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Les articles : Flair pistage et détection
Les chiens de catastrophes et leur formation 31/05/2017
Les chiens de catastrophes et leur formation
J. ORTEGA

Leur première utilisation date de la Seconde Guerre mondiale en Grande – Bretagne où ils aidèrent à retrouver les personnes ensevelies dans les décombres après les bombardements.
Avant eux, il y avait déjà le chien sanitaire pour retrouver les blessés après un engagement militaire, que le créateur du Berger Allemand, Von Stephanitz encouragea de toute ses forces. En 1954, les Etats – Unis, l’Allemagne de l’ouest, la Suisse, commencèrent à mettre en place des formations modernes. A cette époque la France a des “ projets ” mais personne pour les mettre à éxécution. A partir du Club Canin Briançonnais, un policier de haute montagne, François Rostolland, va créer le “ centre de formation et d’entraînement des chiens de recherche et de sauvetage ” à Briançon. Les premiers chiens formés seront de 3 races différentes un Boxer à Mlle. Philippe, un Dobermann à Mlle. Berardet, un Berger Allemand nommé “ Vox ” à François Rostolland. Grâce à leur efficacité, lors d’un sauvetage dans un immeuble effondré à Briançon, le directeur de la protection civile de Gap allait donner le feu vert pour le centre. Depuis, plusieurs pays se sont préoccupés de monter des équipes cynophiles et les humains du monde entier s’aperçoivent de l’utilité d’une telle formation. On sait la valeur indéniable de ces équipes qui ont permis de sauver des milliers de personnes dans le monde entier, mais on connaît peu de choses de leur préparation, d’autant plus que des querelles de clochers agitent les différentes écoles, en particulier en France...

La formation :
Nous ne parlerons pas de ce qui existe mais de ce qui devrait exister et quelle serait la formation idéale pour le maître comme pour le chien. Pour avoir participé à ce type de formation comme formateur, notamment en Belgique et en Suisse, je dois dire combien il est difficile de réunir tous les éléments nécessaires pour l’élaboration d’équipes opérationnelles et on se heurte souvent à des obstacles administratifs insurmontables.

Ceux qui ont les connaissances n’ont pas les pouvoirs de décision et ceux qui ont les pouvoirs de décision n’ont pas les connaissances...

Elle devrait comporter obligatoirement une sélection et une formation des maîtres tant d’un point de vue théorique que pratique. L’un ne va pas sans l’autre, et on trouve souvent d’excellents conducteurs qui ont des lacunes énormes sur le terrain par manque de connaissance, en France on a d’ailleurs tendance à privilégier le terrain au lieu d’accorder le même temps de formation pour les deux parties de l’enseignement.

La sélection des candidats devrait déjà permettre un tri sévère en accordant des points pour chaque élément positif : être un professionnel des secours (il faut être conscient qu’un civil même très motivé et grand connaisseur ne disposera jamais d’assez de temps et de moyens, alors qu’un pompier ou un gendarme est payé pour cela).

-          Avoir des qualifications : médecin, infirmier, secouriste, sportif, etc.
-          Avoir de l’expérience : 1) des services de secours et des catastrophes 2) du chien et de son emploi, etc.
Les qualités générales à rechercher :
-          Aimer les chiens
-          Etre volontaire et disponible à n’importe quel moment
-          Etre résistant et en bonne santé
-          Etre discipliné et organisé
-          Etc.
-         

Le programme théorique :
Une bonne pédagogie devrait alterner la théorie et la pratique, par exemple, le matin 2 à 3 heures de théorie, l’après – midi 3 à 4 heures de pratique.
Dans la théorie il y aura obligatoirement une partie relative à l’humain et une partie relative au chien.
Contenu : 1) l’humain :
-          Organisation des services de secours au niveau national et international (gestion et situation d’exception, mesures spécifiques, organisation générale des secours, etc.)
-          Les unités de sauvetage et de déblaiement (équipes de secours, méthode de détection et de localisation, les signes de danger dans les bâtiments lors d’une catastrophe, les décombres et les lieux de survie, les nœuds de franchissement, etc.
-          Les procédures radios (les différents moyens et comment les utiliser).
-          Premiers soins aux victimes
-          Psychologie de la personne ensevelie. Sociologie de l’intervention (les situations, les réactions de la victime, les relations chiens maître. Les problèmes de conscience).
2) Le chien :
-          Notions de zoologie canine et d’histoire du chien
-          Psychologie du chien
-          Le chien de sport et les qualités requises
-          Les lois d’apprentissage
-          Le maître (qualités et défauts, conditions d’apprentissage, communication avec le chien, etc.)
-          Le flair du chien (mécanisme de l’olfaction, les méthodes, l’influence du milieu, le déconditionnement, etc.)
-          Secourisme canin (Anatomie et physiologie, l’hygiène, l’entretien, premier secours)
-         

Le programme pratique :

