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Les articles : Articles Divers
Le mordant sportif-quel avenir? 31/01/2008 [Lu 5389 fois]
L’initiation au mordant sportif :
J. ORTEGA


Il faut d’emblée préciser que le mordant sportif issu il y a une centaine d’années environ des chiens de guerre et de police, est une pratique sportive comparable à l’obéissance ou au pistage. Elle a été maintenue par les Clubs des races soumises au travail afin de sélectionner les meilleurs reproducteurs(une réflexion devrait s'imposer à eux à l'heure actuelle), ceux qui possèdent des qualités de courage, en aucun cas on ne devra confondre celle-ci avec celle d’un chien de défense sur civil.

On peut même ajouter que cette discipline de travail lorsqu’elle est bien mise en place, rend les chiens beaucoup plus calmes et équilibrés, tout comme le sport de combat pour les humains. Voyez-vous beaucoup d’agressivité de la part de notre Champion national de Judo, David Douillet ?


Petit historique du mordant sportif
Dans l’antiquité le chien a été utilisé à la guerre, soit pour effrayer l’ennemi (molosses), soit pour la recherche (pisteur), soit pour le combattre aux côtés de leurs maîtres. Cette utilisation du chien par les Romains, les Grecs où les Molosses (habitant d’une contrée de l’Epire) s’est poursuivie au fil des années dans ce qui allait devenir l’Europe mais sans technique et sans véritable méthodologie de dressage, on peut citer pour exemple la sinistre histoire de ces Dogues que la ville de St. Malo, lâché autour de la ville la nuit, dès 1125, pour écarter les vols dans le port. Une utilisation de chien de guet qui allait se terminer mal puisqu’en 1770 un officier de marine fut déchiqueté par eux.

Il faudra attendre la première guerre mondiale pour voir des spécialisations se préciser et une amorce de sélection et de dressage adaptés. Avec l’avancement du chemin de fer les chiens de berger et de bouvier allaient progressivement perdre leur emploi, c’est alors que des cynophiles avertis eurent l’idée d’utiliser leur intelligence, leur flair, leur instinct de garde. On peut prendre comme modèle deux races très connues comme le Berger Allemand que le créateur de la race, le capitaine Von Stephanitz, allait diriger vers l’armée d’abord comme chien sanitaire pour retrouver les blessés puis comme chien de guerre ou, le Rottweiler, ce chien de boucher de la ville de Rottweil qu’on utilisera comme chien de trait pour le transport des munitions puis également comme chien de guerre.

Ces chiens étaient déjà employés comme chien de patrouille par la police et des concours reproduisant les conditions du service dans la ville contre les malfaiteurs vont avoir lieu dès 1901.

Au commencement de ces compétitions, où participaient essentiellement des équipes cynophiles de la police, de la gendarmerie ou de l’armée, les chiens ne mordent pas lorsqu’il s’agit d’appréhender un malfaiteur, on leur apprend à saisir la jambe de la personne entre leurs pattes, c’est en 1885 qu’a lieu la première démonstration mordante sur un costume grossier fait de sacs de charbon, de paille et de laine. En 1907 dans ces concours comprenant des attaques mordantes, ceux qui sont chargés de faire mordre et de simuler le malfaiteur sont appelés « apache ». En 1960, le costume ne pèse plus que 30 kg avec double protection. En 1968, le poids sera réduit de moitié. A l’heure actuelle il peut faire environ 8 kg grâce aux nouveaux matériaux synthétiques.

Depuis le début des années 1900 les concours qu’on appelle « concours pour chien de défense et de police », en référence aux premiers utilisateurs ont été ouverts aux civils.

Voilà déjà quelques années que le mordant est devenu une épreuve sportive qui n’a plus rien à voir avec celle qu’en font les fonctionnaires de police. Depuis la loi de 1999 sur les chiens dangereux les démonstrations de défense ou chien d ‘attaque a même été bannie du vocabulaire des règlements ou des titres de Clubs d’éducation canine.

De nos jours si vous désirez pratiquer le mordant sportif avec votre chien vous avez le choix entre différents programmes :

 le RCI (Règlement Concours Internationaux), un programme commun pour une quarantaine de pays qui comprend des épreuves d’obéissance, de pistage et de mordant. Issu du programme allemand Schutzhund, il sert à la sélection des reproducteurs en Allemagne.

