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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
LE LOUP-GAROU . LA LYCANTHROPIE 29/07/2007 [Lu 21172 fois]
La lycanthropie est définie comme la métamorphose d'un être humain en loup...


Gravure d'une attaque de loup-garou à Strasbourg


Celui qui est transformé devient Loup-Garou.

On peut résumer en disant que la réalité de ces « loups-garous », peut avoir comme origine :
-         Lycanthropie : maladie psychiatrique de type paraphrénique où le sujet se prend pour un loup
-         Porphyrie : maladie héréditaire où le sujet a la peau rouge (pigments rougeâtres d’hémoglobine)
-         Intoxication avec des dérivés d’atropine, comme la Belladone (Atropa belladona) ou le Datura (Datura stramonium, utilisé pour les rituels initiatiques chez les indiens Algonquins, ou dans le Vaudou en Haïti), qui donne des troubles du comportement : troubles visuels avec dilatation des pupilles, rougeur de la peau, désorientation spatio-temporelle, hallucinations, amnésie…
-         Hypertrichose : appelé également hirsutisme, le sujet a des poils qui poussent de manière anormale partout sur le corps. Considérés comme des monstres issus du diable à l’époque.









Si pour les Grecs il s'agit de lycanthropes ou mormolycies, pour les Latins se sera Varios et Versipelles.

En bas-latin Gerulphus venant du francique wari-wulf (wari:homme et wulf:loup), en Saxon Garwall, Vere Wolf.
 
Selon LIttré " la locution loup-garou est donc un pléonasme où loup se trouve deux fois, l'un sous la forme française, l'autre sous la forme germanique"*

Anglais et Allemand: werewolf

Gâlou: gironde
Galouc ou garache: Vendée
Garelaut: Saône et loire
Gareloup: Yonne
Garewal: Normandie
Garu-lô: Alpes
Gherou: Sarthe
Laou- arraou: Meuse
L'brou: Indre-et-loire
Leberou: Creuse et Lot
Leperou: Lot
Leu voirou: Bourgogne
Lhieuberou: Dauphiné
Liberou: Dordogne
Louarat: Centre
Loucarouss: Basses-pyrénées
Loueroux: Picardie
Loup-berou: Berrichon
Loup-caroun: Gers
Loup creu: Brie
Pour Gaston Phoebus, Comte de Foix, il dira dans son traité de la chasse (1580)
que le nom de Garou signifie"gardez-vous". C'était en effet le cri lancé par les bergers lorsqu'ils apercevaient rôder un loup près des troupeaux.



Gravure de Granach au XVIe siècle


« Les Neures observent les mêmes usages que les Scythes (...) Il parait que ces peuples sont des enchanteurs. En effet, s'il faut en croire les Scythes et les Grecs établis en Scythie, chaque Neure se change une fois par an en loup pour quelques jours, et reprend ensuite sa première forme. Les Scythes ont beau dire, ils ne me feront pas croire de pareils contes ; ce n'est pas qu'ils ne les soutiennent, et même avec serment » »
 Hérodote (484-425 avant notre ère)

-"Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes. Devenu un loup, il conserve des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents; il est toujours l'image de la férocité" Ovide
 (43 avant notre ère à 17 après)

Dans la Bible l'exemple de Nabuchodonosor: " Il fut chassé du milieu des humains et mangea de l'herbe comme les boeufs, son corps fut trempé dans la rosée du ciel jusqu'à ce que ses cheveux croissent comme les plumes de l'aigle, et ses ongles comme les griffes des oiseaux".


Hérodote raconte que les Neuriens, en Scythie, se transformaient en loups certains jours de l'année.


Pline dit que parmi les hommes de la race d'Anthéus, il en était toujours un pour se transformer en loup.


Chez les Lacédémoniens les jeunes gens devaient pendant un an mener une vie de loup, vivre de rapines et tuer des hilotes.


Chez les peuples nordiques les guerriers s'identifiaient au loup et pratiquaient le meurtre et l'anthropophagie.



Un texte irlandais: Laignech Faelad: c'était un homme qui avait l'habitude de se changer en apparence de loup (faelad). Lui et ses descendants avaient continué de prendre la forme d'un loup, à volonté, et de tuer les troupeaux à la manière des loups. Il fut nommé Laignech Faelad car il fut le premier de sa race à prendre la forme d'un loup.

L'existence des loups-garous est attestée depuis l'antiquité. Le premier décret interdisant la lycanthropie est celui de Worms en 1025.


ILs sortaient la nuit pour s'attaquer aux troupeaux et aux hommes. Pour les chasser, il fallait recourir à des subterfuges magiques, tels que l'emploi de balles d'argent bénie dédiée à saint-Hubert. Selon l'église la bête était à l'intérieur du corps, sa peau était une peau de loup retournée, on l'écorchait pour la faire apparaître...


Un onguent composé de belladone, morelle furieuse, chanvre et pavot, une ceinture verte, un secret coupable permettait de devenir loup-garou.


