.000 loups répertoriés en 1988 = 300 meutes
Portugal : 200 loups

Quelques croyances populaires sur le loup :
-          Sa morsure est venimeuse car il se nourrit de crapauds
-          L’herbe ne repousse plus là où il est passé
-          Le loup ne boit pas l’eau, il l’aspire
-          Il a les côtes en long
-          Ses vertèbres cervicales sont soudées, il ne peut tourner la tête
-          Il dort toujours un œil ouvert
-          Il y a toujours un chien dans une portée de loups, la mère va le tuer.

Nom scientifique = Canis lupus
Famille : Canidés
Genre : Canis, avec le coyote, le chacal et le chien (ils peuvent reproduire entre eux sans problème)

St. François d’Assise et le loup de Gubbio
Le saint à échangé son armure princière contre des haillons, il a taillé ses cheveux, il vit en homme libre et proclame qu’on est riche que si l’on dispose de tout ce qui donne du prix à la vie : l’amitié, la communication, l’humour, la joie, le rire... « donnez, il vous sera donné ! Pardonnez, il vous sera pardonné ! En 1224, il va appliquer ses principes au loup, car pour lui il faut vivre en harmonies même avec les prétendues fauves.
Un jour où il fait route vers Gubbio, on le prévient qu’un loup féroce dévaste la région, lorsqu’il le rencontre François se met a sa portée et lui propose un pacte « Bien que pour assouvir sa faim, je sache que tu as causé bien des maux... N’attaque plus les hommes, et ceux-ci respecteront ta vie... » Le loup tendit la patte et suivit le saint dans la ville comme un chien, il devint familier aux habitants de Gubbio qui lui offrirent à manger jusqu’à sa mort.

Le grand méchant loup :
Le petit chaperon rouge
Cette histoire a été écrite sous forme de conte pour enfant à la petite fille de Louis XIV en 1695. Il existe un vingtaine d’histoires similaires dont on ne connaît pas les auteurs et qui étaient racontées selon la tradition orale. Charles Perrault va la reprendre « j’ai dit que le loup-là, transformant son aspect pour inspirer l’amitié, cachant son regard torve et cupide, est devenu amical et attendrissant afin de s’attaquer uniquement à la vertu des jeunes filles vivant dans des lieux isolés, dont on avait trompé la confiance, révélant ainsi, à la fin, ses instincts. » En fait il s’agit de symboles basés sur la sexualité. Lorsque la jeune fille devient femme, la mère et la grand-mère doivent disparaître et elle doit « connaître le loup » c’est-à-dire faire son expérience sexuelle sous forme d’initiation.


 





 
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