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Actualités
CHRONIQUE D'UN CONDAMNE A MORT (1er épisode) 11/07/2008 [Lu 755 fois]
Les molossoïdes sont de plus en plus mal vus par les médias et les politiques, j'ai tenté de faire parler ici l'un d'entre eux, sans doute celui qui a le plus souffert, celui par qui tout a commencé, le Pit Bull et l'Amstaff...
Quand on aime un chien, n'aime-t-on pas tous les chiens, sans délit de sale gueule?
Il faut être conscient que tous les chiens peuvent être concernés, que l'on ai un Berger Allemand, un caniche ou un Yorkshire, il est absolument nécessaire de se mobiliser, c'est l'union pour la cause des chiens qui peut faire notre force!



Chronique d’un condamné à mort
Joseph ORTEGA
Les molossoïdes sont de plus en plus mal vus par les médias et les politiques, j’ai tenté ici de faire parler l’un d’entre eux, sans doute celui qui a le plus souffert. Quand on aime un chien, n’aime-t-on pas tous les chiens, sans penser au délit de sale gueule ?
« Je suis neutre, mais je n’ai peur de personne »
Je me nomme Léo, en France et dans la plupart des pays d’Europe, on me considère comme un bâtard. Les politiques ainsi que les législateurs et les représentants officiels des races canines, font leur possible pour que je disparaisse. Pourtant, je revendique le droit à l’existence comme toutes les autres races. Je peux prouver mon lignage par mon pedigree américain, sur plus de sept générations, et je corresponds à un standard créé pour moi il y a plus d’un siècle.


Je veux ici, vous raconter l’histoire de ma race et démontrer que je ne suis pas le tueur que l’on s’ingénie à faire croire.
J’aime les humains, j’adore mes maîtres et ne suis l’ennemi de personne, même si mais ancêtre ont quelquefois été poussés par certains hommes à faire des choses peu recommandables…
Mes racines sont ancrées dans l’histoire des molossoïdes, chiens de guerre, et des terriers, chasseurs courageux.
Je suis fier d’être du  «  vieux sang », comme disait mon grand-père qui me racontait que nous étions issus de souches anglaises et irlandaises.


Contrairement à mes cousins anglais, je sais que le début de la constitution de ma race s’est développée vers 1870 aux Etats-Unis et que les américains l’ont considérée comme un symbole national, au même titre que le Bulldog en Angleterre. C’est de mes ancêtres qu’est né l’American Staffordshire Terrier qui sera, lui, aussi paradoxal que cela puisse paraître, reconnu comme race par la Fédération Cynologique Internationale. Alors pourquoi cette ségrégation, pourquoi cet ostracisme, pourquoi tant de haine ?
Parce qu’il y a des accidents rarissimes de morsures, dus à une mauvaise socialisation par les maîtres, parce que certains humains dépravés utilisent mes frères dans des combats pervertis pour s’enrichir et éprouver des sensations fortes, parce que les jeunes nous assimilent à un emblème qui permet de braver la société et d’acquérir une certaine identité dans un monde qui les rejette. Il ne faut pas vous leurrer, humains, à travers la chasse aux sorcières qui nous est faite, c’est une certaine frange de la société que l’on veut éradiquer.


Le « dangerous dogs act », les lois sur les chiens dangereux, ont été élaborées pour que notre race disparaisse de la terre (stérilisation, importation interdite…), mais cela ne réglera pas le problème de votre société, d’autre part nous ne sommes pas coupable, enfin quelle race sera poursuivie après la notre ?
Je suis maintenant âgé de plus de 10 ans, j’ai eu la chance de connaître la paternité avant que l’on me supprime cette possibilité, ma conscience est limpide, j’ai aidé mes maîtres à élever leurs enfants et à aimer mes frères à quatre pattes.


Malgré ma tristesse, à la fin de mon existence, je veux laisser ici le témoignage que notre race, notre clan, n’a jamais rien fait de préjudiciable qui ne soit dû aux humains dont nous sommes dépendants…
Mon histoire
Nous sommes en grande partie descendants des molosses, un nom que l’on nous a attribué à l’époque antique car les habitants de Molossie (contrée d’Epire, aujourd’hui c’est l’Albanie)avaient la réputation d’avoir des chiens puissants pour la chasse, la guerre ou la garde.


Un historien (Peters) a écrit : « il y en a un qui était le chien de garde préféré en Grèce et en Italie, à savoir le Molosse ou Epeirote(…) ressemblant à un mélange de Dogue et de Bouledogue ».


Comment sont-ils parvenus en Angleterre ? Il est probable qu’ils ont été amenés sur l’île par des navigateurs commerçants comme les Phéniciens, et que les Romains, lors de leur conquête les mêlèrent à leurs propres chiens de guerre. Ce qui engendra le « Mastive », comme écrivait Carnute le Danois, souverain en 1016. C’est lui qui transforma ce chien en différentes tailles : le Mastyn pour surveiller les troupeaux, celui qui gardait les fermes, celui qui servait à la chasse. La noblesse obligea les chiens de forte taille qui chassaient avec les manants à être amputés de plusieurs doigts. La taille des chiens diminua et l’utilisation comme bouvier pris le dessus.


En 1209, la chronique « The survey of Stamford » fait apparaître les premiers affrontements contre les taureaux. Un spectacle offert par les bouchers à Lord W. E. Waren de la ville de Stamford.
C’est ainsi que naquit le Bulldog (combattant de taureau), pour qui il est écrit dans le premier standard (1865) : « C’est le plus téméraire et résolu des animaux. Le coq de combat est un oiseau courageux mais qui ne s’attaquera qu’à des oiseaux de sa propre espèce. En revanche, il n’y a rien qu’un bon Bulldog refuse de combattre, toujours brave et impassible, avec un courage incomparable, il ne se rend qu’en y laissant la vie ». Voici ce que les hommes étaient capable de faire d’un brave gardien de troupeau !