Pour d'autres auteurs, selon Francis X. King, la transformation peut s'opérer en:

-buvant de l'eau recueillie sous les empreintes d'un loup
-mangeant de la viande provenant d'un loup féroce
-dormant à la pleine lune un vendredi
-portant une ceinture en peau de loup, ou en la peau tannée d'un criminel.

« Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d'eux dans la maison. Tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu'en vérité, ils eussent conservé la même nature qu'auparavant : ils hurlaient comme des loups, chacun d'eux sachant la signification de ce hurlement. » Saga germanique d'Egill


« Quand je me suis retourné vers mon ami, je vis qu'il s'était dépouillé de ses vêtements et qu'il les avait empilés au bord de la route... Il s'assit dans un cercle autour de ses vêtements, puis se transforma en loup ! ... Il poussa des hurlements puis s'enfuit dans les bois. ». Satyricon de Petrone

 


Les lycanthropes étaient condamnés pour pacte avec le démon, pour homicide et cannibalisme.


Selon saint Augustin: " Tirer l'âme raisonnable du corps d'un homme, et faire de ce corps un loup, un âne, un chien, est chose impossible, vu que ce corps a été créé à l'image de Dieu"
" Anima humana facta ad imaginem Dei, non dabit imaginem suam cani et porco"


En 1591 le tribunal de Cologne condamna, Peter Stumb qui avait dévoré 13 enfants, au supplice des tenailles et de la roue, à la décapitation et au bûcher


Entre 1598 et 1600, le juge franc-comtois Boguet fit condamner à mort 600 loups-garous.


En 1603, le parlement de Bordeaux va juger un jeune de 14 ans, jean Grenier, qui déclarait pouvoir se changer en loup-garou en mettant une peau de loup et se vantait d'avoir dévoré plusieurs enfants.


En 1600, Simon Goulard écrit: "Il va aussi vite que le loup, ce qui ne doit être trouvé incroyable, car ce sont les efforts du mauvais démon qui les façonnent à la guise des loups . En marchant, ils laissent sur la terre la trace des loups, ils ont des yeux affreux et étincelants comme les loups, étranglent les chiens, coupent la gorge avec les dents aux jeunes enfants..."


En 1605, Perrenette Gandillon fut massacré à coups de bâton par les habitants de Nezans, près de Moirans, car elle s'était absentée le jour ou un enfant fut dévoré par un loup qui avait "les deux pattes de devant en forme de mains".


Souvent le prétexte de l'épouvantable loup-garou sert à perpétrer des crimes sexuels, selon un article de 1829 sur le "loup-garou de la châtre": "un loup-garou, d'une grandeur démesurée, en parcourt les rues toute les nuits, et jette partout l'épouvante. (...) tout le monde la vu. il est partout; il est grand, il est noir, il a des yeux de feu; ses pieds sont crochus, sa queue est longue et touffue. Il attaque, il est attaqué: mais toujours il s'esquive. Il n'a tué ni mangé personne; mais il a terrassé beaucoup de jeunes filles auxquelles il s'adresse de préférence..."

Réalité ou légende

En 1615 le docteur de Nynauld écrit dans son traité "De la lycanthropie": "une maladie par laquelle un homme se croit devenir un loup", "une folie louvière", une "folie imitative"

Il est probable que les personnes atteintes de Porphyrie congénitale aient été étiquetées de lycanthropes. Pour leur apparence physique anormale (yeux, dents et urines rouges, peau jaunâtre, pigmentée et ulcérée, pilosité abondante) et leur comportement original (conduites bizarres avec sorties nocturnes) conduisaient à ce diagnostic.
Une affection génétique rare qui devaient surprendre pour son anormalité.
Symptômes psychopathologiques:
Accès maniaque ou dépressif, psychose schizophrénique, délirium hystérique, dépersonnalisation.
Délire de métamorphose corporelle en loup, avec sensation de pousse de poils, transformation des ongles en griffes, allongement des dents, etc.
Comportement: hurlements, morsures, marche à quatre pattes, activité sexuelle zoophilique, ingestion de viande crue, de sang, actes criminels possibles.
De nos jours ils sont soignés comme des malades mentaux.

Chez certaines tribus indiennes, on peut observer cette métamorphose, qu'on nomme psychose Windigo. Le sujet devient l'animal et agit comme lui. En général cela est du aux transes chamaniques à l'aide de champignons hallucinogènes.





Gravures du traité de physiognomonie de Ch. Lebrun et Morel d'Arleux, 1806


Un article complet sur la lycanthropie: http://fr.wikipedia.org/wiki/Lycanthrope



"Histoire et légende étaient souvent enchevêtrées, et c’est justement ce mélange curieux que nous venons de retrouver et que voici : en quête d’un acte dans les archives d’un greffe cantalien, nous avons découvert ce titre : Du 7 fructidor an IV. Transport du juge de paix et déclaration des témoins pour un enfant dévoré au lieu de Dixmaisons par un loup.

