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Les articles : Ethologue - Ethologie - Loup
Le rituel d'approche chez le chien 07/03/2008 [Lu 2610 fois]
Le rituel d’approche :
J.ORTEGA


Les chiens domestiques sont les seuls animaux à s’être rapprochés de l’espèce humaine pour participer intensément à leur vie. Cette disposition, et leurs mœurs ancestrales basées sur les échanges sociaux, leur ont permis d’adapter leur comportement à celui de l’homme.


Le chien qui, dans l’Antiquité, fut considéré comme un intermédiaire auprès des dieux grâce à ses pouvoirs de divination, n’est en fait qu’un observateur remarquable, capable d’analyser les attitudes et les mimiques humaines auxquelles il répond de la manière la plus apte à la conservation de l’espèce.

Ses réactions, à l’approche de l’homme, connu ou inconnu, dépendent de sa race (hérédité), de son âge, de son expérience (milieu de vie, éducation), de la puissance de son influx nerveux (énergie), de son sexe (les mâles sont souvent plus réservés). Cette aptitude à l’observation se remarque surtout chez ces chiens qui obéissent “ au doigt et à l’œil ” à un maître muet, au soldat de la patrouille dans un avant-poste, ou au berger, et, en concours de chasse ou d’utilité, à ceux qui doivent faire travailler leur bête à de grande distances, uniquement au geste. De même, un chien sourd de naissance, Misty, un Dalmatien qui vit près de Londres, est dirigé par ses maîtres qui utilisent une sorte de langage pour sourds-muets, simplifié.


La distance de sécurité très variable :

Elle sert à se préserver des prédateurs, mais aussi à respecter les positions hiérarchiques et à conserver un territoire de survie.

La distance de fuite :

Chez le chien elle se situe entre dix et vingt mètres. C’est la distance qu’il considère comme idéale, selon ses aptitudes propres et ses expériences, pour pouvoir prendre la fuite sans courir de danger, devant un ennemi. Tous les animaux en ont la notion, même l’homme qui ne s’attarde pas trop devant un rhinocéros ou un taureau qui charge, par exemple.

Le chien poursuivi se contente donc de conserver cette distance de sécurité entre le prédateur (être humain ou animal) qui s’approche, et lui. Il ne ressent pas trop d’angoisse, de stress, et en lui, volonté de fuite et volonté d’attaque son en équilibre.

C’est le comportement qu’adoptent certains chiens envers des maîtres qui n’ont pas assez de volonté pour se faire obéir, ou qui brutalisent leur bête lorsqu’elle revient vers eux.

Le chien qui se trouve à cette distance de fuite, a les oreilles plus ou moins droites, selon son tempérament (dominant ou pas), et la queue basse ; l’inquiétude commence à se lire dans son regard et dans sa nervosité de sa démarche.


La distance critique :

Si le chien est acculé dans un coin et qu’il ne puisse pas fuir, il risque, à partir d’une certaine distance, d’attaquer, même un animal beaucoup plus fort que lui. Ce seuil de défense instinctive est également atteint si le chien est surpris alors qu’il dort ou qu’il mange, ou lorsqu’il ressent une vive douleur (quelqu’un lui marche sur la queue, par exemple).

On peut donner une dimension sécurisante à cette distance critique par un subterfuge qui consiste à interposer une barrière ou un grillage juste devant le chien. Les dompteurs et les vétérinaires qui travaillent avec les grands fauves, placent un bâton court en direction de la tête de l’animal. Nos amis suisses, utilisateurs de chiens de travail, se servaient de cette méthode pour éprouver le travail des chiens (non muselés) à la garde d’objet en face d’un homme qui n’était pas protégé par un costume matelassé : le bâton alors n’était qu’une arme de secours au cas où la bête abandonnerait l’objet pour attaquer.

Chez le chien domestique, la distance critique peut être évaluée, en fonction de son éducation et de ses expériences, entre un mètre et quelques centimètres.

Il faut faire remarquer que chez les canidés sauvages, tel le loup, cette distance critique est annihilée par le respect profond qu’ils éprouvent pour les bipèdes que nous sommes, et lorsque l’un d’entre eux tombe dans une fosse prévue pour la capture d’un autre animal, les éthologues canadiens peuvent le prendre dans leurs bras et le sortir sans risque. Ils sont même obligés de le pousser pour l’obliger à prendre la fuite.

Nos chiens ont, par contre, appris à vaincre leur soumission instinctive vis-à-vis de l’homme.


Le rituel d’approche entre deux chiens :

Une grande émotion :

Les deux chiens ne se connaissent pas :

Le rituel va être particulièrement riche au moment de la prise de contact afin d’envoyer des signaux nets et précis qui annoncent la puissance hiérarchique qu’ils s’attribuent. Le regard, la position des oreilles, de la queue, les mimiques, les attitudes corporelles, le redressement du poil, les sons émis, les odeurs dégagées par les glandes anales, tout contribuera à étaler leur personnalité pour tenter d’en imposer à l’autre.

Cette expression de parade va se maintenir jusqu’au contact qui sert à se renseigner plus complètement sur le congénère. S’agit-il d’une femelle ? Quel âge a-t-elle ? Est-elle susceptible d’être en chaleurs ? Ou bien s’agit-il d’un mâle ? Est-il encore impubère ? S’il est adulte, consent-il à faire acte de soumission ? Faut-il, au contraire, se soumettre à lui ? Dans le cas, où il est de force égale, faut-il aller jusqu’au combat ? Dans cette alternative, préparons-nous en choisissant la meilleure position pour vaincre, etc.

En général, ces rencontres se terminent par un marquage par jets d’urine sur le premier accident de terrain venu (cet acte est probablement issu de la miction de peur du chiot), avant de s’éloigner l’un de l’autre d’un air honteux, conscients d’avoir “ sauvé la face ”, mais bien contents de “ se défiler ” d’un combat dont l’issue reste toujours incertaine.

On peut également observer des mouvements d’attaque ritualisés qui consistent à foncer sur l’adversaire en aboyant, le poil hérissé, pour soudain s’immobiliser à quelques mètres, le bel élan dévastateur tombant face à un chien ferme sur ses positions, les pattes raidies, la tête droite, ne reculant pas d’un pouce, voire avançant à petits pas. Ce comportement est en général adopté par les races de petite taille, agressives par peur.


Les deux chiens se connaissent :

Le contact s’établit alors joyeusement. La queue dressée en panache et frétillante, l’œil vif, avec un hochement de tête et des mouvements d’oreilles alternativement d’avant en arrière, le poil bien à plat, l’arrière-train frémissant (surtout chez les chiens à queue écourtée), ils se flairent rapidement et sans réticence. Presque aussitôt, c’est l’invite au jeu : en fléchissant les antérieurs, en sautillant sur place, en aboyant, en esquissant un départ, etc.


Quoi qu’il en soit, chaque rencontre fait subir au chien une grande émotion dont les manifestations apparaissent dans son comportement. La survie et l’équilibre, dans le groupe social auquel il appartient, nécessitent de sa part une bonne connaissance des signaux, des codes, des rituels. C’est la condition de son existence auprès de l’homme, lui-même animal grégaire ayant un sens de la hiérarchie et de la propriété très poussé.


Pour avoir un chien qui sait communiquer correctement, il faut lui faire fréquenter dés l’âge de 2 mois l’école du chiot, le sortir partout en ville et avoir des échanges sains avec lui par la Méthode Naturelle.


 
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