Le Mondioring. Tiré en grande partie du Ring Belge, il est actuellement à l’honneur dans quelques pays. Une de ses particularité c’est que celui qui fait mordre ne touche jamais le chien avec son bâton.

Le Ring c’est le programme national basé sur des épreuves mordantes, des sauts athlétiques, quelques exercices d’obéissance.

Le Campagne. Un programme français également avec des épreuves de flair, de l’obéissance et du mordant. Sa particularité, c’est la mise en valeur des qualités d’initiative du chien.


La loi et le mordant :
Il faut préciser que seules les races soumises au travail qui sont sur la liste de la Société Centrale Canine peuvent faire du mordant. Les chiens sans papiers et les autres races n’y ont pas droit.

Le mordant ne peut se pratiquer que dans un Club habilité et par une personne possédant le Certificat de capacité au mordant ou en présence d’une personne possédant le certificat de capacité au mordant.

La détention de matériel utilisé pour le mordant comme un simple boudin de toile ou une manche ou un costume spécial répond également à l’exigence du certificat de capacité.


Qu’est-ce que le mordant ?

Un instinct :
Tous les canidés ont dans leurs génes l’aptitude au mordant de leur ancêtre le loup, n’importe quelle race de la plus énorme à la plus petite.

Le chien est un prédateur dans son mental, même si l’homme a transformé son apparence extérieure.

L’instinct de survie est basé sur l’aptitude à capturer des proies, c’est-à-dire repérer, poursuivre, attaquer et mettre à mort. Observez un chiot allongé dans votre jardin, lorsqu’il voit une feuille d’arbre tomber et glisser sur l’herbe, poussée par le vent, il va se lever et tenter de l’attaquer. Prenez un petit bout de chiffon attachez-le au bout d’une ficelle et faites passez ça au milieu d’une portée de chiot, automatiquement les plus hardis vont se mettre en quête pour le saisir.

L’instinct de proie devra donc servir de base à cette initiation.


Une sélection génétique :
Certaines races ont été sélectionnées par l’homme pour que cet instinct soit sublimé soit dans le but de la poursuite ce qui sera le cas du Lévrier qui chasse à vue, soit dans le but de combattre comme pour les Terriers qui doivent être aptes à affronter dans une galerie sous terre un Renard ou un Blaireau, soit dans le but de défendre un lieu, une personne, un autre animal, un objet, ce qui sera le cas des chiens de protection de troupeaux comme les bergers ou les bouviers.


Un apprentissage :
Dans la nature les canidés doivent apprendre dès le plus jeune âge qu’elles sont les techniques de prédation les plus efficaces par rapport aux proies qui se trouvent dans leur biotope. Chez les loups on trouve des meutes spécialisées dans la chasse aux rennes, d’autres aux lapins, d’autres aux bœufs musqués, etc.

C’est avec les parents et le groupe qu’ils vont apprendre, d’abord en observant, puis en imitant jusqu’à la maîtrise parfaite du bon comportement.

Chez nos chiens domestiques c’est l’homme qui va orienter cet instinct par rapport au contenu d’un règlement de concours ou celui d‘un test mis en place par le Club de race (jamais par rapport à la défense réelle d’une personne ou d’un lieu comme cela se pratiquait autrefois).


Quels sont les critères d’un bon mordant ?
Toujours par rapport à une activité uniquement sportive, comme dans tous les sports de combat on va travailler la technique. Le jeune chien doit être, dès le départ de l’apprentissage, préparé afin d’avoir plus tard la meilleure maîtrise possible des comportements recherchés dans le règlement de la compétition.

On aura donc à lui inculquer dans l’ordre :

La rentrée dans la toile

La prise en gueule

La combativité

La résistance au stress (coup de feu ou coups de baguette)

Le courage

La cessation à l’ordre du maître

La vigilance pour surveiller l’homme

La sagesse et l’attention pour la conduite de l’homme

L’aboiement à la découverte de l’homme


Le rôle de l’homme assistant :
C’est le véritable artisan de la qualité de mordant du futur chien de concours, un bon homme assistant fait le bon chien de mordant.