Ces cruels divertissements plaisaient aussi bien à la classe dirigeante, comme la reine Elisabeth Ière, qui n’hésitait pas pour satisfaire sa cour, à opposer les chiens aux bêtes fauves, qu’aux gens du peuple qui se contentaient de combat contre des taureaux, des blaireaux ou d’autres chiens. Bien-entendu, il s’agissait de faire des chiens mordeurs jusqu’à la mort, même si leur taille ne leur permettait pas d’éviter les défenses de leurs adversaires. C’est alors que commença la sélection sur des critères d’agilité pour des esquives rapides, comment ? Tout simplement en mélangeant le Bulldog à divers terriers.


Lorsque les humains s’indignèrent de voir « ce plaisir brutal et dégoûtant »et que les premières sociétés protectrices des animaux furent créées, le Parlement britannique, par un « human act », interdit en 1835 ces pratiques. Hélas cela ne changea rien à la destinée de mes ancêtres, au contraire, en fabriquant un chien de petite taille ayant la puissance du Bulldog et la rapidité du Terrier, cela permettait d’organiser des combats dans des lieux exigus, comme une grange ou l’arrière-cour d’un débit de boissons.


Pour varier le spectacle, on les opposa à ce que l’on trouvait de plus commun dans les villes comme vermine, c’est-à-dire les rats. Le Dr Gordon Stables écrira dans « Our friend the dog » : « Il n’est pas cruel envers les autres animaux, et je ne pense pas qu’il aime le combat pour le combat. En sa présence la vermine n’a pas beaucoup de chance… ». Ces Bull and Terrier étaient surtout élevés dans les grandes zones industrielles comme le Staffordshire, et comme ils combattaient dans des « Pit »(en Anglais cela signifie une fosse ou une arène, ou bien « se confronter à »)…


Certains de nos cousins se transformèrent en « Bull terrier »(vous savez celui qui a la tête en ballon de rugby !).
Ce n’est qu’en 1934 que le club de race fut créé et en 1935 que le Kennel Club admit le nom de « Staffordshire Bull Terrier », alors que ma lignée était déjà aux Etats-Unis depuis longtemps.
Born in USA
Pour vous parler de notre histoire aux Etats-Unis, je serai plus à l’aise car, bien qu’elle soit déformée par la tradition orale, elle m’a été contée par mon père, qui lui-même la tenait de son père, etc. Je peux dire que nous avons fait de leur devise « in God we trust » (en Dieu nous croyons) la nôtre et que cela nous a porté chance là-bas (pas ici !) pour être reconnus. Je dois même vous avouer qu’il m’arrive de rêver que ce soit un Pit Bull qui soit leur emblème et non cet oiseau stupide d’aigle à tête blanche (pygargue).


Mes premiers ancêtres ont foulés le sol américain dès 1783 à la création des USA, ils accompagnaient leurs maîtres anglais, écossais et irlandais qui venaient chercher fortune. On dit même qu’un de mes ancêtres, originaire comme son maître le soldat, de Shegill près de Newcastle en Ecosse, était présent lors de la signature du premier traité entre les USA et les indiens en 1784 à Fort Stanwik (territoire des iroquois qui devint New York).


Les émigrants qui venaient des régions industrielles surpeuplées amenèrent avec eux leurs  Bull and Terrier qu’ils utilisaient dans les combats clandestins. Sur place, ils créeront à nouveau les combats entre chiens qui opposent les chiens irlandais (Irish Pit) aux chiens écossais (Blue Paul) ou aux chiens anglais (Bulldog ou Bulldog Terrier issus du Yorkshire, des Highlands ou du Staffordshire.
Certains seront spécialisés dans le « rat-killing » où chaque chien doit tue au moins son poids en rats. On nous appelait alors Rough Terrier (terrier violent) ou Sporting Bull Terrier, et nos maîtres étaient des Dog men utilisant des Pit dogs (chiens de fosse).


Parmi ces amateurs de pratiques dégradantes, il y eut heureusement des gens sensés qui eurent comme objectif de purifier la race en la rendant homogène. Je suis obligé de citer John Pritchard Colby chez qui tout commença pour ma lignée. C’était un homme sévère mais très intelligent qui avait compris que l’on ne pouvait faire perdurer des qualités qu’en sélectionnant de manière judicieuse et en évitant, lorsque cela est possible, les reproductions anarchiques. Il fit venir d’Irlande d’excellents sujets qu’il accoupla avec ceux qu’il avait choisis sur place et qui présentaient des caractères précis : « quiet courage, pride and looks », un courage tranquille, de la fierté et une belle apparence.


Pour lui le courage n’excluait pas l’équilibre et la maîtrise émotionnelle. Ce fut la naissance de mon plus ancien ancêtre que la mémoire de mes pères m’a transmis. Né en 1896, il s’appelait Colby’s Tige, il avait une robe bringée comme les Boxers et du blanc sur la tête, le poitrail et la patte droite. Il était magnifique, de cette beauté que donne la pureté des lignes, et était polyvalent, capable de faire preuve d’un grand calme avec les enfants, d’être courageux en cas de combat et même e battre à la nage un spécialiste de la natation. Il gagna le pari qui consistait à traverser une rivière près de Boston, plus rapidement que le Terre-Neuve qui lui était opposé, ce qui permit à son maître Colby d’empocher la somme du pari qui s’élevait à 500 dollars.   
 (La suite bientôt)



 
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