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LA NOTION DE RESPECT CHEZ L'ANIMAL, UN EXEMPLE POUR LES HUMAINS? 07/09/2008 [Lu 702 fois]

Voici un article écrit pour une association sans but lucratif que je vous invite à aller visiter... Des valeurs que nous avons tendance à perdre...




www.lerespect.org


LA NOTION DE RESPECT CHEZ L’ANIMAL

Joseph ORTEGA

Chez l’humain les synonymes du mot respect sont : civilité, courtoisie, déférence, égards, estimation, tolérance, politesse. Chez l’animal cette notion est incontournable et on peut la comparer à ceux-ci, même si on tombe dans le piège de l’anthropomorphisme (prêter à l’animal des sentiments humains), elle sert chez les espèces sociales à conserver la cohésion du groupe et à éviter les blessures que pourraient occasionner les combats, dans le but essentiel de la survie.
Dans les rapports entre les animaux de compagnie et les humains qui leur ont ouvert leur foyer, on retrouve évidement cette base essentielle et réciproque qui consiste à respecter l’autre pour permettre une vie harmonieuse interspécifique (entre deux espèces).
En éthologie une des premières règles c’est de faire preuve d’empathie (être capable de se mettre à la place de l’autre, ressentir les choses comme lui), ce qui signifie un respect absolu de l’animal que l’on veut étudier. Si j’observe les loups je deviens un loup, si j’observe les chevaux je deviens un cheval…

Les animaux entre eux

L’inhibition naturelle est ce sur quoi va s’appuyer le respect chez l’animal, elle va s’apprendre au plus jeune âge lors des jeux de combats où c’est chacun des protagonistes qui aura le dessus à son tour. Si vous observez des chiots jouer entre eux vous constaterez que lorsque celui qui est mordu couine, celui qui a le dessus cesse aussitôt sa morsure, la fois suivante ce sera le contraire. Les chiots apprennent aussi à respecter les adultes car ceux-ci leur font savoir s’ils vont trop loin par un grognement ou une saisie au niveau du cou ou du museau. Au moment du sevrage lorsque les dents commencent à faire mal lors des tétés, la mère commence à repousser les chiots. Au début elle tolère qu’ils viennent manger dans sa gamelle mais progressivement elle va le leur interdire, en général vers quatre mois, c’est le début du détachement pour qu’ils apprennent à devenir autonomes.
A l’âge adulte, ces mécanismes de communication sociale vont se poursuivre et en cas d’engagement belliqueux, souvent territoriaux, l’inhibition naturelle va empêcher les blessures. Le chiot a donc appris très tôt qu’il faut respecter celui qui se soumet et comment faire pour éviter les blessures en adoptant une posture d’apaisement.
Chez les canidés il y a également pour les mâles le respect de la femelle et des chiots de moins de six mois, qu’il est capable de reconnaître olfactivement en analysant les phéromones émises (odeurs de l’espèce).
Ces rituels se sont développés depuis des centaines d’années pour pouvoir communiquer et éviter d’affaiblir l’espèce, avec des signaux qui sont connus de manière instinctive ou par imitation des adultes pour pouvoir mieux survivre dans le biotope. Les règles d‘or de l’espèce en quelque sorte, sont : on ne touche pas à une femelle ou à un chiot. Si un congénère avec qui je suis confronté fait acte de soumission, je suis bloqué psychologiquement et je ne peux pas lui faire de mal.
Il est évident que nous parlons ici de chiens normaux, hélas souvent des troubles du comportement apparaissent chez les canidés domestiques qui peuvent aller jusqu’à blesser ou tuer. Il s’agit de ceux qui ont subi des carences sensorielles ou affectives, chez ceux qui n’ont pas été socialisés correctement par les éleveurs ou les maîtres… Les raisons pour lesquelles j’ai inventé les écoles de chiots (auparavant on n’acceptait les chiens dans les clubs d’éducation canine qu’à six mois ou un an !), des maternelles où le jeune animal va apprendre dés l’âge de deux mois à communiquer avec son espèce et avec les autres espèces, et où on enseignera au maître néophyte à respecter le bien-être de son chien en tant qu’espèce à part entière et non comme un substitut d’enfant ou de jouet…