Nous avons vu qu’il était appelé autrefois Apache, puis malfaiteur, agitateur ( au Canada), Piqueur ( en Suisse), Homme d’attaque,  Figurant (Pays de l’Est), mannequin, etc

Jusqu’en 1999 où suite à la loi sur les chiens dangereux il a été nécessaire de supprimer sur la recommandation de la Société Centrale Canine, le mot « attaque », d’où la nouvelle appellation d’homme assistant.

Il faut savoir que n’importe qui ne peut faire un bon homme assistant, cela exige des qualités sportives d’endurance, de rapidité, de maîtrise des gestes, une bonne résistance musculaire, avec également une intelligence de l’action pour tenter de penser comme le chien, savoir anticiper une dérobade, motiver les plus jeunes en leur faisant croire qu’ils sont des lions.

Il y a l’homme assistant de concours qui applique à la lettre sous les directives du juge le règlement de la compétition dans laquelle il exerce. Son but c’est de tenter de travailler de manière homogène pour chaque chien qui passe, afin que le meilleur d’entre eux ressorte, cela se ressent particulièrement dans le programme RCI créé au départ pour la sélection des reproducteurs.

joseph ortega
Joseph Ortéga pour un stage RCI en Pologne. 
Avoir l'air menaçant pour éprouver le courage, mais ne jamais être dangereux pour le chien!



En Concours :

Pour être homme-assistant de concours il faut se former dans un Club d’éducation canine sans but lucratif (environ 1000 en France) auprès des moniteurs expérimentés. On commence à apprendre à tenir debout dans le costume malgré le mordant d’un chien aguerri (en général on utilise au début un chien qui a été mis à la retraite de la compétition mais qui possède toujours un excellent mordant, tout en ne risquant pas d’être « cassé » par un comportement maladroit de l’homme. Ensuite on doit savoir endurer le port du costume malgré la chaleur ou les mouvements rapides, pour cela il faut faire du footing ou des exercices physiques malgré la toile qui enserre le corps. Il faut dire qu’à l’heure actuelle c’est presque un survêtement un peu épais, ce qui n’a rien à voir avec l’épaisseur de cuir couvert d’une épaisseur de toile, d’un poids de 30 kg environ qui nous faisaient ressembler à des chevaliers en armure.

On l’initiera aux subtilités du règlement et au respect du chien, à l’écoute des ordres du juge, etc. Enfin après 1 ou 2 ans de formation, les responsables du Club vont lui demander de se présenter à une sélection officielle organisée par la commission d’utilisation Nationale de la Société Centrale Canine.

En cas de réussite, il pourra officier en concours dans la discipline pour laquelle il a été sélectionné.


A l’entraînement
C’est là un rôle beaucoup plus difficile, certains homme-assistant préfèrent de beaucoup préparer les jeunes chiens, aider à améliorer les prestations des chiens de concours plutôt que de servir en compétition. A l’entraînement il faut faire preuve d’énormément de psychologie et s’adapter au chien que l’on a en face, dans tous les cas il doit sortir vainqueur de la confrontation si on veut qu’il s’améliore. Un travail très gratifiant qui permet de voir évoluer grâce à la technique employée le jeune chiot de 2 mois jusqu’au moment où il sera peut-être  finaliste du Championnat de France ou du Championnat du Monde.


L’éducation du chien de compétition :
Progression type en trois mois

1 Excitation avec menaces de la main ou avec le chiffon sans toucher le chien

2 Excitation avec menaces-Mordant en fuyante sur le chiffon qu’il doit garder

3 Excitation avec menaces –baguette qui claque. Mordant en attaque latérale avec le boudin de toile qu’il doit garder.

5 Excitation – Pour attaquer il doit passer dans une zone préparée (portique avec tôles, bidons, toiles, tubes suspendus qui touchent son dos). Mordant sur le boudin qu’il garde.

6 – Excitation – Pendant le mordant sur le boudin, il passe sous la zone préparée. Il garde sa proie.

7 – Recherche – Aboiement à la découverte de l’homme caché. Dès qu’il aboie, mordant en fuyante. Il garde sa proie.

8 – Manche ou jambière selon le programme choisi. Menace et contact avec la baguette. Il garde sa proie.

9 – Manche ou jambière – Attaque en laisse, l’homme d’attaque fuyant à reculons. Il garde sa proie.

