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Les articles : Races canines
Le Bouvier Bernois 06/03/2008 [Lu 2643 fois]
Le Bouvier Bernois
J. ORTEGA
Le plus beau et le plus connu des Bouviers Suisses, il pourrait être l’emblème du pays.
Le Bouvier Bernois est l’un des quatre Bouviers Suisses, ses cousins sont : Le Grand Bouvier Suisse, L’Appenzeller, et l’Entlebucher.
On a retrouvé en Suisse les restes de chiens vivant dans les cités lacustres il y a 5.500 ans. Un crâne de ce fameux “ canis palustis ” peut d’ailleurs être observé au museum d’histoire naturelle de Berne. Dans ce musée on trouvera la Fondation Albert Heim, l’un des créateurs de la race, qui contient une collection de crânes de chiens et une bibliothèque cynologique due au zoologue et cynologue, Théophile Struder.
A partir de ce chien des tourbières et du brassage des populations canines de passage, comme ces molosses des légions romaines qui sont restées dans le pays près de 3 siècles, allaient s’élaborer les Bouviers Suisses ainsi que le Rottweiler d’ailleurs.
Sur une lampe en terre cuite de cette époque découverte à Vindonissa, près de Windisch on peut voir dessiner un chien de type molossoïde ressemblant fort à un Bouvier.
Jusqu’en 1890, le seul chien Suisse de montagne reconnu officiellement était le fameux St. Bernard bien plus imposant, pourtant la Société Canine Suisse avait été fondée en 1833.
Notre Bouvier Bernois était chien de ferme appelé comme les autres “ chien de vache ” ou “ küherhunde ”, il prit également le nom d’un hameau où ce type local se trouvait, au Sud de Berne, Dürrbäch, d’où son appelation de “ Dürrbächler ” qui lui est resté pendant longtemps. Au XIX e siècle, certains le nommait “ Gelbbächler ” pour ses caractéristiques colorées (gelb-jaune) en particulier les taches jaunes qu’il possède au-dessus des yeux, d’autres “ Ringgi ” (Ring = anneau) pour sa somptueuse collerette de poils blancs.
C’est Franz Schertenlieb qui en 1892 recherchera les chiens de fermes les plus typés de la région de Berne pour créer la race et définir un standard homogène. Il commença son élevage sous les affixes de “  Von Schlossgut ” et de “ Von den Rothöhe ”.
En 1899 une association d’éleveurs de chiens de la race va se créer la “ Berna ” et en 1902 les premiers sujets sont présentés en exposition. Cette association présentera 6 Bouviers de Dürrbäch mâles et une femelle à l’exposition Canine de Berne en 1904. Le Professeur Struder écrira “  race de taille moyenne à poils longs ”. Dès 1907, à l’exposition de Lucerne, 21 sujets étaient présentés par le Club Suisse du Dürrbächler (qui venait de se créer), au Professeur Albert Heim. Celui-ci, éleveur de Terre-Neuve, Professeur d’université, juge de chiens de montagne aller s’enticher véritablement pour la race et lui donner son véritable essor. En 1911 le Club comptait 40 éleveurs. Le problème qui se posa à l’époque venait d’une originalité que certains éleveurs voulaient conserver, c’est-à-dire la truffe fendue par un sillon profond, sans aucune utilité (comme les doubles ergots de nos bergers français). Le professeur Heim remit les pendules à l’heure (Suisse !) en s’opposant fermement à cette anomalie génétique. Par la suite il s’attaqua au changement de nom afin de trouver une dénomination plus correcte que celle d’un petit village et en 1913, la race était définitivement appelée Bouvier Bernois. Il faut dire qu’on trouvait ce type de chien, de Fribourg à Burgdorf où à Langenthal, mais que le centre de sa création était Berne. La race allait démarrer sur les chapeaux de roues, avec en 1935, 100 éleveurs qui s’attachèrent à développer sa connaissance auprès du public. Albert Heim dira “  c"était comme si chaque habitant de l"Oberaargau et de l"Emmental avait découvert la perle rare ” ou encore “ il est certain qu"il y des personnes sans aucune compréhension envers les chiens. Ils ne les prennent pas en considération ; ils ne remarquent pas toutes les qualités qu"ils recèlent. Il leur manque une connection dans leur cerveau comme certains n"ont aucun sens musical ou aucun amour pour la nature. Mais nous respectons le chien en sa qualité de création merveilleuse de la nature et de produit de l’évolution de l’homme dans l’histoire ”.
En 1947 après la seconde Guerre Mondiale le Club prit le nom de Club Suisse du Bouvier Bernois. L’ascension de la race allait se poursuivre, avec en 1955, 500 membres, en 1971 plus de 500, en 1985 plus de 2.000 membres.
On doit mentionner dans les années 60, le fait qu’un Terre-Neuve allait saillir une femelle Bouvier Bernois, les chiots étant inscrits à la Société Canine Suisse. Une des femelles produites fut couverte par un étalon Bernois, c’est ainsi que naquit le fameux reproducteur Alex Von Angstorf qui allait faire Champion en 1956 et qu’on utilisa largement. C’est l’époque où le Bouvier Bernois commence à être connu à l’étranger et les Clubs de la race vont se créer : en 1958 au Pays-Bas, en 1968 aux USA, en 1971 en Grande-Bretagne.
Le Bouvier Bernois est considéré par beaucoup comme le plus beau chien du monde pour son esthétique et l’harmonie de ses couleurs comme le disait le Professeur Heim “  le Bouvier Bernois est le plus beau de tous les chiens. D’autres races sont intéressantes et belles pour leurs particularités. Le Bouvier Bernois ne paraît beau à cause de sa normalité. A mon avis aucun autre chien ne se rapproche autant de l’archétype du Canis domesticus. ”