Le chien
Les qualités générales à rechercher :
Il est évident, que des qualités du chien et des bases qu’il aura en éducation, dépendra la formation. Il faut détruire ici un mythe qui veut que cette apprentissage demande des chiens extraordinaires et que la formation longue et difficile est très compliquée. Par rapport à d’autres éducations, la détection est relativement aisée, ce n’est pas le chien qui est difficile à former, mais plutôt le maître. Lorsque le binôme est complet on obtient des équipes opérationnelles.
Les méthodes de formation basiques, disons « classiques », consistées à faire d’abord la recherche du maître, puis après x répétitions, on mettait un étranger à côté du maître pour l’association « recherche-étranger »…
Pour la désignation correcte avec aboiement et grattage il fallait retenir le chien et le conditionner  en l’excitant quelquefois pendant des semaines également…
Lorsque j’ai lancé la recherche directe avec l’objet de motivation,  immédiatement sur un étranger qui tient l’objet de jeu  qui déclenche la désignation correcte, à condition que la personne soit visible mais inaccessible, par exemple dans une cage comme un grand Vari-kennel, je suis passé pour un farfelu, à l’heure actuelle c’est cette méthode « naturelle », sans contrainte qui est utilisée !   
Disons qu’avec un chien ayant des acquis en obéissance et surtout une grande motivation sur l’objet de jeu, cette formation de base peut s’effectuer en une quinzaine de jours sans problème, quelquefois moins, alors qu’auparavant il fallait des mois. Après, il reste à travailler le « cheminement » dans un milieu stressant en se rapprochant des conditions opérationnelles.
 N’oublions pas que la détection, c’est la recherche d’un foyer d’odeurs dans une zone déterminée, ce qui est très facile pour le chien, le plus difficile c’est le milieu dans lequel il devra évoluer, qu’il devra apprendre à “ oublier ” pour faire son travail.
Les échecs dans l’apprentissage viennent à plus de 90% du fait que le chien a été mal choisi. Souvent le maître vient avec son chien présentant des défauts, ou bien il va chercher son compagnon, sans opérer une sélection.
Cette sélection devrait être encore plus draconienne que pour le maître, car le chien est l’élément – clé de la recherche en décombres, n’oublions pas qu’il ne s’agit pas d’un jeu ou d’un concours où on gagne une médaille, il s’agit de vies humaines.

Qualités physiques :
-          Taille et poids moyens
-          Sportif
-          Absence d’handicaps physiques ou physiologiques (dysplasie, luxation de la rotule, problèmes oculaires, insuffisance pancréatique, etc.)
-          Psychisme fort, résistant aux stress physique (chute de planches, coupures, gaz, etc.)
-          Endurance et capacité de récupération
Qualités psychiques :
-          Bien équilibré (sans agressivité, nervosité, timidité).
-          Sociable avec les humains et les autres animaux
-          Calme et discret, propre, ne quémandant pas la nourriture, etc.
-          Coopérant
-          Sachant maîtriser ses émotions : ni peur, ni affolement. Stress de transport (avion, camionnette bruyante, hélitreuillage). Stress de l’environnement (cris, bruits, odeurs, mouvements)
-          Capacité de concentration
-          Esprit d’initiative
-          Adaptabilité à tous les milieux
-          Eveillé
-          Attentif au maître sans en être trop dépendant
-          Apprentissage rapide
-          Régularité des réponses comportementales

Les sujets à éliminer :
Il est évident que cette sélection doit rester sans faille pour éviter un investissement en temps et un moyen financier qui se solderait par une inaptitude à la fonction.
-          agressifs, peureux, sensibles
-          obstinés dans l’erreur
-          lymphatiques
-          non socialisés
-          aboyant de manière incontrôlée, trop excitable
-          manque de volonté
-          manque d’initiative
-          distraits
-          ayant des tares physiques ou physiologiques
-         

Il faut rappeler qu’en situation, l’animal se verra confronter à des facteurs souvent inhabituels et que l’on ne peut tout prévoir à l’entraînement. Les transports sont souvent précaires ainsi que les moyens d’hébergement ou d’opération. Il faut compter sur le décalage horaire qui risque de perturber l’horloge biologique des chiens comme de leur maître, ainsi que tous les aléas d’une intervention réelle avec l’affolement qui règne en général sur les lieux d’un drame de cette dimension.

L’éducation de base du chien :
On peut la diviser en trois catégories distinctes qui s’imbriqueront au fur et à mesure de la formation :
-          l’obéissance : le rappel, marche au pied avec ou sans laisse, les positions, assis, couché, debout, le couché sous distraction, le refus des appâts au sol, le rapport d’objet, etc.
-          le franchissement d’obstacles et la résistance au stress : obstacles rigides ou en mouvement, bruit, fumée, odeurs fortes, la promiscuité des personnes et des chiens, les véhicules, etc.
-          la recherche et la détection : Recherche du maître ou des étrangers, désignation correcte des victimes.
-         