10 – Mordant – Notion de cessation de l’attaque en déviant l’attention, au moment de l’ordre d’arrêt « X, halte ! » Le moniteur doit cesser tout mouvement. Dès que le chiot à lâché, on fait mordre à nouveau et on lui laisse sa proie qu’il peut emmener à la voiture.


Phase 1

On attache un bout de chiffon ou un petit boudin à une ficelle dans le but de solliciter chez le chiot un intérêt pour cette chose qui bouge, l’instinct de proie faisant le reste.

Le maître tient son chiot avec la laisse fixée au collier, le moniteur arrive en faisant glisser sur le sol sa proie imaginaire devant le chiot, dès que celui-ci s’approche il fait bouger son chiffon, au bout de quelques secondes il laisse le chiot s’en saisir et tire en douceur sur sa ficelle.

Au bout de deux ou trois séances, lorsque le chiot démontre un intérêt certain en aboyant et en tirant sur sa laisse pour s’emparer du chiffon, le moniteur commence à faire tournoyer celui-ci comme pour le dressage des faucons. Le chiffon doit venir à chaque tour frôler le nez du chiot qui va s’exciter davantage. Au bout de quelques révolutions de la proie on le laisse l’attraper et tirer dessus, c’est le moment pour le moniteur de passer sa main libre au dessus de la tête du chiot ou de le caresser tout en donnant de l’autre main des petits coups sur le chiffon. La ficelle permet d’être à distance du chiot qui doit apprendre à ne se focaliser que sur la toile, il commence à comprendre que ce n’est pas l’homme qu’il faut attaquer mais le tissu. Le fait de faire bouger le tissu permet de lui faire maintenir la prise car son instinct lui dit que la proie est vivante.


Phase 2 :

Cette fois la proie est tirée derrière le moniteur, le maître suit son chiot qui veut s’en saisir. Dès qu’il l’a en gueule le moniteur vient latéralement pour passer une main au-dessus de la tête pendant que l’autre main maintient la pression.


Phase 3

Le chiffon est tenu plus près, le moniteur va associer la présentation de la proie avec » une baguette de roseau fendu qui claque autour de la tête du chiot dès qu’il est en prise.


Phase 4

Il n’y a plus de ficelle, le chiffon est tenu à la main, l’excitation se fait grâce à la baguette. Le moniteur au lieu de rester sur place ou de fuir va venir vers le chiot latéralement et au passage celui-ci va prendre le chiffon en gueule. On peut passer au petit boudin adapté à sa mâchoire.


Phase 5

Maintenant le chiot commence à se passionner pour ce jeu, comme il le ferait pour une balle, son objectif c’est de gagner (renforcement positif), il doit donc faire abstraction de tous les bruits, mouvements ou contacts sur son corps. On prépare donc un couloir à stimulations d’où pendent des bouteilles vides en plastique, des banderoles, des tuyaux en mousse. Une fois excité par le moniteur, il doit suivre celui-ci au milieu de ces objets divers qui touchent son corps ou font du bruit, s’il veut s’emparer du boudin de toile.


Phase 6

Cette fois, le moniteur le fait mordre avant de pénétrer à reculons dans le couloir à stimulations. Il doit s’arranger pour maintenir une certaine tension dans le boudin de toile afin que le chiot place au second plan l’effet de stress du matériel environnant.


Phase 7

Le moniteur va se cacher dans un bosquet ou dans une cache faites de tôles. Le maître arrive avec le chiot en bout de laisse, le moniteur reste immobile tout en émettant des cris ou en faisant bouger sa baguette, ce qui aura pour effet d’exciter le chiot qui veut sa proie comme il ne peut l’atteindre il se mettra à aboyer. Au début dès le premier aboiement on lui offre sa proie, puis en attendra de plus en plus.

L’aboiement peut être préparé par le maître avec la balle de jeu, si le chiot la veut il doit aboyer, ensuite celle-ci peut être donnée au moniteur qui pratiquera de même au fond de sa cachette.


Phase 8

Selon le programme choisi par le maître, en RCI on orientera le mordant vers le haut puisque plus tard il aura lieu sur une manche, en Ring on orientera vers le bas s’il doit mordre aux jambes du costume.



Cette fois le chiot est assez aguerri pour que la baguette vienne caresser son dos pendant qu’il est en prise.