Les chiens et les humains

« La grandeur d’une nation se mesure par la manière dont elle traite ses animaux » Gandhi

LES SIGNAUX D’APAISEMENT CHEZ LES CANIDES
Une bonne communication limite les problèmes

                                                                                                        

Les signaux d’apaisement ont pour objectif essentiel d’éviter, de dévier ou d’interrompre la peur, le stress, l’agression. Ils permettent de procurer la confiance et la sécurité, deux éléments importants pour l’équilibre de l’individu. On peut idéalement parvenir avec son chien à une isopraxie (un même comportement pour les deux espèces) ainsi qu’à une isoesthésie (une même sensibilité pour les deux espèces).
Les chiens correctement socialisés les comprennent et savent y répondre, ce qui n’est pas toujours le cas des humains, cela peut engendrer des erreurs d’interprétation qui mènent à l’angoisse et donc à un certain nombre de sociopathies…


La communication

Elle est importante chez les animaux sociaux, le fait de naître immature et d’apprendre auprès de la mère, des adultes, le fait de vivre en groupe avec des échanges permanents pour maintenir une stabilité comportementale à partir du respect du rang social, le fait de pratiquer la chasse collective où sont mises en commun des habiletés et des forces qui permettent de se nourrir, le fait de faire front commun face à un prédateur pour défendre la progéniture et les ressources, le fait d’élever et de nourrir les jeunes…
Selon les principes de Mayer, l’apprentissage des signaux nécessite :
-         contiguïté spatiale (proximité physique des informations)
-         contiguïté temporelle (proximité temporelle des sources d’info visuelles, vocales, olfactives, tactiles)
-         une modalité adéquate
-         cohérence (suppression des informations non pertinentes)
-         différences interindividuelles (prise en compte des aptitudes qui varient d’un individu à l’autre)
Au fil des siècles, les comportements vont se ritualiser, bien communiquer c’est aller à l’essentiel !
Ils sont stéréotypés, c’est-à-dire figés en postures.
Ils s’accompagnent d’un changement de fonction : quémander de la nourriture chez le jeune se transforme en tirer la langue et lécher les babines de l’autre chez l’adulte.
Ils traduisent la motivation de l’individu au moment présent.
Ils peuvent être ambivalents, par exemple menacer comme pour attaquer (avant du corps) et avoir envie de fuir (arrière du corps).
Ils sont caractéristiques à tous les membres de l’espèce, par exemple lever une patte antérieure pour une invitation au jeu chez les canidés devient une menace chez les félidés (chien-chat).
Ils peuvent cependant s’adresser par conditionnement à d’autres espèces. C’est le cas du chien vis-à-vis de son maître.
Certains sont des coordinations héréditaires, donc innées comme lever la patte pour le marquage territorial chez le mâle (20% des femelles) dés qu’il est mature.  La plupart nécessitent un apprentissage car le jeune ne sait pas à quelle espèce il appartient, il doit réaliser cet apprentissage et apprendre le langage de celle-ci pour pouvoir communiquer (le chiot qui n’a pas été socialisé avant 3 mois aura du mal à comprendre ses congénères).
La fonction principale de ses moyens de communication ritualisés est de réduire les tensions et d’éviter le combat qui est préjudiciable lorsqu’il touche l’intégrité physique car il entraîne une incapacité temporaire ou permanente pour chasser ou se défendre, donc pour la survie.
Pratiquer les « signaux d’apaisement » permet quelquefois de retrouver le calme car en les exécutants il retrouve l’état de quiétude et de relaxation en fabriquant des substances chimiques qui calment (peptides opiacées).
Les rituels vont se façonner par approximations successives, par répétitions et associations, par exemple se mettre sur le dos pour déclencher les caresses du maître.