Les inconvénients de la Beauté
Attention un chien à la mode, un chien esthétiquement beau, est souvent produit plus que de raison et si on peut conserver des critères morphologiques ou des coloris, il n’en va pas de même du psychisme. On peut féliciter le Club Suisse d’en avoir pris conscience et d’avoir instaurer dès les années 60 un examen de caractère pour l’élevage. Le Club organise régulièrement des rencontres entre ses membres avec des cours d’éducation et les chiots peuvent ainsi se socialiser aux autres chiens et recevoir les premiers rudiments de l’obéissance.
L’esthétique du Bernois
C’est un grand chien avec 68 cm au garrot en moyenne pour le mâle et 64 cm en moyenne pour la femelle.
Il est molossoïde mais sans exagération avec un corps solide, rectangulaire pourvu d’un dos bien droit et d’une cage thoracique développée.
La tête est forte avec un crâne plat et un stop bien marqué. Le museau fort et droit aux babines peu prononcées. La truffe devenant noire vers l’âge de 6 mois (tachetée de rose auparavant). Les oreilles sont tombantes, elles ont une taille moyenne et sont attachées haut.
Sa robe est particulièrement remarquable avec un poil long, fin et lisse avec de légères ondulations sans être frisé. Elle est tricolore, c’est-à-dire avec une couleur dominante noire (les habitants du Canton de Berne croyaient que le noir éloignait les mauvais esprits) et des marques brun et rouge, un peu de blanc du crâne au nez, nommé “ liste ”, un magnifique plastron blanc qui a tendance à se salir facilement. Les pieds ont des taches blanches ainsi que le bout de la queue qui est touffue et tombante.

Sa personnalité
Il est d’un caractère assez souple, calme sans être amorphe, très près du maître et avec une adaptabilité parfaite à tous les milieux et les modes de vie.
A l’origine son tempérament était plus dur car il avait comme emploi la conduite des troupeaux de bovins dans les alpages de l’Emmental et du Gurnigel. Il fallait qu’il sache s’imposer face à des vaches ou des taureaux récalcitrants. A l’heure actuelle, certains d’entre eux continuent à sortir les vaches ou les rentrer, seuls, au moment de la traite, avec une intelligence et une fermeté douce assez exceptionnelle chez les Bouviers.
Dans la maison notre Bouvier ne pose pas de problème et il sait tenir sa place, se faisant oublier pourvu que son maître puisse lui offrir chaque jour des jeux et une bonne promenade. Il fait preuve d’une grande patience avec les enfants avec qui il entretient des rapports amicaux, participant volontiers à toutes sortes de jeux, même les plus agaçants.
En ce qui concerne les rapports avec les autres chiens, il a un avantage par rapport à beaucoup d’autres races, c’est qu’il est calme et sûr de lui, ce qui permet de désarmer les plus belliqueux, se contentant de les toiser avec assurance.
Comment le choisir ?
Il faut sélectionner un élevage sérieux en s’adressant au Club de race et à la Société Centrale Canine, on se méfiera des sujets douteux issus de la contrebande via les pays de l’Est et la Belgique.
Les parents doivent être exempts de dysplasie et démontrer une bonne santé évidente (on compte une dizaine de maladies héréditaires dans la race). Après avoir examinés les résultats en beauté on s'attachera particulièrement à regarder le caractère des parents, surtout de la mère, qui doit être absolument équilibré. La portée de chiots doit être, si possible, homogène et avoir un contact aisé avec les étrangers. Vous rejetterez d’emblée tout chiot craintif ou agressif.

