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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
La domestication du loup 14/07/2007 [Lu 982 fois]
Du nouveau sur l'origine du chien...

La domestication du loup

Du nouveau sur l’origine du chien

Joseph Ortega

Nous avons des réponses plus précises sur la date de la cohabitation avec l’homme ainsi que sur celui qui est l’ancêtre de toutes les races de chiens, le loup.

C’est la manipulation génétique qui nous a permis la sélection artificielle des races, il y a seulement deux cents ans ; l’éthologie du chien domestique s’est adaptée, mais est-elle restée la même ?

Qui sont les canidés ?

- 300 millions d’années : le Lycaenops (reptile à tête de loup)

- 40 millions d’années : le Myacis (l’apparence d’une belette)

- il deviendra : - Hesperocyon (moins de 3 kg)

- Cynodictis

- Cynodesmus (l’apparence d’un coyote)

- 25 millions d’années : le Tomarctus (l’apparence du chien)

- 2 millions d’années : il y a division entre : - Canis Falconevie (ancêtre du chacal)

- Canis Etruscus (ancêtre du loup)

- 1 million d’années : le loup se sépare du coyote

- 100000 ans : le loup est apprivoisé

- 15000 ans : domestication et début de la sélection

6500 ans : on retrouve 5 groupes principaux de chiens : - digues

- chiens-loup

- lévriers

- braques

- bergers

La famille Canidae comporte 36 espèces : loups, chacals, coyotes, lycaons, dholas, chien de buisson, renard…

dix genres : canis, vulpas, cuon (Dhole), nicteveutes (chien viverrin), lycaon, chrysocion (loup à crinières)…

Le genre Canis : loups, chacals, coyotes, chiens. Ils ont le même nombre de chromosomes et peuvent reproduire entre eux.


Comment savons-nous que le loup est l’ancêtre ?

D’après les données génétiques, physiologiques, comportementales, morphologiques, sociales.

Peter Savolainen a fait une étude sur l’ADN Mitochondrial de 654 spécimens près dans la population canine et lupine, il en ressort que nos chiens seraient issus du loup d’Asie à partir de 3 souches différentes de femelles pour 95% des animaux étudiés.

Robert K. Whayne a démonté que le capital génétique des loups et des chiens était le même à 99,8%, ce qui signifie que seulement 0,2% sépare leur ADN Mitochondrial.

Selon Vila, la différence entre le loup et le coyote est de 7,5% (séparés il y a 1 million d’années). La date de la domestication se serait produite il y a 135000 ans à partir du loup d’Asie. Les ossements de chiens que l’on retrouve dans le nouveau monde ont les mêmes souches génétiques selon le système d’étude de l’horloge moléculaire, ils auraient pénétrés avec les ancêtres des indiens par le Détroit de Behring, il y a 12000 à 14000 ans.

D’autres chercheurs comme Jenifer Leonard, Federoff et Nowak appuient cette origine commune à partir du loup gris d’Asie il y a 100000 ans.

C’est donc entre 100000 et 135000 ans que se situe le début de la domestication, ce qui parait à priori en contradiction avec la découverte des plus anciens fossiles de chiens connus près de restes humains (14000 ans - site d’Ein-Mallaha en Israël). Il est probable que les ossements que l’archéologie a classé comme ceux de loup a des dates antérieure étaient déjà ceux de chiens.


Auto-domestication ou apprivoisement ?

A question qui reste posée, c’est de savoir comment a pu se réaliser cette approche de l’humain. Chacun y va de sa théorie comme Coppinger qui déclare que seuls les loups génétiquement prédisposés à la servilité auraient franchi le pas. En fait, il est plus que probable que tout a commencé par l’apprivoisement, grâce à la capture de louveteaux et au phénomène d l’imprégnation mis en évidence par K. Lorenz.

Les premières sépultures avec sites funéraires datent de 100000 ans. Le Neandertal va disparaître, il restera l’homme de Cro-magnon capable comme les loups de chasse sélective, l’alliance entre les deux espèces peut avoir eut lieu en diverses occasions.

Avec l’agriculture (15000 ans) l’homme va se sédentariser et abandonner la plupart du temps sa fonction de chasseur - cueilleur, le loup va vivre de plus en plus à l’intérieur du groupe, il n’est plus à la périphérie.

Progressivement, il va se distinguer de ses congénères sauvages, c’est ce que l’on nomme une spéciation sympratique (différenciation de population partageant le même habitat). Selon le lieu où il sera intégré dans le clan humain, quelquefois à des centaines de kilomètres, il va prendre une forme légèrement différente, c’est la spéciation allopratique (la différenciation en tant qu’espèce de deux population séparées par une barrière géographique).


L’influence de la domestication

L’homme a orienté celle-ci pour son profit en éloignant de plus en plus de l’origine sauvage, une sélection très éloignée de la sélection artificielle.

