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Les articles : Les troubles du comportement
Enquête "Mon chien a de mauvaises habitudes". No1 "Le chien agressif avec les congénères" 15/03/2008 [Lu 4770 fois]
Enquête : Mon chien a de mauvaises habitudes. Le chien agressif avec les congénères.

J. ORTEGA

Je ne pensais pas avoir autant de courrier à traiter sur ce sujet, il faut croire que le chien n’est pas vraiment adapté à notre vie moderne, d’autre part que malgré la nombreuse presse parue sur l’éducation et le comportement ces dernières années, les maîtres ne font peut-être pas exactement ce qu’il convient pour cette intégration. Des spécialistes se sont formés parmi les vétérinaires et se rattachent, soit à l’école Anglo-Saxonne, soit à l’école Européenne, avec des approches basées sur les études en éthologie, sur la Sémiologie comportementale, sur les thérapeutiques biologiques et la psychopharmacologie…. En fait, ce qui apparaît lorsque l’on étudie les problèmes comportementaux, c’est que les maîtres attendent une résolution pratique et efficace, en contact direct avec la réalité, à laquelle ils sont confrontés chaque jour et qui empoisonne leur vie.

N°1 : Le chien agressif avec les congénères :
Cette agression peut avoir différentes causes, elle peut être due à une mauvaise socialisation à l’étape chiot ou être le résultat d’une mauvaise expérience avec un autre chien à un certain moment de son existence.

Le chiot et la socialisation :
Lorsqu’il né le chiot ne sait pas à quelle espèce il appartient, de même qu’il ne connaît pas le langage qui permet de communiquer avec elle, il doit en faire l’apprentissage. C’est par ce phénomène de l’imprégnation qu’il va se réaliser à tous les niveaux : filial (parents), intra spécifique (relations sociales fraternelles), sexuel (connaître les caractéristiques du partenaire sexuel futur pour perpétuer l’espèce).
C’est par l’intermédiaire du « jeu de combat » avec ses frères et sœurs qu’il apprendra à inhiber la morsure, entre la 3e semaine et 12 semaines environ. On peut observer un véritable jeu de rôle où c’est à chacun son tour de mordre son vis-à-vis, celui qui se fait mordre va crier de douleur, ce qui bloque l’agression. Il arrive souvent qu’un des chiots de la portée soit le souffre-douleur et ait à subir l’attaque du reste du groupe.
Par expérience, les chiots apprennent à ajuster la réponse afin de bloquer l’agression, en utilisant tous les canaux de communication, il n’y a pas que les cris, il y a également les postures en se mettant sur le dos, à plat ventre, en fléchissant les membres, en léchant, ou encore en émettant une odeur qui contient des hormones (glandes anales, faciales, plantaires, etc.)
Il est important de noter, qu’une portée de chiots ne reconnaîtra clairement, que le langage de sa race et de celles qui en ont les caractéristiques générales. Si pendant la période d’imprégnation et de socialisation des chiots appartenant à une race à poil ras comme des Whippets ne voient que leur propre race, à l’âge adulte ils risquent de ne pas reconnaître comme congénères des races poilues où on ne voit pas l’expression faciale comme le Briard, ou des races à faces écrasées et sans queue comme le Boxer. Un éleveur consciencieux mettra ses chiots en présence de races différentes pour éviter les conflits plus tard. La mère et des adultes permettront également de conserver un bon rituel de soumission aux adultes. C’est ainsi qu’il apprendra, par exemple, le rang hiérarchique au moment de la gamelle.

La puberté :
Avec la production d’hormones sexuelles va apparaître l’agression hiérarchique et territoriale qui peut être normale, avec uniquement des séquences d’intimidation : aboyer ou grogner, fixer dans les yeux, montrer les dents, hérisser le poil, redresser oreilles et queue.
Elle peut être plus poussée et aller jusqu’à la morsure rapide ou soutenue.
Il faut savoir qu’un chien dominant n’a pas besoin d’aller jusqu’à l’agression, il impose le respect par son attitude, de même qu’un vrai dominant ne s’en prend jamais à une femelle il a même un comportement de cour exagéré, même si celle-ci n’est pas en chaleur.
La puberté est reconnue par le maître chez le chien mâle par le marquage en levant la patte, le dominant qui renifle une autre odeur de mâle va renifler, uriner plusieurs fois en hauteur, grincer les dents, gratter le sol, quelquefois grogner comme s’il était en présence du congénère.
Le chien a problème dans les relations sociales se reconnaît surtout par la crainte qu’il a des autres, mordant très vite et à plusieurs reprises sans raison apparente et sans avertissement. En général il mord pour faire fuir l’autre, car il en a la crainte.