Phase 9

Le moniteur peut faire face au chiot tout en reculant, le maître laisse tirer son chiot jusqu’au contact avec mordant. Il faudra progressivement accélérer le recul pour obtenir des percussions dans la toile.


Phase 10

Maintenant que l’on a un bon mordant, une bonne résistance au stress, une bonne rentrée dans le tissu, on peut commencer à lui inculquer la notion de cessation du mordant. Pour cela on va se servir d’un transfert d’intérêt et utiliser quelque chose qui le motive fortement comme la balle de jeu. On le fait mordre, à un moment le moniteur pour la première fois va cesser tout mouvement et maintenir une immobilité absolue de la toile et de son corps, le maître doit donner l’ordre à mémoriser pour plus tard par exemple  « X, Halte ! » et présenter devant le nez du chiot la balle. Dès qu’il lâche la toile on la lui lance. Par la suite c’est le moniteur qui prendra le relais avec la balle comme pour l’aboiement. Pour les chiens qui ne sont pas intéressés par un jouet on utilisera une récompense alimentaire, dans tous les cas on évitera d’employer la brutalité.

Il est évident que dès qu’il a lâché, on doit le faire mordre à nouveau et le laisser partir avec son maître en gardant la toile.


Le matériel d’initiation au mordant

Pour le chien :

- Collier en cuir ou en nylon, collier à chaînette en position non étrangleur.

Si le chien tire sur la laisse car il veut attraper sa proie, la pression exercée au niveau de sa gorge est importante on préconisera donc soit un collier en cuir assez large soit, ce qui est l’idéal, un harnais de mordant qui va répartir les pressions sur les épaules.


- Une laisse en cuir plutôt qu’en nylon, ce qui fera beaucoup moins mal aux mains. Sa longueur doit être d’au moins 3 mètres afin de pouvoir jouer sur le contact avec l’homme, le maître étant éloigné (afin de préparer les attaques à distance plus tard).


Pour le moniteur :
- Sac de jute : pour les jeunes chiens, il permet par sa texture d’enfoncer correctement les dents. A l’heure actuelle on utilisera tout simplement une serpillière.

Toile de lin : pour les plus grands

Pièce de cuir, en travaillant sur un carré de cuir souple qui a l’apparence d’une toile, le chiot qui sait déjà ce que signifie le mordant va apprendre à serrer sa prise. Il ne peut enfoncer les dents, donc il n’y a qu’en serrant fortement la mâchoire qu’il pourra éventuellement gagner la proie et l’emporter.


- Boudins de toile de différentes tailles avec des formes plates ou arrondies.


- Manche souple de protection

Baguettes et bâtons de différentes formes qui font des bruits différents. Rappelons qu’il ne s’agit pas de faire mal au chien mais de l’accoutumer à différentes manipulations d’objets au-dessus de sa tête et sur son corps lorsqu’il est en prise.

- Elastique solide qui permet d’attacher le harnais du chien à partir d’un point fixe. Lorsqu’il va chercher à attraper la toile il est obligé de tirer sur l’élastique avec force et lorsque il saisit sa proie il doit serrer sinon il est éjecté en arrière et perd la partie. Une technique qui sert à lui faire acquérir la rentrée dans la toile, « percutante » (dès qu’on enlève l’élastique, il va se précipiter comme s’il devait forcer, comme il est libre il arrivera très vite), d’autre part il va apprendre ce que l’on nomme la « prise en gueule », c’est-à-dire saisir avec l’ensemble de la mâchoire et non qu’avec les crocs et verrouiller pour ne pas que ça glisse…


L’avenir du mordant :
Il est probable qu’il va disparaître dans les années à venir, à l’allure où vont les campagnes antichien, suite à des accidents malheureux (avec des chiens n’ayant jamais fait de mordant sportif !).
Pour les gens qui ne connaissent rien au chien, si l’un d’entre eux mord, même pour s’amuser (un chiffon, un jouet, la veste du maître), c’est qu’il est dangereux. C’est ce que certaines personnes se plaisent à dire et à écrire dans les milieux « autorisés » de soi-disant « spécialistes » : vétérinaires, comportementalistes, responsables de clubs de race, éleveurs…
Si le mordant n’existe plus pour les chiens de sport, il ne restera que ceux de l’administration et de l’armée pour pouvoir le faire.


 
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