Comment l’éduquer ?
Comme beaucoup de chiens de berger ou de bouvier il est doué d’une grande concentration et d’une excellente mémoire, ce qui facilite son éducation. Les apprentissages doivent prendre en compte la sociabilité avec les personnes étrangères ainsi que celle qui a trait aux autres chiens. Des exercices d’obéissance exécutés en souplesse parachèveront son éducation. Les méthodes basées sur la récompense et la répétition sont obligatoires. Il faudra garder en mémoire que c’est un chien qui a une maturité assez tardive, vers 1 ou 3 ans seulement, ce qui implique qu’on ne doit pas être pressé. Dans son pays d’origine il a été utilisé également pour tirer les charrettes des fromageries avec des bidons de lait, de nos jours certains propriétaires l’éduquent pour tracter des voitures où peuvent prendre place des enfants. Des concours d’adresse et de maniabilité sont organisés.
Les sports où il excelle
Il est apte à être utilisé dans tous les sports canins si la sélection n’en a pas fait un sujet trop lourd aux réflexes lents qui rechignent aux déplacements rapides.
On le voit participer régulièrement aux concours en Suisse, que ce soit dans le programme d’obéissance, d’agility, d’accompagnement, de défense, de sanitaire, d’avalanche, de piste et quête.
Obéissance
Il retient bien les exercices et en quelques séances il comprend ce qu’on attend de lui, néanmoins il ne se conditionne pas très bien et le fait de refaire toujours les mêmes choses va l’ennuyer. Au bout de 6 mois de travail il a tendance à ralentir considérablement dans les exécutions, que ce soit dans le rappel simple lors des rappels interrompus ou pour les ordres directionnels.
Agility
Il  participe joyeusement aux sauts d’obstacles de ce programme et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, étant donné sa taille assez importante, il fait preuve d’une souplesse et d’une vitesse correctes, tout en étant bien aux ordres du maître.
Pistage
C’est là une de ses points forts, il a un excellent nez et il sait s’en servir. Ses atouts sont : le calme et l’attention, qui permettent de réaliser des recherches avec le nez dans les traces de la personne qui a fait la piste, et l’opiniâtreté qui offre la possibilité de faire des pistages très difficiles comme la recherche utilitaire ou les pistes de 4 heures pratiquées en Suisse.
Mordant
Avec les années de sélection orientées plutôt vers la beauté et le rôle de chien de compagnie, il a perdu en grande partie sa combativité. Le mordant est parfois difficile à déclencher, pourtant il est doté d’une excellente mâchoire et les quelques sujets qui pratiquent ces exercices sportifs en programme Défense ou en programme International le font avec tout le sérieux nécessaire.
On peut citer par exemple, la participation brillante du Bouvier Bernois Aion Von Wiesmaden conduit par W. Zurner son maître Autrichien en 1991 à Dillingen au Championnat du Monde.
Chien Sanitaire
Ce programme typiquement suisse, consiste à rechercher d’éventuels blessés, sur des terrains découverts ou en forêt, par des battues ordonnées par le maître. Dès 1938 on voit des chiens sanitaires être préparés dans le canton de Fribourg sous la direction de Ernest Peyer pour être utilisés comme chiens militaires, avec parmi eux de nombreux Bouviers Bernois. De nos jours, ces concours se pratiquent comme un sport, avec un juge qui note les prestations des chiens et la qualité de leur travail.
Pour terminer ce tour d’horizon des sports où il se plaît à travailler, on peut citer cette définition du chien de travail faites par le Docteur Scheidegger un des spécialistes de la race “ Pour un paysan, un chien est bon s’il garde sans mordre, suit son maître au pied, marche entre les roues du char sans partir batifoler dans les cultures, défend son maître en cas de besoin, garde les objets laissés au champ, ne chasse pas, ne touche ni aux chats ni aux poules et ne rôde pas. La disposition à la garde est très marquée chez le Bouvier Bernois. Ce nonobstant, il participe volontiers aux jeux des enfants. Attentif et observateur, il fait preuve d’intelligence. Il est très vif, très attachant, gentil, fidèle et loyal ; courageux, il ignore la crainte mais ne se montre pas querelleur. Toutes ces caractéristiques sont le résultat d’une sélection appropriée et profondément encrée dans le Bouvier Bernois. ”
Le maître qui lui faut
Même s’il s’adapte à la vie en  appartement, un jardin lui est absolument nécessaire pour participer des yeux et des oreilles, au monde qui l’entoure. Son maître doit être quelqu’un de calme et de patient, aimant les marches très longues dans la campagne ou la forêt. C’est un chien rustique malgré la beauté de sa fourrure et il préfère de beaucoup la vie en plein air, surtout s’il peut partager celle-ci avec son maître.
L’entretien de sa fourrure n’est pas fastidieux et il suffira d’un brossage par semaine pour lui garder toute sa fraîcheur. Le bain ne lui est pas du tout nécessaire sauf en été où il cherchera de lui-même à plonger dans le premier ruisseau venu ou a nager longuement dans les lacs, à longues foulées tranquilles.

. Cette progression spectaculaire est le résultat d’une politique délibérée du Club, à l’opposé de la “ championnite ”, qui consiste à encourager la cotation des géniteurs et en particulier des étalons. Il est impératif, pour l'amélioration de la qualité du cheptel, tant sur le plan morphologique que dans la santé et du caractère, de maintenir une variabilité génétique importante. Il est inutile de rappeler les ravages, dans certaines races, où un ou deux étalons saillissent toutes les femelles de France et de Navarre.





 
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