Une mauvaise expérience :
Un chien très aimable et même joueur avec les congénères peut devenir agressif à leur encontre, s’il se fait attaquer brusquement par un autre chien. Si la morsure est forte et douloureuse, il suffit d’une seule agression pour le marquer à vie et le rendre méfiant vis à vis des chiens, par autodéfense
.
Le chien agressif dans la rue :
Le mauvais comportement du maître :
Prenons le cas de la promenade dans la rue en laisse, soudain le maître aperçoit un autre chien qui arrive avec son maître sur le même trottoir. Son chien n’a encore rien vu, mais déjà il reçoit des messages négatifs du maître, qui inquiet, se met à tendre la laisse (ce qui signifie pour le chien : Attention il va se passer quelque chose, je suis inquiet !).
Au fur et à mesure que la distance se réduit et que la rencontre est imminente, la laisse est tendue de plus en plus fort, ce qui incite le chien à rechercher activement et, à voir arriver son congénère…. C’est le moment où le maître, voulant faire preuve d’autorité, va répéter plusieurs fois d’une voix nerveuse et monocorde : tu ne peux pas ! Attention à toi ! Tu sais que c’est interdit ! Méfies toi ! (Ce qui peut être traduit pour le chien en : le voilà, c’est ton ennemi, il faut t’en charger, surtout ne le rate pas !).
Mais voilà que l’autre chien s’apprête à les croiser, regardant les mimiques agressives de l’autre mâle avec curiosité ou de manière indifférente. Le chien agressif se démène avec virulence et aboie, son maître croyant faire preuve d’une forte autorité, va donner des petites tapes sur la tête de son chien qui s’étrangle au bout de la laisse, en disant : voilà, tu es vilain, cela t’apprendra ! (ce qui veut dire en langage canin : c’est bien bravo, tu es fort, tu es le meilleur !…)
Le maître sans le savoir agit comme s’il encourageait son chien. On utilise d’ailleurs ce même renforcement lorsqu’on prépare le chien au mordant sportif : le retenir, l’encourager de la voix et de la main.
Si la bagarre est engagée, le maître se met à pousser des cris et à gesticuler, tentant de tirer sur la laisse, toute chose qui a bien entendu l’effet contraire sur le chien.
Certains maîtres vont jusqu’à prendre dans les bras leur toutou chéri, dès qu’un autre chien s’approche, ce qui empêche le rituel de salutation et augmente la crainte, donc l’agressivité.
Pour vérifier à quel point le maître peut induire le comportement d’agressivité, le test le plus simple consiste à demander à celui-ci de disparaître, de manière à ce que le chien tenu en laisse par un inconnu, ne le voit plus.
Si on promène ce chien au milieu d’autres chiens, sans aucune intervention vocale ou physique, on peut constater que ce comportement d’attaque a disparu et qu’il est devenu très calme, on peut même dire inquiet, cela dans environ 8 cas sur 10.

La rééducation :
On peut utiliser plusieurs techniques, en fait on adapte au chien et à l’origine de son problème.
Est-ce un défaut de socialisation lorsqu’il était plus jeune ? Est-ce qu’il est agressif parce qu’il a été agressé par un autre chien ? Est-ce que le maître a renforcé le comportement sans s’en rendre compte ?

Ludothérapie :
Pour associer le contact avec des congénères avec de l’agréable, on le mettra en contact avec des chiens du sexe opposé ou avec des chiots au cours de phases de jeu, dans un terrain inconnu et clôturé, hors de la présence du maître.


Dévier l’attention :
Dès qu’un chien apparaît et qu’il démontre des signes d’inquiétudes, on se met à courir dans l’autre sens, on sort la balle de jeu, on offre des friandises, on tire avec un pistolet à amorces d’enfant, etc. Le but c’est de réorienter l’attention vers autre chose, d’assez fort pour lui faire oublier le congénère. Selon les lois d’apprentissage, tout comportement qui ne peut aller jusqu’au bout, aura tendance à disparaître au bout d’un moment (si on répète la situation).


L’intimidation :
On peut jouer sur l’effet de meute si on a la chance d’être dans un club, car il faut disposer d’un grand nombre de chiens. Le chien est tenu en laisse par un étranger, plusieurs chiens tenus par leurs maîtres viennent l’entourer. Au bout de quelques séances, c’est le maître qui tiendra son chien. Dans cette technique, on joue sur l’effet de meute, très fort chez les canidés (même un loup dominant sur son territoire, s’il est transporté en territoire étranger et entouré d’une meute inconnue ne cherchera pas à s’imposer).


