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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Petite étude comparée entre chien et loup 06/10/2007 [Lu 4269 fois]


« Si tu parles aux animaux, ils te répondront, et vous vous connaîtrez mutuellement. Si vous ne parlez pas, vous n’apprendrez pas à vous connaître, et vous vous craindrez. Et ce que l’on craint, on le détruit »
Chef indien Dan George

Le chien est un loup domestiqué et le loup, un chien sauvage. Physiquement, en apparence, il peut y avoir d’énormes différences mais psychiquement, ils sont les mêmes. Le petit chihuahua de 800 grammes qui vit dans un appartement luxueux du 16ème arrondissement de Paris pense et ressent les choses exactement comme son ancêtre sauvage. Pour l’expression des instincts, on s’est amusé à comparer l’éthogramme (séquence comportementale) entre un loup et un chien lorsqu’ils mangent. Le loup sauvage abat sa proie, dévore ce qu’il peut puis il fait un trou dans la terre, y dépose ce qu’il reste de nourriture puis se met à recouvrir à grands coups de nez selon des mouvements concentriques. Notre chihuahua minuscule à qui on a donné un petit os à mâcher, après un temps de mastication, va faire comme s’il creusait la moquette, s’activant des deux pattes antérieures, il va poser ce qui reste de son nonos puis se met à tourner autour faisant mine de recouvrir de terre celui-ci par des mouvements concentriques du nez…