Le matériel :
Le maître comme le chien doit être protégé contre les agressions du milieu, car si l’un d’entre eux est blessé, il ne sert à rien de s’être entraîné pendant des jours ou d’avoir parcouru quelquefois des milliers de kilomètres, s’ils sont rendus inopérants dès le début de l’intervention.
Le maître : salopette, casque, gants, lunettes contre la poussière, chaussures de sécurité, trousse de secours.
Le chien : collier, objet de jeu pour récompenser les bonnes réponses et maintenir le pourcentage de capacité de détection, récipient souple pour l’abreuver, aliment énergétique, bottines de cuir ou de caoutchouc (beaucoup d’utilisateurs sont contre, pourtant avec une éducation adéquate le chien s’y habitue facilement, ce qui évite les blessures : tôle coupante, débris de verre).
Les méthodes pour la recherche et la détection :
On voit à nouveau se heurter les écoles quant au choix des méthodes à adopter, beaucoup se basent sur des a – priori qui ne sont pas fondés.
Il faut savoir qu’il n’y a pas de méthode universelle lorsqu’il s’agit de mettre en place une éducation canine et qu’il faut adapter celle – ci à l’individu. Le chien est un être vivant qui réagit en fonction de ses caractéristiques raciales, de son tempérament, de son vécu, des messages verbaux ou non verbaux qu’il capte de son maître.
Les règles de l’apprentissage basées sur les études en éthologie canine sont simples, ils restent pourtant à les appliquer avec a – propos. L’essentiel est de trouver une motivation importante pour mobiliser l’animal, afin qu’il comprenne qu’on désire le voir retrouver des personnes dissimulées à sa vue en utilisant son odorat. Au début on peut lui laisser voir les personnes se cacher, puis il devra effectuer sa recherche sans savoir où elle se situe. Alors comment lui donner envie de les retrouver ? Tout simplement en donnant un intérêt important à cette recherche, par exemple en demandant au maître d’aller se cacher alors qu’il est tenu par un étranger, puis en mettant une personne inconnue avec son maître dans la cache, enfin en lui faisant rechercher une personne inconnue, puis plusieurs. Si le chien est très motivé sur un objet de jeu ou le boudin de toile (motivé jusqu’à l’affolement), l’apprentissage s’en trouvera considérablement raccourci et on peut éventuellement brûler les étapes, en commençant par la recherche de l’étranger à vue, puis caché. Bien – entendu chaque découverte est récompensée, car il reçoit l’objet de sa convoitise.
En ce qui concerne la désignation correcte en grattant et en aboyant par exemple, il suffit tout simplement de lui interdire d’accéder à son objet au moment de la découverte, comme il ne peut l’obtenir, il va se démener et s’exciter. Un moyen tout simple sera d’utiliser au début de l’apprentissage une grande cage pour chien genre Varri Kennel dans laquelle se mettra la pseudo – victime et qu’on recouvrira de tôles ou de gravats de toutes sortes.
Le conditionnement définitif à mettre en place, c’est qu’il désigne correctement, que la victime soit accessible ou pas, s’il veut obtenir sa récompense. Il est évident qu’en fin de formation les victimes à découvrir n’ont plus d’objet de récompense, c’est le maître qui le détient dans sa poche pour l’octroyer à chaque réussite.
La formation du chien de catastrophe est un domaine trop vaste pour en faire le tour en quelques lignes, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une affaire sérieuse où les querelles de personnes ou de méthodes, le goût des honneurs, etc. doivent laisser le pas au but final, qui demeure l’utilisation de nos amies à quatre pattes pour tenter de sauver des vies humaines.
Concours pour chiens de catastrophe :
Des concours ont été mis en place par la F.C.I. (fédération Cynologique Internationale), ils sont en fonction depuis que le comité général l’a approuvé à Bruxelles les 15 et 16 décembre 1994 sous la dénomination “ IPOR Programme International de Sauvetage ” (International Prüfung Ordnung). Ceux – ci sont ouverts à tous les pays et à tous les chiens sans distinction de taille, de race ou de pedigree. On trouve des épreuves de pistage, de recherche en surface, de décombres, de chiens d’avalanche. L’âge minimum  requis est de 12 mois et il existe des niveaux de difficultés. Dans le niveau B, par exemple, le chien doit découvrir et désigner 3 personnes sur un terrain de décombres d’au moins 400 m2 en 25 minutes. Pendant le travail du chien, des manœuvres de diversion ont lieu : feu incandescent, bruits de moteur (groupe électrogène par exemple), coups de marteau, coups de feu, etc.
Ce programme est fait pour l’amélioration des races canines, comme le RCI, et peut permettre d’accéder, en plus de la classe travail, au titre de Champion International de beauté…
Des concours internationaux de ce type ont déjà eut lieu où plusieurs pays ont confrontés leurs équipes, il ne semble pas que la Société Centrale Canine ait pour le moment manifesté la volonté d’y participer. Contrairement aux autres pays, chez nous les professionnels  s’en sont accaparés (pompiers). C’est pourtant une bonne chose de pouvoir échanger des méthodes avec d’autres pays, tout en créant une saine émulation pour ces épreuves à vocation humanitaire. La Suisse par exemple, l’a bien compris et ce type de concours existe au niveau national depuis plusieurs années, ce qui a entraîné depuis les années 50 (le premier concours officiel s’est tenu à Thoune le 23 mars 1974) un grand nombre d’équipes maîtres – chiens à se dévouer à cette cause.

Voir dans le site le livre de joseph ORTEGA "LE FLAIR DU CHIEN"




 
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