Dédramatiser la situation auprès du maître :

 Pour éviter les manifestations d’inquiétude, bien compréhensibles, car le maître ne veut pas que son chien soit le responsable de blessures sur d’autres chiens, on lui demande de museler son animal.
Il sera lâché au milieu de quelques chiens très équilibrés, sûr d’eux et d’un gabarit imposant. Toujours dans un milieu inconnu et sans que le maître soit présent. Il faudra en arriver à ce que le chien puisse être promené sans laisse, malgré la présence d’autres chiens.

La punition :

On ne l’utilise que dans certains cas précis et surtout après avoir essayé les autres contre mesures. L’objectif est clair, toute amorce de mauvais comportement (grogner, aboyer, montrer le dents) doit être pénalisé de manière systématique (à chaque fois), pour cela on va provoquer la situation déclenchante autant de fois que nécessaire.

Lorsqu’on parle de punition, il faut dire qu’elle doit être adaptée à l’individu pour être assez intense, et qu’il ne s’agit pas toujours de douleur, il peut s’agir d’un effet de surprise ou d’une action psychologique.
Par exemple, présenter le chien à un autre chien s’il se manifeste, on le secoue une seule fois et, sans rien dire, on le place en isolement social. C’est-à-dire attaché très court au fond du jardin ou dans le garage, dans un placard ou les W.C. en appartement. Attention, cet isolement ne doit pas durer plus de 5 à 10 minutes avant de recommencer la mise en situation ! Pour les canidés être mis à la périphérie de la meute c’est être condamné, cette punition est psychologique.
L’effet de surprise peut être matérialisé par une projection d’eau, un coup de feu en l’air, une boîte de gravillons qui tombe entre ses pattes, etc.
La douleur, dans les cas extrêmes peut être le fait d’un élastique de 3 mètres environ (le diamètre est adapté à la taille du chien) attaché au collier du chien, s’il se lance à l’attaque malgré l’ordre impératif de son maître pour rester au pied, on le laisse partir et au moment où il arrive sur l’autre chien et que l’élastique est tendu, on lâche tout !

La remise en place de la hiérarchie :

Dans certains cas il s’agit d’une hiérarchie mal établie où c’est le chien qui domine le groupe familial. Il dirige la promenade, il sort toujours le premier, il réclame à boire, à manger, des caresses et obtient toujours ce qu’il veut, il refuse de descendre du canapé, n’obéit pas aux ordres, etc.

Il est alors normal qu’il se considère comme le protecteur de la meute et refuse l’approche des autres chiens. Il faudra dans ce cas, mettre en place tout un protocole avec le maître et la famille, pour récupérer la direction du chien et le remettre à sa vraie place. Par exemple, un dominant n’enjambe pas, il fait lever celui qui le gêne au milieu du couloir (bout de laisse au collier en permanence). Dans la rue, c’est lui qui dirige la promenade. Faire des exercices d’obéissance, avant d’octroyer quelque chose : gamelle, eau, jouet, etc.
Dans la rue, si le chien manifeste à l’approche d’un autre chien il faut donner un coup de sonnette sur la laisse et changer de direction de manière très autoritaire (comme dans les méthodes classiques d’éducation qui datent du début du siècle !)

Conclusion :

Une bonne socialisation des chiots pour l’apprentissage de la morsure inhibée et du langage de l’espèce.

Ne pas prendre un chiot trop jeune pour que l’imprégnation à son espèce se réalise (avant 7 semaines).
Ne pas le prendre trop tard car il a besoin de sortir et de voir d’autres chiens que ceux de l’élevage.
Si vous en avez la possibilité inscrivez-vous dans une classe pour chiot, c’est à la maternelle qu’on apprend les bonnes relations avec ses semblables.
Retenir son chien c’est augmenter son agressivité, il doit pouvoir établir des contacts avec les congénères, contrairement à ce que les propriétaires pensent.
Le vrai dominant n’est jamais agressif avec les autres.
Le chien a besoin d’une hiérarchie claire, il ne doit pas se poser en leader et défendre toute approche de son maître.
La correction de l’agressivité s’adapte au chien, on commence toujours par des actions douces et davantage axées sur le psychologique.
Attention la douleur augmente les comportements agressifs



 
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