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Les articles : Races canines
LE YORKSHIRE TERRIER 16/06/2011 [Lu 1650 fois]

LA VERIDIQUE HISTOIRE DU YORKSHIRE

 

Du ratier au chien de luxe…

 

Copyright J. ORTEGA

 

Le Yorkshire, un chien écossais devenu très british, qui est passé des baraques d’ouvriers ou de mineurs aux plus luxueux palaces.

 

Montagnes d’Ecosse et mines de charbons

 

Les terriers étaient déjà utilisés dans l’île de Skye (à l’ouest de l’Ecosse) au moyen-âge. En 1600, le roi d’Ecosse Jacques VI se permet même d’offrir quelques sujets au roi de France.

C’est un terrier qui sera la mascotte de l’équipe de cricket, dés 1875 à Aberdeen.

Dans les familles d’ouvriers ou chez les mineurs avoir un terrier était bénéfique pour plusieurs raisons ; cela permettait de se nourrir à moindre frais de lièvres ou de lapins, même s’il fallait braconner un peu ; cela permettait d’être débarrassé des rats et souris qui pouvaient parasiter les vieilles bâtisses de bois ainsi que les galeries de mines ; enfin cela offrait l’avantage de gagner quelques sous le dimanche en participant avec son chien au « rat-killing ».

 

Dans « History of British Quadrupeds », écrit en 1837, l’auteur Thomas Belle nous dira qu’il existait deux types de terriers :

-         L’un au poil court et lisse, avec une silhouette assez fine, une robe noir et feu ou blanche

-         Un autre au poil hirsute de teintes variées et aux membres courts et solides

 

Notre Yorkshire pourrait citer parmi ses ancêtres d’illustres terriers qui portaient le nom de l’endroit où ils étaient employés en Ecosse. Ceux qui vivaient en bordure de la rivière Clyde, appelaient leurs chiens « Clydesdale terriers », ceux qui demeuraient près de la filature de Paisley les nommaient « Paisley terrier ».

 

Au début ces terriers sont assez grossiers avec des membres solides et un poil très sec, lorsqu’ils suivirent leurs maîtres qui arrivaient en Angleterre pour travailler dans les mines et les usines, ils commencèrent à rapetisser.

Il ne faut pas croire que les ouvriers assez rustres qui venaient d’immigrer voulaient faire un chien gracieux et précieux, pas du tout, leur motivation c’était de pouvoir améliorer l’ordinaire en chassant de manière illégale.

Les lois étaient plus sévères en Angleterre, il fallait être très discret pour ne pas se faire prendre, d’où le fait de croiser les plus petits terriers entre eux (d’autre part un petit chien coûte moins cher à nourrir). La technique de braconnage était simple, le chien était glissé sous la veste ou dans la musette, et on faisait une promenade dans les bois et les prairies… Dés qu’une entrée de terrier était découverte, on plaçait un sac sur les autres sorties et on faisait entrer le chien, les lapins fusaient par les ouvertures et se retrouvaient dans les flets ou bien étaient égorgés et ramenés par le chien.

 

L’arrivée au comté d’York

 

Les écossais qui venaient trouver du travail et échapper à la misère en s’installant dans le Yorkshire surprendront les anglais avec leurs « drôles de petits chiens ». Dans cette région de textile, la chasse était à l’honneur avec un terrier local nommé Broken-haired terrier aussi combatif que notre écossais, ce qui permit des croisements intéressants. Le résultat fut un sujet de taille encore plus réduite mais avec une telle hargne que dans les caves et les arrière-cours des Pubs, on les opposait à des rats à l’intérieur d’un espace clôturé (pit) par des planches ou du grillage. Le vainqueur c’était bien sur celui qui parvenait à tuer le plus de rats en le minimum de temps.

 

A cette époque du début de la cynophilie nôtre courageux « Yorkie » comme on le nommait, ne passait pas inaperçu et quelques citadins venus s’encanailler dans ces pays ouvriers le trouvèrent très charmants et voulurent l’avoir avec eux, il faut dire qu’en ville dans les appartements il ne prenait pas beaucoup de place.

 

Les petits éleveurs du Yorkshire qui voulaient rendre leur mascotte encore plus agréable, tentèrent alors des croisements avec le Skie, le Black and tan, le Manchester, le Maltais pour allonger le poil. On admira les produits qui pouvaient animer les salons pour leur élégance et leur pitrerie, tout en étant très utile pour chasser la vermine dans les caves et les réserves de grain des particuliers ou des cochers de fiacre.

 

Avec les premières expositions canines, il fit son apparition dans les rings, le premier sujet présenté en juillet 1861 se nommait « Jock » et appartenait à Mrs Carr.

Yorkshire Terrier Dog Breed

 http://www.dog-breeds-explained.com/yorkshire-terrier-dog-breed.html 

Comment on devient star ?