L’imprégnation

Mise en évidence par Lorenz en 1937, elle a été pratiquée depuis toujours, c’est la relation privilégiée avec le premier être en mouvement qu'il voit lorsqu’il ouvre les yeux pour la première fois. Chez les canidés elle va se prolonger par la relation sociale entre 3 et 12 semaines. Le louveteau va jouer avec les enfants et être allaité par les femmes comme le font les peuplades primitives de nos jours.

Les montreurs de loups au Moyen-Age savaient bien qu'il fallait les capturer avant qu'ils n’ouvrent les yeux.

La néoténie

Ce terme introduite par Killmann en 1883 signifie la tendance à conserver les caractères juvéniles par la domestication.

Le résultats, c’est que les chiens vont se comporter comme des louveteaux toute leur vie (chez les loups, la survie exige d’être sérieux à la maturité, vers 2 ans). Contrairement à Coppinger, je pense que c’est l’homme qui a sélectionné les loups sur leurs caractères néoténiques : pas d’agressivité, aspect de louveteau, se laisser nourrir et soigner jusqu’à devenir un « assisté » incapable de survivre seul, et bien sûr le goût du jeu (si intéressant pour la Méthode Naturelle !)

Les dispositions favorables

Comme les humains de l’époque les loups sont composés de groupes sociaux avec un leader et une hiérarchie, des interactions parents-jeunes qui commencent à la naissance et se prolongent jusqu’à la puberté, l’adaptabilité aux conditions d’environnement.

Le chamanisme

Le loup a été l’objet dès l’origine, comme chez les Indiens d’Amérique d’un culte totémique. Le chaman c’est « l’homme animal » médiateur des mondes occultes, vêtus de l’objet spirituel comme la peau de loup. Le loup a été l’animal psychopompe qui sert à guider les âmes des personnes défuntes, il est célébré et on lui fait des offrandes. L’homme peut même, par un processus d’identification, devenir un loup. Ces cultures sont transmises aux enfants par les histoires et les mythes, sans doute même jusqu’à aujourd’hui.


Les conséquences de la domestication

La sélection artificielle, faite de croisements sélectifs qui vont retenir les caractères phénotypiques qui auraient menés à la disparition en milieu naturel, va transformer le loup.

Certaines particularités étaient dans la génétique du loup comme les couleurs (blanc, gris, noir, etc.), les tailles sans exagération (du loup de l’Inde au loup arctique).

L’homme a manipulé et sélectionné sur les anomalies : un loup avec des pattes atrophiées, sans poils, avec un nez aplati qui empêche la respiration, avec des oreilles qui traînent par terre, n’aurait pas vécu longtemps…

Le chien est un loup juvéniles, il en a la morphologie (le crâne est plus petit avec un cerveau plus petit que chez le loup adulte, même chez les plus gros molossoïdes) ainsi que la psychologie et l’éthologie.

La transformation de l’environnement physique avec un territoire restreint, un habitat artificiel. Celui de l’environnement biologique comme la nourriture et la boisson en abondance, l’abri des prédateurs. L’environnement social avec d’isolement des congénères, de reproduction contrôlée, la présence permanente et l’influence de l’homme, a conduit à des transformations de l’éthogramme comme la mendicité. L’humain l’oblige à tenir le rôle de substitut d’enfant, de garde du corps, d’objet valorisant, au mépris de son bien-être et de son identité.

Le chien est un prédateur comme son ancêtre avec les mêmes besoins de prédation, d’interaction sociale avec les congénères, d’exploration de nouveaux territoires, etc. la vie qu'on lui fait mener la plupart du temps entraîne une souffrance psychique, des frustrations qui ont un effet néfaste sur le métabolisme et le système immunitaire. Le stress affecte le système nerveux et endocrinien, menant à la dépression, les stéréotypies (mouvements répétitifs), les maladies comme les cancers, les maladies cardiaques, la cataracte, l’épilepsie, que l’on rencontre également chez les humains (actuellement on étudie la cartographie du génome du chien car les thérapies génétiques fonctionnent très bien chez lui, par exemple pour les maladies neurologiques ou la dégénérescence de la cornée, ce qui pourrait être utile pour soigner l’homme). Pour comprendre cette sélection par la domestication on peut citer l’expérience de Dimitri Belyaev sur les facteurs qui y mènent.

A partir de 1959 il va étudier des renards argentés (renards roux) vivant en élevage. Voulant éviter la consanguinité et l’homozygotie il croisera les sujets de plusieurs élevage,s ensuite il sélectionna ceux qui présentaient une attirance vers les humains comme reproducteurs (10 à 15%), ceci sur un programme de 40 ans.

Les changements morphologiques :

- pelage pie

- oreilles tombantes

- queue enroulée

- crâne plus petit

- reproduction multipliée

- époque de mue allongée et décelée

Les changements psychologiques :

- moins de stress

- recherche du contact avec l’homme.


Si vous aimez les loups ne manquez pas de commander le roman « Entre chien et loup » qui retrace les aventures d’un super chien au milieu des loups. Joseph Ortega vous divulguera une partie de ses secrets concernant ses observations sur les loups sauvages et sur l’éducation canine. Ames sensibles s’abstenir…





 
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