Les différences entre le chien et le loup

  • Chez le loup, la queue pend, celle du chien est souvent haute et incurvée.
  • Le loup a une glande pré caudale qui n’existe pas chez le chien (Hildebrand – 1952). Il semble que certaines races en possèdent une, on en trouve l’emplacement par la différence de couleur des poils qui s’y trouvent.
  • Les pattes arrière du loup avançant sur la même ligne que les pattes antérieures. Le chien place ses pattes arrière entre les traces laissées par celles de devant (Iljin – 1941).
  • Le crâne, l’angle orbital (angle compris entre une ligne horizontale tracée au plus haut du crâne et une autre au plus bas niveau de la cavité orbitale) : 40° chez le loup – 50 à 60° chez le chien.
  • La forme et la dimension du bulbe du tympan : Larges bulbes sphériques et convexes chez le loup, petits, compressés et plissés chez le chien.
  • Selon François de Beaufort, 93 % des loups de toutes origines géographiques en Eurasie, ont pour M1 (molaire), une longueur égale ou supérieure à 25 mm, et 7 %, une longueur de 23 ou 24 mm. Le loup a tendance à avoir de grandes carnassières puisque les longueurs de M1 sont proportionnellement fortes, même quand le crâne est court. Les rapports de longueur des carnassières supérieures aux tuberculeuses. Chez le loup, le rapport est supérieur ou égal à 1 alors que chez le chien, il est inférieur à 1.
  • Chez le chien, il y a un raccourcissement de la face, surtout au niveau de l’os maxillaire ; la rangée prémolaire peut subir une réduction de 20 % de la longueur et la rangée molaire de 5 à 10 % (Bökönyl – 1975).
  • Processus zygomatique de l’os maxillaire très écarté chez le chien, formant un angle aigu chez le loup (Schäme – 1922).
  • Protubérance occipitale externe moins saillante chez le chien.
  • Formation du stop (cassure du nez) chez le chien.
  • Yeux plus arrondis et dirigés vers l’avant chez le chien.
  • Capacité crânienne réduite chez le chien. Au moins 30 cm3 de plus chez le loup (150 à 170 cm3) (Klatte – 1913).
  • Le pied antérieur est plus grand que le postérieur, le talon est plus gros, plus large, plus détaché chez le chien, formant sur le sol trois petites fossettes. Chez le loup, le pied plus serré s’écarte moins, les deux ongles médians restent parallèles et serrés. Il faut néanmoins avoir l’œil exercé pour distinguer ses traces et ne pas les confondre avec celles d’un grand berger allemand, par exemple.
  • Le louveteau aboie comme le chien, pas le loup adulte, d’où l’hypothèse que le cerveau du chien correspondrait, en gros, à celui d’un louveteau de 4 mois (Budiansky). En fait, les louveteaux apprennent avec les adultes ; au début, ils sont maladroits et jappent en fausset, il leur faudra attendre d’atteindre 5 ou 6 mois pour pouvoir vraiment participer au chœur (wolf chorus) lors des howling sessions. Un moment privilégié où le groupe se soude, ce qui contribue à la survie. Le cri du loup qui retentit dans les collines ou au milieu de la forêt a contribué à alimenter une image négative, qui fait peur, alors que celui-ci est un langage pour communiquer. Nous savons que chaque loup a une voix différente grâce à l’enregistrement de sonogrammes, c’est par la diffusion de hurlements que l’on peut les attirer si on veut les observer ou les tuer…
  • La maturité sexuelle chez le loup survient vers 22 mois environ alors que chez le chien, elle peut commencer vers 6 mois, selon la race. Ensuite, il n’y a qu’une seule période de chaleur par an alors que chez nos chiennes, on en trouve deux. Par contre, la gestation est la même dans les deux cas, c'est-à-dire environ 63 jours. Chez les loups, il y a une limitation des naissances car seul le couple dominant reproduit. La femelle dominante empêche toute tentative de reproduction des autres femelles en leur manifestant de l’agressivité. Ce qui a pour effet, même si elles sont saillies, de ne pouvoir reproduire par blocage de l’oestrus. Le mécanisme physiologique de l’accouplement va créer des liens très importants dans le couple qui peuvent s’unir ainsi à vie (Mech). La mise- bas est en relation avec la durée d’éclairement et l’approche de la belle saison. Aux Etats-Unis, elle a lieu en Mars, en Europe (Italie, Espagne) au mois de Mai car il fait moins froid. C’est ainsi que les louveteaux ont plus de chance de s’adapter.
  • La meute : l’organisation sociale la plus développée du monde animal : Des liens sociaux très puissants unissent les membres du groupe, on peut les comparer à ceux qui existent entre le chien et son maître. Ils seront préparés au plus jeune âge par le baby-sitting, tous les adultes s’occupant des louveteaux. Les observations faites dans les régions du monde où il est encore en nombre, démontrent que dans environ 85 % des cas, il est en compagnie de congénères. Un loup solitaire, c’est un loup qui est condamné.
A l’intérieur du groupe, il y a plusieurs formes de hiérarchie :
1- celle qui s’établit entre les mâles
2 – celle des femelles
3 – celle des louveteaux
Le mâle leader domine tout le monde, son épouse domine les femelles et les louveteaux. Il y a coopération et division du travail, chacun a son rôle à tenir pour la survie du groupe. Contrairement à la plupart des chiens, lorsqu’il y a combat, c’est toujours de manière ritualisée, en effet, un loup blessé ne pourrait pas être utile au groupe…