 

Notre York devint la coqueluche de ces dames et de ces messieurs de la haute société. Petit mais costaud, il est la synthèse de plusieurs races prenant le meilleur de chacune d’entre elles :

-         Le skie terrier à la robe bleu-gris

-         Le Dandie Dinmont qui doit son nom à un des personnages que l’on trouve dans un roman de Walter Scott

-         Le Manchester ou Black and Tan qui offre une robe bicolore noir et feu bien marquée

-         Le Maltais, un bichon au pelage exceptionnel qui donnera non pas sa couleur mais sa texture souple

 

Le premier portrait en couleur qui nous permet de savoir comment était le York est celui de « Toy smart » qui remporta l’exposition d’Alexandra palace en 1879.

Au début, la race est présentée en exposition sous l’appellation « terriers divers », il faut attendre 1886 pour qu’elle soit inscrite sous son nom actuel. Le Kennel Club qui venait d’être créé en 1873, l’accepta en son sein, parmi les races officielles, en 1862.

On pense que celui qui servit de modèle à la race fut « Huddersfield Ben », né en 1865 et mort en 1871, appartenant à Mrs Foster, que l’on retrouve dans la plupart des pédigrées.

 

Nous voici parvenu à notre Yorkshire actuel qui colonise l’Amérique vers 1880 pour devenir une vedette de Show.

En France il pose la première patte dans les années 20, avec la première inscription au Livre des Origines Françaises (L.O.F.), en 1892.

Celui qui fondera le premier club français en 1953 sera le Dr Jean Duchâtel. La race restera assez confidentielle pendant longtemps avant de prendre son essor dans les années 80, actuellement il est parmi les races les plus demandées.

 La race en arrive même à se miniaturiser toujours davantage pour plaire aux amateurs d’exagérations, si les premiers sujets pesaient autour de 6 kg, on peut trouver de nos jours une moyenne de 1,5 kg, avec des excès descendant en dessous de 1 kg, ce qui peut être très préjudiciables pour la race. Un Yorkshire Terrier, nommé Big Boss, a détenu le record du plus petit chien du monde, car il a été mesuré à 6,3 cm de haut, 9,5 cm de long et avec un poids de 133 grammes, faisant concurrence au Chihuahua. 

Une autre particularité de la mode, c’est d’obtenir un poil de plus en plus long, traînant au sol, ce qui en fait une vraie peluche de luxe à qui il est interdit de courir et de s’amuser comme un chien, ceci alors que le standard précise « le poil est de longueur modérée ».

 

Ce qui va aller de pair avec cet hypertype, c’est évidemment le toilettage obligatoire dès le plus jeune âge de manière quotidienne. On va huiler son poil après brossage et lui mettre des chaussettes pour ne pas qu’il se gratte car cela risque d’abimer le poil. On place des «  papillotes » sur la tête, la barbe, les moustaches, le corps, la queue… Pour ne pas qu’il arrache ses papillotes on va l’asperger d’un spray au goût de pomme amère ou lui mettre un pyjama.

 

Rassurez-vous si vous n’êtes pas fanatique des expositions et que vous désirez un chien heureux de vivre et de pouvoir s’exprimer en tout lieu et par tous les temps, vous pouvez avoir recours à un toilettage plus simple et une coupe de poils pour qu’ils ne gênent pas tout en gardant son élégance à votre toutou.

 

Le Yorkshire terrier est classé par la FCI dans le 3ème groupe, celui des terriers d’agrément, son standard ne précise pas de hauteur au garrot et ne donne que le poids maximum à ne pas dépasser, sa robe est gris acier et fauve.

 

Ses points faibles sont ceux des races de petit format au niveau articulaire comme la luxation de la rotule, sa somptueuse fourrure doit être entretenue sinon il risque de développer des affections cutanées, enfin chez les « mini-mini » la mise-bas risque d’être difficile et il faudra avoir recours à la césarienne.

Affectueux, élégant, vif d’esprit et de corps, doté d’un tempérament de géant, notre petit York n’a pas fini de faire parler de lui, à condition que la mode du nanisme excessif soit contrôlée par les éleveurs et le club de race…

 

Le York qui fut appelé « terrier d’argent » pour la couleur de son poil est sans doute celui qui a la plus belle robe parmi les terriers et celui qui est le plus connu. De nombreuses personnalités qui sont tombées amoureuses de ce « petit rayon de soleil » ont favorisée sa popularité, on peut citer Jean Paul Belmondo, qui lors d’une sortie avec sa compagne de l’époque Sottomayor, acheta sa petite chienne fétiche nommée Maya.

 

Attention, si vous désirez un York, comme la race est populaire, il ne manque pas de vendeurs peu scrupuleux, méfiez vous des annonces dans les journaux non spécialisés et des ventes de chiots sauvages sur les marchés.

 

 

Adressez vous au club de race :

Yorkshire terrier club

Présidente : Mme Liliane Richard

Tel : 03 85 34 49 78



 
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