Les signaux d’apaisement :

Ils servent à inhiber, dévier ou réduire le comportement d’agression, surtout lorsque la fuite est impossible. Ce qui est la situation du chien la plupart du temps dans notre société où il est en limitation de mouvements (maison, attache à la laisse), avec une existence très peu naturelle.
Toutes les études basées sur l’éthogramme des loups en milieu confiné (parc, zoo) sont faussées à la base, alors quand des scientifiques tirent des théories de ces observations, elles ne valent pas grand-chose… On peut remarquer que les individus en espaces limités, ceux qui stressent, qui sont frustrés développent des stéréotypies pour calmer leur angoisse, il s’agit de mouvements répétitifs que l’on peut comparer aux T.O.C. des humains.
Deux chiens qui se rencontrent en liberté sur un espace ouvert peuvent mieux communiquer que s’ils sont retenus chacun de leur côté par une laisse.
La plupart des signaux d’apaisement sont issus du répertoire comportemental des jeunes, consistant à détourner une éventuelle agression d’un adulte.
Des adultes peuvent développer des stratégies visant à déstabiliser l’agresseur en imitant le chiot, en s’immobilisant au sol, voire en prenant une posture sexuelle de femelle (dos tourné, tête basse).
Ces mécanismes qui bloquent l’agression doivent normalement avoir été mis en place par la mère, par les adultes, par les jeux entre chiots, il s’agit de l’inhibition de la morsure.
Le chien qui n’a pas fréquenté l’école du chiot, qui n’a pas été socialisé correctement ou qui a été désocialisé (chiot malade qui reste à la maison) est incapable de contrôler sa morsure et de comprendre les signaux d’apaisement qui devraient normalement bloquer celle-ci. Il peut tuer un congénère ou, s’il a le dessous, refuser de se soumettre…
On trouve de mauvaises interprétations de la part des humains, c’est le cas du chien qui a mordu son maître et qui revient pour le lécher. Le maître tout ému, s’écrie : »il vient se faire pardonner, il regrette ! ». En réalité il vient affirmer sa dominance, le supérieur prenant toujours l’initiative après avoir remporté la victoire, de revenir vers l’inférieur. Dans l’éthogramme c’est la dernière phase de l’agression : menace, attaque et « apaisement ».
Le léchage du maître, ce que l’on qualifie « d’embrassade » ou de faire « la bise » peut avoir d’autres significations, toujours tirées du répertoire comportemental du chiot vis-à-vis des adultes :
-         tentative d’apaisement (après punition ou engueulade du maître)
-         signal de soumission active
-         demande de nourriture
-         signe de respect
-         inquiétude
-         Les signaux d’apaisement peuvent être exécutés à partir :

1)    D’odeurs, comme les phéromones qui sont les odeurs de l’espèce et qui servent à attirer (sexuelles), à marquer, à identifier, à alarmer, à identifier, à afficher son statut, à exprimer des émotions.
On trouve ces glandes sur la tête : périorales, faciales, auriculaires.
Sur les pattes : podales (transpiration).
Sur la queue : supracaudales, perianales, sacs anaux.
Région génitale : prépuciales (mâles), vulve (femelle)
Région mammaire : intermammaires.

2)    De signaux auditifs. A la naissance le chiot n’émet que 4 sons : gémissement, grognement, cri aigu, miaulement, vers 10 jours il commence à aboyer. Un chiot mit en isolement à 4 semaines de vie n’utilise presque plus le son, l’apprentissage se faisant surtout par imitation des congénères.
Les louveteaux aboient, plus tard ils vont savoir hurler en imitant les adultes et n’aboieront plus. Chez le chien, l’humain à contribué à conserver cette émission sonore néoténique car elle lui était utile (quelquefois il le regrette !).
Chaque individu a une voix différente, le signal varie en fréquence, intensité, tonalité et est chargé émotionnellement. Couiner (kaï, Kaï) ou imiter les cris aigus du chiot pour un adulte qui se fait charger par un individu agressif permet de faire appel à l’inhibition naturelle qui veut que l’on ne fasse pas de mal à un jeune. C’est ce que pourra faire le chien lorsque le maître veut le punir et lui court après avec le masque de « colère ».
Il peut également japper, gémir pour inviter au jeu (associé à la posture d’invitation au jeu).