  • Le régime alimentaire : l’estomac du loup peut assimiler plusieurs sortes de nourriture, en effet, il ne se nourrit pas que de viande. Depuis son plus jeune âge, ses parents et le groupe lui ont transmis les spécificités de la nourriture à chercher selon le biotope. Le loup de l’arctique n’a pas le même choix que celui qui vit dans la toundra ou en Europe. Il peut s’alimenter avec 2 Kg de viande par jour mais après une période de diète, il pourra en ingurgiter jusqu’à 10 Kg environ. Sa mâchoire très puissante a une pression de 150 Kg par cm2 alors que le chien le plus fort n’aura que 60 Kg par cm2. Le loup peut briser un os de fémur d’un élan de 400 Kg. Ses canines accrochent la proie, les incisives tranchent, les prémolaires et molaires vont couper, mastiquer et broyer. Sa mastication est sommaire, il mâche rapidement et avale de grosses bouchées, il a un système digestif adapté. Dans la proie, il dévorera tout jusqu’aux os. En général, il commence par les parties charnues puis par l’estomac (celui des herbivores contient des glucides, des vitamines, des sels minéraux que lui a du mal à digérer lorsqu’il mange des substances végétales). Dans son estomac, il sécrète un suc gastrique très actif pour dissoudre les os. Il a un intestin court par rapport à la longueur de son corps mais très musclé. Il lui arrive d’enterrer une partie de la proie, on dit que c’est pour se constituer une réserve de nourriture, mais la plupart du temps, ce qu’il enfouit, c’est ce qu’il digère mal : tendons, peau, os, … Par le mécanisme de la décomposition, il y aura les substances alcalines nécessaires pour une bonne digestion. Si l’on compare avec d’autres animaux, son estomac est 8 fois plus gros que celui du cheval et il sécrète 10 fois plus d’acide gastrique que la chèvre. Il peut rester une dizaine de jours sans manger mais lorsqu’il trouve une grosse proie, il reste sur place pour le dévorer, alternant sommeil et nourrissage, s’il n’est pas dérangé et s’il est près d’un point d’eau.
  • Les techniques de chasse : Dès l’âge de six mois, les jeunes suivent les adultes ; auparavant ils se sont accoutumés à se nourrir de ce que les adultes rapportent, y compris les proies blessées qu’ils apprennent à achever, c'est-à-dire quel est le bon comportement face à une proie et la bonne orientation de la morsure pour pouvoir être récompensés en se nourrissant. En général, si les proies sont suffisantes, les parcours empruntés sont les mêmes de génération en génération. Ils se font selon un ordre de marche avec le couple dominant en tête. En hiver, ils vont « à la queue leu leu » ne laissant qu’une seule trace dans la neige. Ils sont d’ailleurs souvent obligés de faire des expéditions de chasse de plus en plus loin car les proies se font rares. Les actions de chasse se passent dans le calme, comme s’il existait une concertation entre les individus. Le chef avance le nez au vent pour tenter de localiser une proie, il pointe le museau et immobilise parfaitement son corps. Le reste du groupe, sans avoir rien vu et même sans avoir flairé la proie, imite le leader. L’approche est lente et mesurée, à contre vent. S’il s’agit d’une grosse proie, chaque individu du groupe sait instinctivement quel poste il doit occuper et quel rôle il devra jouer. S’il s’agit d’un troupeau, il faut qu’ils puissent évaluer différents paramètres. Dans le cas de bêtes d’élevage comme les brebis, il faudra détecter la présence de chiens de conduite ou de protection ainsi que celle du berger. Ensuite, que ce soit des caribous ou des chevreuils, il faut qu’ils observent rapidement afin de sélectionner la bête la plus faible ; si le choix est difficile, il faudra attendre le test de poursuite. En général, c’est le chef qui lance la chasse, soit ciblée sur un sujet particulier, soit sur le groupe afin de mettre en évidence celui qui a un quelconque handicap (âge, maladie, blessure, jeûne, etc…). Il y a alors plusieurs stratégies qui exigent une parfaite coordination : soit la chasse avec relais où tout le groupe poursuit la proie, chaque individu prenant la tête à tour de rôle ; soit le chef lance une poursuite latérale pendant que le groupe agit de même de l’autre côté de la proie ; soit c’est la meute qui poursuit entraînant celle-ci vers un endroit où le leader est posté, etc.… Ils peuvent également faire des chasses individuelles, en particulier au printemps ou en été lorsque les proies sont abondantes, comme les lapins, les lièvres, les souris et mulots, les taupes, canards, écureuils, poissons, grenouilles et escargots. En Europe, il peut être attiré par des proies faciles, surtout si il n’y a aucune dissuasion, c'est-à-dire les troupeaux domestiques de moutons, chèvres, chevaux, oies, etc.… Parmi les grandes proies, on peut citer par ordre de préférence : Chevreuils, sangliers, chiens, ânes, cerfs, renards, brebis, cheval, porc, bovins, … Il ne dédaigne pas les fruits, les baies et les champignons, les insectes… C’est dire combien sa nourriture est éclectique ! Quant aux cadavres d’animaux, contrairement à l’abondante littérature sur le « loup fossoyeur », il est très rare de le voir les ingérer, sauf en cas de disette extrême. Lorsqu’il est proche de la civilisation, il lui arrive, par contre, d’aller se restaurer dans les décharges publiques. Dans les Balkans, on le voit même déambuler dans les rues des villes pour aller faire les poubelles en pleine nuit aux côtés des chiens errants. Pour illustrer le fait que le loup peut se contenter de peu de choses et négliger les troupeaux sauvages ou domestiques, on ne peut omettre de citer l’expérience de Farley MOWAT, naturaliste canadien, qui avait été chargé par le service de la vie sauvage du Canada de prendre la mesure de la destruction des caribous par les loups. Il se rend donc dans les Barren Lands, district de Keewatin et observe le comportement des loups. La conclusion de son enquête va faire l’effet d’une bombe : Les loups peuvent se nourrir uniquement de souris pour survivre. Il prouvera également que l’examen des carcasses de caribous abattus par les loups sont toutes celles de bêtes malades, vieilles, affaiblies, alors que les chasseurs, eux, ne tuent que les bêtes saines. Le loup ne tue jamais pour son plaisir comme l’humain. Lorsqu’il poursuit une proie, il est d’une prodigieuse endurance physique, même s’il faut tenir pendant longtemps une vitesse moyenne de 25 à 30 Km/H. Si le caribou poursuivi rentre dans un troupeau, il sera retrouvé sans erreur ; c’est ce que l’on demandera, plus tard, à ses descendants les chiens de berger.








 
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