Chose curieuse, l’acte de décès, inscrit longtemps après, ne parla plus que d’une bête féroce : la légende avait mis son masque à l’histoire. Voici ce texte : « Le 7 fructidor an IV de la République, Une et Indivisible, à trois heures du jour, devant nous, Fumet Jean-Joseph, juge de paix du canton de Pleaux, écrivant Delteil, greffier, est comparu François Chaumeil, domicilié à Jauriac, qui nous a donné avis que ce-jourd’hui, environ midi, Pierre Artiges l’a instruit qu’un loup a enlevé et dévoré un de ses petits enfants, lequel n’a su signer. Sur quoi nous nous sommes transportés, assisté du greffier, accompagné du citoyen Vaissière, sur le lieu où gisait le cadavre, environ cinq heures du jour, où étant arrivé nous avons trouvé ledit cadavre la face tournée vers le ciel, qui nous a paru être âgé d’environ huit ans, dans le haut du bois de Falgère à la distance d’environ trois toises du petit sentier qui longe la colline ; nous avons remarqué que ledit cadavre avait été vivement attaqué et déchiré par la partie droite du corps ; il était habillé d’un pantalon de toile grise, d’une chemise et d’une veste de drap brun, et de suite avons requis le citoyen Naudet présent auprès du cadavre et le dit Vaissières d’en faire la vérification et de nous rapporter les causes de la mort, et lesdits citoyens (officiers de santé) nous ont rapporté que : 1° ledit cadavre avait été saisi à la gorge, qu’il a la trachée-artère, cartilage et muscles du .... coupés et déchirés ou emportés, l’aureille gauche pendante et à côté d’icelle un trou qui a percé une partie de l’os temporal ; 2° la glande machillaire (sic)aussi déchirée et emportée ; 3° enfin le cuir chevelu tout emporté, ce qui nous a paru être fait par les dents « ègues » d’un animal vorace, lequel a été la cause de sa mort ; lesquels ont signé avec nous. »

Nous faisons grâce aux lecteurs des dépositions des témoins, gens ayant entendu de grands cris dans les bois, enfants allant à l’école qui ont vu l’agression de leur camarade par « un animal de la grosseur d’un gros mâtin ». Les enfants se sont tous enfuis, « saisis de frayeur » ; le grand-père, lui, averti par ses petits-enfants, Marianne et Toinette, qu’une grosse bête venait d’enlever Janot » s’est mis à la poursuite de la grosse bête et ne l’a pas rencontrée. Passons.

Et voici que les habitants de ces curieux hameaux du « Bocage pleaudien » à qui nous demandions si l’on parlait encore de cette mort tragique nous ont paru faire de telles réticences que nous avons flairé la légende. « Voyez-vous, autour de cette mort, il y eut des choses si étranges ... Demandez plutôt aux vieux du village. »

L’ombre de l’homme-loup s’est présentée alors : le souvenir de tel monomane de la lycanthropie brûlé comme loup-garou au Moyen Age. La croyance aux loups-garous, qu’on a dit provenir de vieux rituels initiatiques, et qui remonte sans doute à la proto-histoire (il en est question dans divers auteurs latins, dans Virgile), a persisté jusqu’au XXe siècle. On sait que certaines familles passaient même pour se transmettre le sinistre privilège de parcourir la campagne la nuit, sous l’apparence de loups ou couverts de peaux de loups, en s’attaquant aux passants attardés, dévorant même les enfants.

 

    Elle a mangé tant de monde
    La bête du Gévaudan !

disait la complainte ; eux, les loups-garous, ont affolé tant de monde !

Or voici, in extenso, ce que les vieux des hameaux nous ont raconté : « Oui, c’est vrai, un enfant D ... a été dévoré le 7 fructidor : mais figurez-vous qu’une femme existait, dans le même village, qu’on appelait la Sorcière ou la Sainte du Bocage. Cette femme bizarre, personne ne l’avait vue manger. Jamais. Or un enfant (Janot, précisément) monta un jour au village et, tout ému, proclama : « Elle mange, elle mange, la Sorcière, je viens de la voir par le fenestrou au moulin de la Falgère ; la nappe est mise, elle mange un tas de bonnes choses et boit beaucoup en face d’un monsieur brun, magnifique, à moustaches pointues. » Le soir même, monsieur, la Sorcière monta et dit à la famille : « Attention ! Votre enfant en a trop vu, en a trop dit, surveillez-le bien, il pourrait lui arriver malheur. » Peu après, monsieur, le pauvre petit était victime de la bête. »

Et voilà. La légende a-t-elle mis longtemps à se greffer sur cette pénible histoire ? Des folkloristes spécialisés nous le diraient peut-être. Nos brutales réalités s’uniront-elles au fantastique dans les récits futurs ? Les loups-garous ont disparu, mais depuis la pacifique Lupa

 

    Qu’adoraient les Romains et dont les flancs velus
    couvaient les demi-dieux Remus et Romulus ...

l’homme a été si souvent un loup pour l’homme !"

Raymond MIL.

 

Le Chasseur Français N°625 Mars 1949 Page 346



 
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