3)    Le langage visuel : il est fait de signaux clairement lisibles et d’autres quelquefois très ténus et qu’il faut savoir déchiffrer. Certains de ces signaux sont faits pour « déstresser », tout en sachant que chaque individu a sa manière personnelle de les exprimer et de les interpréter  (il y a également les écarts du naturel engendré par les standards : museau écrasé, oreilles pendantes, absence de queue).
Les chiens vont les faire apparaître lorsque vous êtes en colère, lorsque vous interdisez quelque chose, lorsque quelqu’un les aborde directement en se penchant, lorsque la séance de travail dure trop longtemps en méthode classique, lorsqu’ils sont inquiétés par une situation ou une personne, lorsqu’ils se décident à revenir au rappel et que les maître élèvent la voix, lorsqu’on les oblige à faire quelque chose en exerçant une pression physique ou psychologique…
A savoir également que lorsqu’il adopte une posture de soumission après une punition ou une interdiction de la voix, si le maître continue de le battre, la réponse peut devenir  agressive par instinct de survie.
N’oublions pas que le chien en tant qu’animal social est un as du langage non-verbal !

Quelques signaux :
-         détourner la tête ou simplement le regard
-         détourner le corps latéralement
-         détourner complètement le corps en présentant l’arrière-train
-         le regard oscille de droite à gauche
-         le bâillement en se détournant ou en s’étirant
-         décrire des cercles
-         s’immobiliser tête raide, debout
-         s’immobiliser tête basse, debout
-         s’immobiliser tête raide, couché en sphinx
-         s’immobiliser tête basse, couché en sphinx
-         s’asseoir
-         renifler le sol, le regard évitant l’autre
-         lever une patte antérieure
-         se lécher la truffe
-         rictus du  « rire » en étirant les babines et en levant le museau les dents découvertes
-         se gratter
-         se coucher sur le dos en présentant le ventre
-         uriner sous lui
-         ramper
-         se secouer
-         manger de l’herbe
-         remuer la queue
-         donner la patte
-         approcher lentement, tête basse
-         approcher lentement de biais
-         se frotter sur quelque chose ou sur l’autre
-         adopter une posture d’invitation au jeu, pattes antérieures étirées, postérieur levé.


Approche du chien qui cherche à calmer l’individu qu’il craint :
Les yeux clignent, le regard se détourne, le front est lisse, les oreilles sont rabattues en arrière, la langue pointe, il peut lécher le museau du dominant, les commissures des lèvres sont étirées, une patte se lève, il peut laisser des marques au sol (transpiration), le train arrière est fléchi, la queue est basse.

Comparaison avec certains comportements humains pour mieux comprendre :

Il existe en éthologie humaine des comportements qui servent à démontrer la volonté de non-agression afin de calmer  son vis-à-vis.
-         Lever  les mains chez l’adulte ou le pouce chez l’enfant : je me rends !
-         Ouvrir les bras, les mains apparentes : je ne suis pas armé !
-         Saluer en levant une main
-         Serrer la main ou faire l’accolade : je constate qu’il n’est pas armé 
-         Baisser la tête pour les asiatiques en saluant : j’expose ma nuque, donc je suis pacifique !
-         Se découvrir la tête (respect)
-         Sourire
-         T.O.C : les troubles obsessionnels compulsifs qui apparaissent en cas d’angoisse comme se ronger les ongles, se gratter la tête, etc.
Pour en savoir plus site :
http://ecole.du.chiot.free.fr/
  




 
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